Points des maisons
FER : 144 points
EMERAUDE : 25 points
RUBIS : 53 points
CRISTAL : 125 points
SAPHIR : 95 points
ENSEIGNANTS : 95 points
PERSONNEL : 25 points
FANTÔMES : 0 points

Voter pour nous



SUJET PRD
SUJET BAZZART
Grigori ft. Pandora || Ne rien faire, mais le faire bien. [RP CLOS]
RSS
RSS




Grigori ft. Pandora || Ne rien faire, mais le faire bien. [RP CLOS]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas
avatar
Voir le profil de l'utilisateur

Hiboux envoyés : 152
Lettre reçue le : 04/08/2014
Age : 35
Localisation : A la foutue recherche des hippogriffes...

DOSSIER SCOLAIRE
INVENTAIRE: Jeu complet de Bavboules, 10g de poudre à vomir, 1 plume à papote, 2 chocogrenouilles, 1 théière ensorcelée qui me donne infiniment du thé bien chaud.
PETITES CHOSES A SAVOIR: Sévère, strict et pointilleux quant à la scolarité des combattants et envers les sor'cières lorsqu'elles se mettent en danger. Taquin et blagueur avec les personnes qu'il souhaite mettre à l'aise. Surprotège la maison Saphir mais protège toutes les sor'cières en attendant sa Liaison.
LIENS: Il vaudrait mieux aller voir dans ma fiche de liens :p

Parchemin rédigé par A. Grigori Shelgan, Dim 10 Aoû - 15:33

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image][Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]
Ne rien faire, mais le faire bien

Je me suis réveillé ce matin, j'ai levé les bras, et CRAC ! J'ai plié les genoux, et CRAC ! J'ai tourné le cou, et CRAC ! Alors, j'en suis venu à la conclusion suivante : plus on est vieux plus on est craquant ! ☇ft PANDORA FENWICK

Il devait être dans les trois heures du matin, à tout casser. La nuit avait été très longue. Une combattant nerveux qui n'arrivait pas à dormir, tellement stressé par les entraînements, une sor'cière essayant de contourner le couvre-feu, sûrement pour aller rejoindre un groupe de filles pour une soirée pyjama, la recherche de cette soi-disant fête, vérification des dortoirs... Mon boulot de fait, je me retrouvais en pleine nuit, ou très tôt le matin selon le point de vue, debout devant mon lit, complètement réveillé et n'ayant aucunement l'envie d'aller fermer l'œil. Habitué à cet état, le manque de sommeil ne me rattraperait que peu à peu, sans jamais me gêner dans quoi que ce soit.

Tout était totalement silencieux autour de moi. Ma chambre, plongée dans le nuit à cette heure, m'offrait un sentiment de paix que je ne pris pas le temps de profiter. J'avais l'intention d'exploiter mon insomnie pour faire un petit entraînement sportif. J'enfilai rapidement une tenue adéquate, un ensemble de vêtements en tissu élastique capable d'épouser chacun de mes mouvements sans entraver mes réflexes et diverses positions liées au combat. Le haut était à manches longues, car n'importe quelle matière pouvait protéger la peau. La chaleur ne risquait pas de m'importuner puisque j'y avais été très vite habitué lors de mes entraînements avec mon ancien mentor. Très sadique, bien plus que moi, il n'avait pas hésité à me faire suer du sang pour m'inculquer tout ce qu'il fallait connaître et savoir faire en étant un combattant. Malgré sa cruauté, mon apprentissage avait été bénéfique et en ce cas, la rancœur n'avait pas sa place.

A première vue, le gymnase n'avait rien de sensationnel. Des appareils de musculation dans un coin, un mur d'escalade, des tapis, des anneaux, un cheval gymnastique, une poutre, des barres parallèles et encore pleins d'objets de gymnastes étaient entreposés dans la salle. Un moldu s'y tromperait avec facilité. Car notre pièce était réputée pour son caractère magique. Selon l'ambiance et l'humeur de ses occupants, le climat pouvait changer du tout au tout. Il faisait bon avec une légère brise, l'instant d'après il faisait incroyablement chaud et humide, ou encore plus tard un froid mordant pouvait nous surprendre. Tout l'intérêt était là. Peu importe l'atmosphère, les combattants devaient toujours être concentrés, précis et s'il le fallait, encore meilleur que d'habitude. Tout le plaisir de l'entraînement en ce lieu était de ne pas savoir à l'avance par quel temps nous allions nous exercer.

Je me dirigeai sans attendre vers les appareils de musculation, notamment vers les punching-ball. Après avoir protégé mes mains avec des bandes, je pris le temps de m'échauffer, attendant quel serait le climat que la salle m'imposerait. Personnellement, je me sentais bien, calme et posé, mais je doutais qu'en frappant dans un sac rempli de sable, le temps resterait sec. Je fis le tour de salle en trottinant puis en courant durant plusieurs minutes, les premiers kilomètres étant toujours les plus difficiles. Lorsque je m'arrêtai, à quelques centimètres du ballon de frappe, en sueur et le souffle court, je donnai un virulent coup de poing dedans.

Me défouler en frappant quelque chose me faisait du bien, malgré la douleur aux mains, causée par la résistance du cuir doublé du sable. Si je n'avais pas mis les bandes, j'aurais eu plein de sang sur les doigts au bout de deux ou trois coups, tant je frappais fort. La puissance d'un combattant était importante, mais elle devait être compensée par la ruse, l'intelligence et l'ingéniosité. Mais ces émotions pouvaient très vite engendrer l'arrogance, défaut grave pour un combattant et très dangereux, puisqu'un combattant arrogant ne faisait en aucun cas véritablement attention à sa tâche. C'était ce que je m'efforçais d'éviter d'être, et de l'inculquer à mon apprentie, Pandora. Très sûre d'elle, j'avais peur qu'elle ne sombre dans cet état d'esprit. Et c'était mon rôle de l'empêcher de devenir ainsi, par tout les moyens possibles et imaginables, comme les entraînements fatigants, les raclées ou encore les horribles taquineries que je lui faisais subir.

Y compris la torture. Non, je plaisante.

Un « scratch » suivi de près par un long bruit d'écoulement me fit rapidement revenir sur terre. Reculant d'un pas, je baissai les yeux sur les milliards de minuscules grains de sables en train de s'enfuir de leur cage en cuir. Très rapidement, le sac fut vidé de toute substance, ne laissant que sa peau devenue molle pendre lâchement.


- Eh m*rde !, m'exclamai-je.


Le tas formé sur le sol m'arrivait facilement aux genoux. Je sifflai entre mes dents, dégoûté de moi-même. Perdu ainsi dans mes pensées, je n'avais même pas fait attention au fait que je frappais sur la couture du sac, le rendant ainsi de plus en plus fragile. Résultat des courses, j'avais terrassé mon ennemi en quelques minutes à peine, terminant le match 1-0 pour moi. Mais ça reviendrait très vite à 1-1, puisque j'allais me coltiner le ramassage du sable ainsi que l'échange du sac.

Quoi que.

Une idée prit vie dans mon esprit. Un sourire ourla mes lèvres, tandis que je faisais demi-tour et sortais de la salle. Lorsque j'arrivais à ma destination, mon sourire de contentement se transforma en un sourire cruel lorsque je vis ma victime exactement à l'endroit que j'imaginais. Endormie dans son lit, je n'eus qu'à la tirer de là comme seul un mentor pouvait le faire et je la traînai jusqu'au gymnase, réveillant Pandora par de sales taquineries.


- Panda, debout, c'est l'heure.

- Allez Po, on se réveille !

- Il est déjà 3h30 du matin petite fille, tu devrais déjà être debout !


Arrivés au gymanse, plus précisément devant le tas de sable, je lui montrai ledit tas en clamant avec un grand sourire :


- Puisque tu as tant de mal à te lever et garder les yeux ouverts, tu vas me faire le plaisir de ramasser tout ce sable, le mettre à la poubelle et changer ce punching-ball qui ne sert désormais plus à rien. Tu viendras ensuite vers moi pour que je te donne la suite de ton entraînement matinal.


Au même moment, un orage éclata juste au dessus de nos têtes, signe annonciateur de la mauvaise humeur de l'une des personnes de la pièce. Intérieurement, j'eus un léger rire tandis qu'à l'extérieur, je ne gardai que mon sourire. Pas la peine de l'énerver plus que ça, notre Panda.

© MUSCLOR.
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Voir le profil de l'utilisateur

Hiboux envoyés : 85
Lettre reçue le : 09/08/2014
Age : 26
Localisation : Dans la salle d'entraînement

DOSSIER SCOLAIRE
INVENTAIRE:
PETITES CHOSES A SAVOIR:
LIENS:

Parchemin rédigé par Pandora Fenwick, Dim 10 Aoû - 16:57
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]
Ne rien faire, mais bien le faire
Grigori Shelgan & Pandora Fenwick



Commençons par le commencement.
Pandora n’était jamais difficile à réveiller. Pandora n’était pas une petite nature qui se prélassait les jours de grasse matinée. Pandora n’était pas l’une de ces midinettes qui passaient des heures à se préparer. Pragmatique, presque garçonne, et surtout très investie dans sa formation, jamais elle ne se serait abaissée à rouspéter au réveil ; l’importance des années de théories en troisième cycle étaient primordiales.

Mais voilà, visiblement, elle et son mentor depuis peu, allaient commencer du mauvais pied, et ce pour un concours de circonstance bien malheureux, sur lequel nous allons guère nous étaler. Toujours était-il que cette chère Pandora n’avait pas eu de nuit de sommeil décente depuis une semaine, et qu’elle avait espéré enfin prendre du repos cette nuit-là. Bien que consciente qu’elle ne pourrait pas toujours s’offrir le luxe d’une nuit complète, celle-ci lui paraissait impérative pour affronter aussi bien son année de torture que son futur professionnel.

Être réveillée à une heure tardive – ou bien trop tôt – par de répugnants petits surnoms qu’elle détestait changea du tout au tout son comportement habituel. Quand on beuglait « réveillez-vous, combattants ! », elle était toujours la première à bondir hors de son lit. Quand on l’appellait Panda ou pire encore, Po – une référence qui pourrait bien faire rire ce petit enquiquineur de Madley, elle était certaine, surtout au vu de leur concours de bouffe de leur première rencontre – elle mettait un point d’honneur à se révolter. Oh, elle avait ouvert les yeux et fixé d’un regard noir son mentor depuis les confins de sa couette, dans l’espoir qu’il ferait un petit effort pour s’adresser à elle convenablement. Peine perdue. Sa majesté Shelgan n’en faisait qu’à sa tête.
Le « petite fille » fut probablement la goutte d’eau qui fit déborder le vase. Si Grigori voulait lui apprendre l’humilité, la protéger des défauts de l’arrogance, alors peut-être devrait-il revoir ses taquineries à la baisse. Ce n’était pas en s’adressant ainsi à Panda qu’il parviendrait à gagner le respect et l’estime mutuelle qui constituait toute bonne relation. À la rigueur, l’appeler par son nom de famille, ou le surnom qui en dérivait – Fen’ – pourrait lui faire respecter la hiérarchie. Mais si l’année commençait avec des « petites filles », le peu de patience dont savait faire preuve notre jeune combattante allait être mise à rude épreuve.

Pandora étouffa de justesse un juron et sauta hors du lit, sans même faire un effort de pudeur. En shorty et débardeur, elle défia son mentor du regard avant d’enfiler la tenue de cuir enchantée de rigueur. Il y avait intérêt à ce que son entraînement ce matin-là (ou cette nuit, elle hésitait encore) fut exceptionnellement enrichissant, ou la pilule aurait beaucoup de mal à passer. Plongée dans un mutisme belliqueux, alors qu’ils grimpaient les escaliers au pas de course pour atteindre le troisième étage, elle en vint même à penser qu’un bon petit combat à mains nues la défoulerait. Elle pourrait ainsi prouver à son mentor sadique que oui, elle était efficace et la meilleure de sa promotion quelle que fut l’heure du jour ou de la nuit.

La mâchoire lui tomba lorsqu’elle vit le tas de sable imposant, le sac de frappe malmené. Oh, elle était perspicace, Pandora, il ne s’était pas dit « Oh, cette nuit est parfaite pour entraîner Pandora à devenir une meilleure combattante ! », le gaillard, mais plutôt : « Oh, zut, j’ai pas envie de réparer les dégâts que je cause moi-même, et si on exploitait ma petite esclave ? ». En son for intérieur, bien sûr, les répliques avaient pris des teintes mélodramatiques que seules les jeunes gens victimes d’une monumentale injustice savaient interpréter.

Une colère sourde gronda en elle, suivie de près par le temps de la salle à l’humeur-météo qui tournait à l’orage. Un dernier regard furibond, elle ne daigna même pas décrocher une parole. Elle s’exécuta dans un silence furieux, mais s’exécuta tout de même ; Pandora n’avait rien d’une rebelle, et, avec le temps, elle comprendrait pourquoi on la traitait ainsi. Ce n’était probablement pas la meilleure solution, ni la plus efficace, mais ça n’en restait pas moins justifié. Au fond elle, elle savait tout cela. Mais en cet instant, la fatigue et l’agacement surpassaient son sens de l’entendement.

Rempiler le sable dans un grand bac (un sac ne saurait pas supporter le poids) à grandes pelletés s’avéra être un exercice éreintant sans échauffement. Pendant un instant, elle se demanda même si son dos n’en souffrirait pas de trop. Elle fit jouer ses muscles dorsaux pour s’assurer qu’elle ne risquait pas de se faire mal inutilement puis reprit sa tâche plutôt dégradante. Un coup de balais plus tard, et le sol était à nouveau décent, la baudruche crevée qui avait servi de sac posée sur le haut du bac. Elle remercia mentalement l’école pour le bac enchanté, car jamais elle n’aurait pu soulever ce poids sans se déplacer une vertèbre. C’était au moins une chose que Pandora reconnût certaines de ses limites.

Une fois le bac dans un des locaux de poubelles de l’étage, rapporta de la réserve un nouveau sac. Sa petite taille rendit difficile la fixation de celui-ci, mais avec un peu de jugeote, elle s’en sortit sans problème. Elle poussa un profond soupir ; au moins, elle n’avait plus envie de dormir, à présent.

Poings sur les hanches, elle se planta devant Grigori, un air toujours revêche plaqué sur ses traits, et elle lâcha :

« Je vous écoute. C’est quoi la suite ? »

Au moins, à présent, elle s’attendait à tout et à n’importe quoi, d’une mise en inventaire à l’exploration de la Forêt Maudite pour aller secourir une Sorc’ière dépourvue de bon sens, plus rien ne l’étonnerait.

FICHE PAR STILLNOTGINGER.
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Voir le profil de l'utilisateur

Hiboux envoyés : 152
Lettre reçue le : 04/08/2014
Age : 35
Localisation : A la foutue recherche des hippogriffes...

DOSSIER SCOLAIRE
INVENTAIRE: Jeu complet de Bavboules, 10g de poudre à vomir, 1 plume à papote, 2 chocogrenouilles, 1 théière ensorcelée qui me donne infiniment du thé bien chaud.
PETITES CHOSES A SAVOIR: Sévère, strict et pointilleux quant à la scolarité des combattants et envers les sor'cières lorsqu'elles se mettent en danger. Taquin et blagueur avec les personnes qu'il souhaite mettre à l'aise. Surprotège la maison Saphir mais protège toutes les sor'cières en attendant sa Liaison.
LIENS: Il vaudrait mieux aller voir dans ma fiche de liens :p

Parchemin rédigé par A. Grigori Shelgan, Dim 10 Aoû - 18:08

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image][Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]
Ne rien faire, mais le faire bien

Je me suis réveillé ce matin, j'ai levé les bras, et CRAC ! J'ai plié les genoux, et CRAC ! J'ai tourné le cou, et CRAC ! Alors, j'en suis venu à la conclusion suivante : plus on est vieux plus on est craquant ! ☇ft PANDORA FENWICK

J'ai regardé avec plaisir ma jeune esclave apprentie faire le sale boulot. D'accord, c'était légèrement cruel, et même totalement sadique, mais quelle plaisir ! Pandora ramassa tout le sable et fit exactement ce que j'avais demandé. Elle eut du mal à soulever le nouveau punching-ball, mais je ne la critiquais pas, loin de là. Cet objet de musculation était étrangement lourd, avec tout le sable dont il était empli. Avec un temps de retard, je me demandai si je ne l'aiderais pas, mais elle avait déjà fini de le mettre, et je pense que la jeune combattante n'aurait jamais apprécié un coup de main de ma part. Rebelle, elle voulait à tout prix faire ses preuves, comme si le fait qu'elle soit une femme faisait d'elle le vilain petit canard. Bon, d'accord, les autres combattants miniatures devaient lui en faire voir de toutes les couleurs, mais ce n'était pas en se tuant à la tâche qu'elle allait prouver son droit d'entrer.

Pandora s'immobilisa devant moi, le regard noir, un air de tueur ancré sur le visage. Avec rage, elle posa les mains serrées en poings sur ses hanches, comme si elle les avait posées là à la place de me les envoyer dans le visage. J'avais l'impression que la jeune combattante furieuse avait envie de me frapper, de m'étriper, de m'arracher les yeux, de... enfin, je vous passe les détails hein. Vous avez compris qu'elle avait envie de me torturer, comme j'allais le faire avec elle dans les prochaines minutes.


- Je vous écoute. C'est quoi la suite ?


La pauvre petite, elle me tendait la perche. Si jeune et si naïve en ce qui concernait la cruauté de son mentor. J'allais me faire un plaisir de lui ouvrir les yeux à ce sujet. La cruauté, dans mon cas, n'était que pour son bien - et un peu le mien, aussi. Mais elle devait apprendre à réfléchir avant de parler et, en me demandant la suite de cette manière, elle signait un arrêt de mort temporaire. De quelques heures. Juste le temps de l'entraînement, quoi.


- Tu sais, Dieu a commis deux erreurs en créant la femme, commençai-je. La première, he, ça a été de la créer, bien sûr. La deuxième...


Je lui fis un joli sourire tout innocent. La cruauté, pour son bien. Vraiment. Je vous assure.


- La deuxième, ça a été de lui avoir donné la parole. Fais-moi vingt fois le tour de la salle au pas de course, quinze pompes et tout ça avec le sourire.


Je la regardai dans les yeux, soutenant son regard jusqu'à ce qu'elle se mette au boulot. Cette jeune fille allait sûrement me détester, me haïr - ça devait même déjà être le cas -, mais je ne pense pas que ce soit au point de bâcler le travail. Malgré son fort tempérament, Pandora prenait son devoir de Combattante très au sérieux, même bien plus que la plupart des autres apprentis de son âge, et c'était une qualité qu'elle devait absolument garder. Sans sombrer, non plus, dans l'ultra-hyper-giga paranoïa due au stress. Eh oui, certains sombrent dans les profondeurs hostiles de la surexcitation, mettant en danger leur santé mentale déjà bien entamée par les exercices de leurs mentors... Quelle tristesse.

Pandora était tombée sur moi. Comme mentor, j'étais horriblement vicieux et j'aimais particulièrement chercher, trouver et faire remarquer les points faibles de ceux que j'entraînais. Chaque petite faiblesse pouvait entraîner la mort d'une sor'cière au minimum, que cette défaillance soit physique ou mentale. Il était obligatoire d'avoir des Combattants forts au combat, mais aussi dans ceux verbaux.


- Plus haut, les genoux, Fen.


L'entraînement n'avait pour le moment pas encore commencé. Le fait de ramasser le sable avait totalement réveillé Pandora, tandis que la course et les pompes servaient d'échauffement. Et je comptais bien la mettre en confiance avant le véritable apprentissage de la journée, pour éviter qu'elle ne craque trop vite. Je ferais mes horribles petites remarques un peu plus tard, juste quand elle sera bien fatiguée et bien remontée contre moi. Ça promet d'être explosif.


- Quand tu auras terminé, tu iras boire un peu d'eau avant d'installer un tapis carré au centre de la pièce, s'il te plaît.


Voyant que Pandora avait terminé les tours imposés et se mettait aux pompes, je pris le temps de faire quelques étirements en attente de la suite. Toujours en surveillant mon apprentie, je dénouai les muscles qui n'avaient pas été sollicités durant mon propre échauffement, impatient. J'avais hâte de faire un petit combat avec Panda, tester ses limites, lui faire dépasser ses limites, et la faire craquer. Oh oui, la faire craquer. Pas trop vite, ni trop lentement. Comme pour un plat, il fallait qu'elle mijote juste le temps qu'il fallait pour qu'elle soit à point.

© MUSCLOR.
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Voir le profil de l'utilisateur

Hiboux envoyés : 85
Lettre reçue le : 09/08/2014
Age : 26
Localisation : Dans la salle d'entraînement

DOSSIER SCOLAIRE
INVENTAIRE:
PETITES CHOSES A SAVOIR:
LIENS:

Parchemin rédigé par Pandora Fenwick, Dim 10 Aoû - 18:43
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]
Ne rien faire, mais bien le faire
Grigori Shelgan & Pandora Fenwick



Au lieu de provoquer davantage Pandora, la réplique de son mentor ne fit que terminer de la réveiller et de faire retomber la pression : elle n’entrerait pas dans son jeu.
Bien sûr, qu’elle était contrariée et qu’elle lui lança un regard torve pour toute réponse, mais elle ne s’abaissa pas à se mettre plus en colère que nécessaire. Il fallait qu’elle conserve son énergie pour la journée d’enfer qu’elle allait subir. De plus, sa provocation manquait cruellement d’originalité… Et quelque chose lui soufflait qu’il le savait bien.  La salle n’avait plus rien de la lourdeur orageuse et menaçante, mais était désormais traversée d’un vent fort, presque continue. Signe qu’elle n’était pas calme, mais néanmoins concentrée et déterminée. S’il voulait jouer à ce petit jeu-là, il n’avait qu’à s’en prendre à Olympe et ses capacités moindres.

Une femme combattante n’avait, de toute façon, rien d’aberrant. Et elle comptait bien lui prouver. De nature généralement plus réfléchies et moins impulsives que les garçons, sa consœur et elle-même avaient su remporter bien des épreuves de par leurs qualités. Elle entama sa course à un trot mesuré – c’était un échauffement, pas un sprint – et l’idée lui traversa l’esprit : Shelgan avait quoi… dix ans de plus qu’elle, plus ou moins ? Probablement vivait-il mal le fait de ne pas avoir eu de combattantes à reluquer dans ses dortoirs de son temps… La pensée, bien qu’infondée, lui fit un bien fou, soulageant cette envie qui la démangeait depuis le début de cette fichue séance : répliquer d’une remarque cinglantes aux remarques de son tuteur. Au moins, dans sa tête, il perdait quelque peu de sa sadique prestance.

Plus haut les genoux ?
Si Pandora n’apprécia pas la réprimande, elle n’en montra rien, et s’exécuta même avec enthousiasme. S’il pensait la torturer en sollicitant ses capacités physiques, il se trompait lourdement. Elle appréciait comme personne l’effort, repousser ses limites avait été son mantra depuis l’enfance. Quant à la lassitude, en fin de journée, cette langueur qui s’emparait de son corps tout entier, elle s’en était faite une amie, une alliée, un moyen d’évaluer sa condition et ses capacités. D’accord, son mentor était agaçant. Elle avait décidé, pour le moment, que ça ne l’atteindrait pas et se contenta d’apprécier l’entraînement. Optimiste et positive comme à l’ordinaire – même si son organisme réclamait probablement sa dose de café bien noir – elle enchaîna avec ses pompes, sans même prendre le temps de s’arrêter pour répondre :

« Le tapis carré. D’accord, » d’un ton totalment égal en signe d’assentiment.

Pompes finies, elle se sentait fin prête. Elle se demanda quel serait le prochain exercice ; allait-il lui accorder un combat ? Si oui, elle savait qu’elle devrait se méfier de ses revers. Son refus de l’échec allait lui cuire, face à un combattant beaucoup plus expérimenté. Et pourtant elle ne pouvait pas s’en empêcher : son égo tolèrerait très mal qu’on lui bottât les fesses. Il en avait la capacité. Il serait suffisamment sadique pour le faire… Mais si elle remportait quelques passes, elle se saurait aussi extrêmement satisfaite… Elle secoua la tête avant de porter la bouteille d’eau à ses lèvres – pour ne boire que quelques gorgées, comme il était recommandé – après tout, ce fou serait bien capable de lui faire sortir le tapis pour une séance de yoga ou de méditation, histoire de tester sa patience ou, pis encore, sa capacité à ne pas se rendormir.
L’horreur.

Elle revint vers lui et, le voir s’étirer confirmait davantage sa première supposition. Une partie d’elle sentait déjà l’adrénaline monter à l’idée d’un affrontement, d’un nouveau défi. Diantre. Elle ne pouvait pas dire non à un défi, elle les relevait tous. Survivre aux caprices de son mentor était, d’ailleurs, un défi en soi.

Après avoir déroulé consciencieusement le tapis à l’endroit prévu à cet effet, elle se redressa, plus sereine, avant de déclarer :

« Voilà, je suis prête. »

Prête à quoi, par contre, elle n’en était pas toujours certaine.
Bien décidée à désemparer le potentiel adversaire – petite manipulatrice qu’elle était – elle lâcha même un sourire pour illustrer son propos. Que Grigori ne s’en fît pas, cependant ; la colère était toujours là, prête à se manifester, alimentée par les petites graines d’impatiences et ce désir omniprésent de devoir toujours être la meilleure en tout.


FICHE PAR STILLNOTGINGER.
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Voir le profil de l'utilisateur

Hiboux envoyés : 152
Lettre reçue le : 04/08/2014
Age : 35
Localisation : A la foutue recherche des hippogriffes...

DOSSIER SCOLAIRE
INVENTAIRE: Jeu complet de Bavboules, 10g de poudre à vomir, 1 plume à papote, 2 chocogrenouilles, 1 théière ensorcelée qui me donne infiniment du thé bien chaud.
PETITES CHOSES A SAVOIR: Sévère, strict et pointilleux quant à la scolarité des combattants et envers les sor'cières lorsqu'elles se mettent en danger. Taquin et blagueur avec les personnes qu'il souhaite mettre à l'aise. Surprotège la maison Saphir mais protège toutes les sor'cières en attendant sa Liaison.
LIENS: Il vaudrait mieux aller voir dans ma fiche de liens :p

Parchemin rédigé par A. Grigori Shelgan, Dim 10 Aoû - 20:13

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image][Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]
Ne rien faire, mais le faire bien

Je me suis réveillé ce matin, j'ai levé les bras, et CRAC ! J'ai plié les genoux, et CRAC ! J'ai tourné le cou, et CRAC ! Alors, j'en suis venu à la conclusion suivante : plus on est vieux plus on est craquant ! ☇ft PANDORA FENWICK

Ce que j'aimais le plus dans le fait d'être mentor, c'était de pouvoir leur enseigner quelques techniques de combats apprises uniquement lors de véritables corps à corps, et donc que l'apprenti ne connaissait pas. Parce que bon, qui, en pleine bagarre, s'arrêterait en disant « Ah non, ton pied doit être plus haut, sinon tu rateras ton coup ! » ? Les règles ne sont pas les mêmes, entre les entraînements et une véritable lutte. Pendant les exercices, tu as le droit, même le devoir, de te tromper, pour bien comprendre exactement ce que tu dois faire. Mais si tu te plantes dans la vraie vie, c'est direction le cimetière en compagnie de ceux que tu n'as pas pu protéger et on n'en parle plus.

Pandora finit de mettre le tapis en place alors que j'étais encore en plein étirement. Ceci de fait, Panda m'annonça qu'elle était prête, avant de s'offrir le loisir d'un petit sourire. Étrangement, la jeune combattante n'avait en aucun cas répondu à mes attaques. S'assagissait-elle ?C'était un bon début, il fallait l'avouer. Voyons maintenant si ça continue.

Pendant un combat, la déconcentration peut faire perdre tous ses moyens au meilleur combattant qui puisse exister. Garder ses sentiments enfuis en soi, se mettre en colère, la fatigue, un flux important d'adrénaline, ça peut à tout instant vous tomber dessus et vous prendre par surprise durant une seconde, deux tout au plus. Ces deux secondes suffisent largement à un adversaire tel qu'un Combattant. En me voyant m'étirer, Panda a dû facilement comprendre que nous allions nous battre. L'afflux d'adrénaline a donc déjà dû faire son œuvre. Ce n'est pas mon cas et pourtant, je n'en ai cure. Je suis bien plus réveillé que Pandora, plus expérimenté et plus vieux. De plus je suis un homme, ce qui fait que ma force est plus importante.

Mais à vrai dire, j'appréhendais quand même un peu. Étant une femme, Panda était plus rapide et, comme elle avait moins de masse à soulever, devait être moins vite fatiguée. De plus, nous ne nous étions pour l'instant pas encore battus ensemble et, le combat au corps à corps, ce n'était pas mon hobby favori.


- Tu as dû le comprendre, on va se faire un petit round sans protège-dents et sans ring, annonçai-je.


J'enlevai mes chaussures et mes chaussettes avant de marcher sur le tapis que Panda avait mis au centre de la pièce. Grand de quatre mètres sur quatre mètres, les déplacements étaient faciles mais c'était également facile de repousser l'autre en dehors de la zone de combat. Il fallait avoir un bon équilibre, une bonne posture et de bons coups. Sinon, dehors.


- Les règles sont simples. Pas d'armes, pas de coups mortels, pas de coups qui puissent blesser gravement l'autre comme une fracture d'un bras - le nez, tu peux. Tous les coups sont permis, y compris sous la ceinture. Évite de me percer les yeux avec tes ongles, j'en ai besoin, et tu seras gentille ne me castre pas, j'ai bien l'intention d'en profiter encore un peu.


J'étais majeur et vacciné, et j'aimerais beaucoup garder mes attributs en bonne forme. Quand même un peu.


- Bats-toi comme si tu étais liée et que ta sor'cière était en danger. Mets tout en œuvre pour me mettre hors d'état de nuire. Je suis donc un méchant.


J'adore le fait d'être un ennemi. Je pourrais donc utiliser absolument tous les coups bas, quel qu'ils soient. Quand on souhaite arriver à ses fins, on y arrive. La plupart du temps. Et avec un peu de chance. Ce que je veux dire, c'est qu'il faut croire en ce qu'on fait pour y arriver, même un petit peu. C'est essentiel. Tu n'y crois pas, tu n'y arriveras pas. Il faut être optimiste dans la vie, même dans les moments les plus sombres.

Je partis chercher une balle parmi les divers objets entreposés par-ci par-là. Il s'agissait d'une balle utilisée par les jongleurs, dans les cirques. Ici, à Bellarosa, elles avaient une tout autre utilité que j'allais faire un plaisir d'expliquer à Panda. Je retournai sur le tapis et continuai :


- La balle que j'ai dans la main est en réalité ta sor'cière, que tu dois absolument protéger. Lorsqu'elle sera sur le tapis, fais en sorte de la garder toujours derrière toi. Elle ne doit en aucun cas sortir du carré formé par le tapis, sinon j'ai gagné le point.


L'intérêt du combat au corps à corps était de savoir protéger sa sor'cière à tout prix, sans aucune arme. Imaginer qu'on est sur un rocher au beau milieu de nulle part, avec un monstrueux précipice tout autour, et en aucun cas faire tomber sa sor'cière, ni même tomber soi-même, sans oublier qu'il faut terrasser l'ennemi. C'était un des exercices sur lesquels j'avais été le plus entraîné, et j'en savais énormément sur la manière de bouger afin d'éviter les chutes, faux-mouvements et les positions où tu te dis « M*rde, qu'est-ce que je fais ?! ». C'était un avantage que Panda devait avoir.


- Pour gagner, il faut avoir cinq points avec un écart minimum de deux. Si tu as cinq points et moi quatre, on continue jusqu'à ce qu'il y ait deux points d'écart. Si j'ai cinq et que tu as trois, j'ai gagné.


Je laissai tomber la balle, l'envoyant aux pieds de Panda d'un geste fluide. Je retirai mon haut, qui risquais plus de me gêner qu'autre chose, surtout que la pièce devenait de plus en plus étouffante - signe d'un combat à venir -, et je le jetai dans un coin de la pièce. Je me mis ensuite en position de défense, ma jambe droite devant, la gauche derrière, les mains serrées en poings levés pour me protéger au maximum des coups.


- Je te laisse attaquer en premier. Et, sois gentille, évite de te casser un ongle, j'aimerais éviter de devoir arrêter le combat pour t'amener en pleurs à l'infirmerie.


Je lui fis un horrible sourire vicieux.

© MUSCLOR.
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Voir le profil de l'utilisateur

Hiboux envoyés : 85
Lettre reçue le : 09/08/2014
Age : 26
Localisation : Dans la salle d'entraînement

DOSSIER SCOLAIRE
INVENTAIRE:
PETITES CHOSES A SAVOIR:
LIENS:

Parchemin rédigé par Pandora Fenwick, Dim 10 Aoû - 22:32
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]
Ne rien faire, mais bien le faire
Grigori Shelgan & Pandora Finwick



Un combat !
C’était bel et bien un combat !

Pandora y voyait très légèrement une occasion pour elle de se venger tout en restant dans les règles du jeu. Néanmoins, elle savait tout aussi pertinemment que son adversaire, son mentor, allait s’en donner à cœur joie. C’était qu’ils ne se connaissaient pas depuis très longtemps, ils n’avaient jamais combattu l’un contre l’autre et, hélas, elle n’avait jamais eu l’occasion de le voir aux entraînements les plus sérieux. Résultat, si lui avait pu observer la jeune apprentie et son style, elle était dans le flou le plus total face aux capacités de son adversaire. Il serait plus fort, plus expérimenté, mais elle aurait probablement l’avantage de la rapidité, voire l’agilité, étant donné sa masse musculaire moindre et sa souplesse. Aussi, une femme bien entraînée encaissait bien mieux la douleur que les hommes ; question physique élémentaire, en soi, puisque les femmes étaient simplement bâties pour mettre au monde des enfants. Pandora avait lu quelque part qu’il était prouvé scientifiquement qu’un homme ne pourrait pas soutenir une telle douleur – l’équivalent d’un arrachage de membre.
En d’autres termes, elle avait intérêt à se montrer maligne.

Elle écouta attentivement les instructions. Pas de coups mortels, cela allait de soi, mais ça lui retirait l’un de ses seuls avantages aussi : certains gestes, exécutés rapidement, c’était la victoire assurée, létale pour l’adversaire, bien entendu. Il ne fallait pas croire tout ce qu’on voyait dans les films ; les combats s’éternisaient rarement et les premiers coups sont toujours cruciaux. Elle tâcha de ne pas le montrer, mais la mention au nez l’inspira beaucoup. Une zone cartilageuse, douloureuse, et dont le flot de sang gênerait son adversaire, c’était tout de même un atout non négligeable.
Quant à la mention à la castration… Oh, l’idée de lui faire ravaler sur ses commentaires sur les femmes ! Un sourire carnassier s’étala sur son visage avec une aisance déconcertante, pour quiconque connaissait suffisamment ses tendances frigides. Elle haussa même un sourire goguenard quand il précisa qu’il comptait en « profiter encore un peu ». Une remarque lui traversa l’esprit, mais elle la ravala aussitôt. Après tout, il n’était vraiment pas vilain à regarder.

Par contre, ce fut avec scepticisme qu’elle considéra la balle. Certes, ce n’était qu’un exercice, mais… une balle ? Statique, peu encombrante, qui ne se mouvait pas d’elle-même et certainement pas dotée d’une volonté propre ni de moyen de se défendre… C’était un peu gros tout de même. Reconnaissant malgré tout les vertus pédagogiques de l’objet, elle se plaça devant la balle – après avoir retiré ses chaussures, elle aussi – en suivant les instructions à la lettre, puis se mit en garde. Elle essaya de ne pas se laisser perturber par le retrait de vêtement, exercice plutôt aisé en soi : elle vivait avec des combattants depuis suffisamment longtemps pour avoir vu son lot de musculatures alléchantes en tout genre. Quant à elle, elle ne se délesta pas de sa tenue : enchantée, elle s’adaptait très bien à la température et amortirait quelques peu les coups. Eh, quoi ? Ce n’était pas de la triche, il n’avait pas mentionné dans les règles. Néanmoins, par mesure de légèreté et de sécurité, elle retira les armes qu’elle avait sur elle : la paire de poignard nichée au creux de ses reins, la chaîne dotée d’un poids enroulée autour de sa taille, et les dagues de jets dans leurs divers étuis. Aujourd’hui, elle voyageait plutôt léger, en fin de compte.

Elle observa la posture de son mentor, tentant d’y attribuer un style de combat et les styles compatibles qui y étaient lié. Qui ne tentait rien n’avait rien. Elle se fendit à gauche – sa droite à lui – et  tenta de percer sa défense en se glissant sur le côté extérieur de sa garde, dans le but d’assener un coup sec sous les côtes et lui couper le souffle. Si elle espérait le surprendre avec cette technique, elle demeurait néanmoins risqué et Pandora paya de sa témérité. D’un coup sec et habile, son adversaire claqua son épaule assez fort pour faire perdre l’équilibre, l’accompagnant dans sa chute. Elle s’étala sur toute sa longueur, glissant hors du tapis.

Malgré elle, le ressentiment se nicha en elle, viscéral. Si les sentiments donnaient de l’ardeur au combat, ils avaient tôt fait de détourner tout combattant de sa tâche première. Et ce fut ainsi que se déroula la seconde manche.

Pandora s’épousseta et revint sur le tapis en silence, prête à encaisser une remarque espièglement cruelle de son formateur. S’efforçant de rester impassible, dissimulant la blessure de son égo sous des airs revêches, elle se remit en garde. Cette fois, ce fut d’un coup de pied fouetté qu’elle engagea les hostilités, coup que Grigori esquiva sans peine. Elle enchaîna avec un second qu’il passa à deux doigts d’arrêter. Puis, elle changea complètement de tactique, jouant de l’effet de surprise et s’accroupit pour lui faucher les jambes. Si son stratagème fonctionna, Grigori roula sur lui-même habilement, passa derrière elle. Le temps qu’elle fit volte-face, il lui présentait, sous le nez, la balle dont il venait de s’emparer.

Agacée, Pandora lui arracha des mains et reprit sa position, balle derrière elle. Elle ferma les yeux une seconde, prit une profonde inspiration. Maîtriser ses émotions, s’assurer qu’elle gardait la tête froide, dans l’atmosphère suffocante de la salle, n’était pas aussi aisé qu’elle l’avait pensé au premier abord. Quand elle rouvrit les yeux, son mentor passait à l’attaque, sans même attendre qu’elle se mît en garde. Tous les coups sont permis, avait-il dit. Celui-ci ne faisait pas exception. Elle esquiva le coup de justesse, d’un bond en arrière, car elle manqua de peu de trébucher sur sa balle-sorc’ière. Mais au lieu de se précipiter dessus, elle s’en servit comme appât (tous les coups sont permis !) et lorsque Grigori se pencha pour mettre la main dessus, elle se laissa tomber sur lui de tout son poids, passant à une méthode de lutte plus exotique. En le déséquilibrant de la sorte, tout en se servant du propre poids de son adversaire, elle parvint à l’éjecter en dehors du tapis, un mètre plus loin de là où ils se tenaient.

Certes, tout cela était peu conventionnel, mais elle n’espérait pas marquer un point si rapidement. En fait, une partie d’elle avait même envisagé de faire un zéro pointé. Son optimisme désormais gonflé à bloc, sa détermination ne fit que s’accentuer et elle était bien décidée à vendre chèrement sa peau – et celle de sa balle. Une bourrasque balaya la salle.
Elle essuya son front d’un revers de bras et défia son adversaire du regard, tout en ignorant la petite voix dans sa tête qui lui murmurait qu’ils allaient passer à la vitesse supérieure.

Shelgan 2 – 1 Fenwick
Allez ma grande, songea-t-elle. S’il t’a sous-estimée parce que t’es une fille, il va s’en mordre les doigts.

FICHE PAR STILLNOTGINGER.
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Voir le profil de l'utilisateur

Hiboux envoyés : 152
Lettre reçue le : 04/08/2014
Age : 35
Localisation : A la foutue recherche des hippogriffes...

DOSSIER SCOLAIRE
INVENTAIRE: Jeu complet de Bavboules, 10g de poudre à vomir, 1 plume à papote, 2 chocogrenouilles, 1 théière ensorcelée qui me donne infiniment du thé bien chaud.
PETITES CHOSES A SAVOIR: Sévère, strict et pointilleux quant à la scolarité des combattants et envers les sor'cières lorsqu'elles se mettent en danger. Taquin et blagueur avec les personnes qu'il souhaite mettre à l'aise. Surprotège la maison Saphir mais protège toutes les sor'cières en attendant sa Liaison.
LIENS: Il vaudrait mieux aller voir dans ma fiche de liens :p

Parchemin rédigé par A. Grigori Shelgan, Lun 11 Aoû - 12:40

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image][Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]
Ne rien faire, mais le faire bien

Je me suis réveillé ce matin, j'ai levé les bras, et CRAC ! J'ai plié les genoux, et CRAC ! J'ai tourné le cou, et CRAC ! Alors, j'en suis venu à la conclusion suivante : plus on est vieux plus on est craquant ! ☇ft PANDORA FENWICK

Le combat commença très vite. Panda tenta immédiatement de percer ma garde extérieur en feintant à ma droite, mais le geste était risqué, surtout avec un adversaire habitué aux belles bagarres. D'une simple contorsion fluide, je lui claquai l'épaule avec juste ce qu'il fallait de force pour lui faire perdre l'équilibre, l'accompagnant dans sa chute. Je sus rester sur le tapis, les pieds solidement ancrés au sol, tandis que Panda glissait hors du terrain. Elle se releva immédiatement, enleva des poussières invisibles et revint sur le tapis, le regard incroyablement neutre malgré quelques étincelles de fureur contenue. Malgré mon envie de la titiller, je préférai ne rien dire. Dirigée par la colère, Panda voulut m’assener un coup de pied fouetté, assez mal placé à vrai dire, que je n’eus aucun mal à esquiver.  J’en arrêtai un deuxième, tandis que la jeune combattante tentait un balayage, censé de mettre à terre. J’en profitai pour passer derrière elle et, le temps qu’elle se retourne, j’avais sa sor’cière bien en main, un sourire plaqué sur le visage. Mais intérieurement, j’étais loin d’être satisfait.


- Si tu oublies ta sor'cière, pas la peine d'être dans la Préparation. C'est bien beau de savoir se battre, maintenant apprends à protéger quelqu'un d'autre que toi-même. Et évite de l'oublier, ce serait dommage de perdre sa sor'cière à cause d'une crise de rage.

Panda m'arracha littéralement la balle des mains et se remit en condition, les yeux fermés pour mieux se concentrer et enfermer ses émotions dans une cage. J'en profitai pour l'attaquer de suite d'un coup de coude dans le visage, qu'elle déjoua d'un bond en arrière, laissant sa balle en évidence. Et alors que je me penchais pour l'attraper, cette fripouille de Panda me sauta dessus, me déséquilibrant sur le coup. En utilisant sa charge en contre-poids, Panda parvint à m'éjecter du tapis, à au moins un mètre de l'endroit où nous étions. Avec surprise, je me relevai, considérant sa technique.

Shelgan 2 - 1 Fenwick

Panda avait marqué un point plutôt beau. Je n'avais en aucun cas vu venir cette attaque basée sur la lutte, chose que nous utilisions rarement entre hommes, puisque nos poids étaient bien souvent égaux. Mais à présent, je comprenais que cette combattante pouvait me donner du fil à retordre et je comptais bien passer à la vitesse supérieure. Je parle du combat, bien sûr.

Nous nous remîmes tous les deux en place, Panda devant sa sor'cière, moi bien en face. Avec un sourire, je l'invitai à engager le duel, à sa manière. La jeune combattante se jeta sur moi, poings bien levés, et me donna un coup de pied dans la garde, essayant sûrement de me la faire baisser. J'en subis ainsi trois autres avant de remarquer que, lorsqu'elle portait une telle attaque, elle ne faisait guère attention à sa propre garde. Une salve plus tard, je lui attrapai la cheville et la tirai vers moi, la coinçant dans mes bras. Je la serrai de sorte qu'elle ne puisse plus bouger, ses bras maintenus en place dans son dos. De loin, on aurait pu croire que nous nous câlinions, mais lorsqu'on s'approchait, on pouvait très vite voir l'expression furibonde qu'arborait mon apprentie. Je la soulevai de sorte que ses pieds ne touchent plus le sol et ne puissent avoir aucun appui avant de la plaquer au sol. Je la retournai afin qu'elle soit face contre terre, les bras coincés sous mon poids. La balle était juste à côté, et je l'envoyai valser hors du tapis d'une pichenette.


- Tu sais ce qui se passe quand une femme perd la vue ?, lui demandai-je.


Vu l'état dans lequel se trouvait Pandora, comprimée entre le sol et moi, il valait mieux que je n'attende pas une quelconque réponse de sa part. Les répliques que cette jeune Padawan pouvait trouver risquaient fort de me déconcentrer.


- Elle perd 95% de son intelligence.


Je relâchai Ponda et reculai de quelques pas, reprenant ma position de départ tandis que la jeune combattante allait chercher sa sor'cière. Elle m'avait l'air de bien bouillir intérieurement, et ça n'allait pas tarder à exploser.

Cette fois-ci, je l'attaquai en premier. Une feinte vers ma droite avant de lui faucher les jambes. Elle se releva en un temps éclair et me donna un coup de pied dans le genou. Je lâchai un grognement sourd tandis qu'une douleur sourde éclatait dans ma jambe. Je fis un pas en arrière, retirant ma blessure de la première ligne, avant de lui attraper les cheveux et tirer sa tête à l'opposé du front. D'un coup sec, Panda se dégagea, me laissant quelques cheveux dans la main, et me repoussa d'un coup de coude dans les côtes. Nous nous retrouvâmes l'un face à l'autre.

Pandora était devenue trop méfiante pour que je puisse utiliser une quelconque feinte. D'ailleurs, elle n'avait apparemment pas non plus envie de jouer au chat et à la souris, puisque j'eus soudain un boulet de canon fondre sur moi, ne me laissant le temps que de lever les bras. Par un hasard formidable, je réussis à lui attraper les bras, la stoppant nette dans sa progression. Je lui tordis son poignet droit dans son dos, la forçant à se tourner, mais la canaille se tortilla jusqu'à avoir mon bras à portée de dents.

Je sentis absolument toutes ses atroces dents s'enfoncer dans mon avant-bras au moins jusqu'au sang. Avec un cri de surprise, je la lâchai - première erreur - et cette vermine perça ma défense, profitant de la faiblesse occasionnée. Un coup de poing dans le plexus, coupant momentanément ma respiration, et un coup de pied fouetté reçu dans l'oreille plus tard, Panda m'acheva d'un coup de genou dans les attributs.

Une insupportable douleur envahit mes nerfs, me faisant relâcher en un souffle le peu de respiration obtenue. Un voile noir s'abattit sur mes yeux tandis que je me frottais les bijoux de famille, cruellement broyés par un détestable membre appelé pied. Avec un piteux gémissement, je me relevai et lançai un regard interloqué à Ponda, les mains protégeant toujours mes précieuses.


- Tu m'as mordu ! Espèce de carnivore, tu t'es prise pour une lionne ?

- Eh, vous avez pas donné de précisions pour les dents, seulement pour les ongles, répliqua-t-elle, moqueuse.

- Laisse-moi te rappeler que les dents sont souvent utilisées dans les bagarres entre les hommes et les femmes, mais des combats d'un tout autre genre .


A ce moment, la rigueur n'était plus de mise. Tous les coups étaient permis, et nous n'allions pas attendre que l'autre soit prêt. Sans même prendre le temps de réfléchir, je passai à l'attaque d'un coup de poing qui atterrit pile sur son arcade. Un flot de sang s'échappa, mais nous n'y fîmes ni l'un ni l'autre attention, tandis que son poing à elle entrait en contact avec mon nez. De même, du sang se mit à couler, m'obligeant à ouvrir la bouche pour respirer. J'attrapai son bras afin de la faire basculer par-dessus moi, lui coupant la respiration et lui bloquant les membres supérieurs sur le tapis, mais Panda utilisa ses jambes, qui agrippèrent mon cou et me firent basculer en arrière. Me suivant dans le mouvement, Pandora me marcha sur le bras gauche et fondit sur le deuxième, m'empêchant tout mouvement. Je lui donnai par ailleurs un coup de tête en plein sur son arcade blessée, mais la douleur de mon nez m'empêcha tout dégagement.


- Reconnaissez la supériorité féminine et donnez-moi mon point, déclama Panda malicieusement.

- Je ne reconnais la supériorité féminine que dans certains cas, répliquai-je. Mais je t'accorde ce point. Bon boulot.


Ponda me relâcha, et je m'assis sur le tapis. Essuyant le sang qui coulait de mon nez d'un revers de la main, je la regardai un instant. En l'espace de quelques minutes à peine, cette petite avait réussi à se faire deux points, et plutôt pas mal, en plus. J'allais devoir faire doublement attention. Mais peut-être qu'avec la réussite en approche - plus que deux points pour gagner, du moment que l'autre n'en prenait plus -, elle risquerait de faire des erreurs. Et j'avais bien l'intention de la pousser à bout, au risque qu'elle m'explose à la figure.

Shelgan 3 - 3 Fenwick

© MUSCLOR.
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Voir le profil de l'utilisateur

Hiboux envoyés : 85
Lettre reçue le : 09/08/2014
Age : 26
Localisation : Dans la salle d'entraînement

DOSSIER SCOLAIRE
INVENTAIRE:
PETITES CHOSES A SAVOIR:
LIENS:

Parchemin rédigé par Pandora Fenwick, Mar 12 Aoû - 8:03
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]
Ne rien faire, mais bien le faire
Grigori Shelgan & Pandora Finwick



Galvanisée par le combat, Pandora se laissa envahir momentanément par des excès de rage. Pourtant, elle était bien consciente que Shelgan testait ses limites, la titillait pour voir quand est-ce que sa concentration en pâtirait. Les plaisanteries, les méthodes de combat – elle n’avait pas encore décidé si se faire plaquer au sol de la sorte était humiliant ou intriguant –et les blagues à deux balles – définitivement peu agréables, en revanche.
Mais c’étaient justement cet agacement lancinant mêlé à sa volonté de fer qui la poussait dans ses derniers retranchements et ce bien trop tôt à son goût. Son mentor disait qu’elle n’allait pas tarder à exploser ? Elle le fit, à sa façon. Quand elle sentit le piège se refermer sur elle à l’échange suivant, elle n’hésita pas à se débattre comme un beau diable, allant jusqu’à la si peu glamour technique purement féminine qui consistait à mordre. Enfin, visiblement, Grigori trouvait ça plus glamour qu’elle, au vu de ses remarques. Bref, pour le coup, elle avait laissé libre court à sa rage punitive en enchaînant les coups, concluant par le plus bas de tous. Cela fut particulièrement satisfaisant. Presque autant que lui casser le nez.
Plus important encore, le score et le compliment, qui lui tirèrent un sourire satisfait.

Shelgan 3 – 3 Fenwick

D’un revers de bras, elle essuya le sang qui coulait de son arcade. C’était une blessure superficielle, mais qui saignait beaucoup, comme la plupart des blessures au visage. Néanmoins, elle était suffisamment sur le côté pour que le sang ne lui coulât pas dans les yeux. Elle ignorait encore que son excès de confiance actuel allait lui coûter cher.

Alors qu’elle se remettait en garde, elle lui indiqua qu’elle était prête d’un signe de tête – mouvement inutile quand il ne s’agissait pas d’un combat dans les règles de l’art – et décida de se placer plus près, laissant plus de distance entre elle et sa balle sorc’ière. En revanche, Grigori était plus grand pour elle n’eut qu’à avancer le bras  pour l’attraper par le poignet. D’une torsion, il lui emprisonna le bras dans le dos. L’épaule de Pandora, blessée quelques semaines plus tôt au cours d’un entraînement, protesta. Une douleur vive lui arracha un glapissement et elle ne se débattit pas cette fois-là : tenter de se dégager serait trop contraignant pour l’articulation malmenée, et elle ne pouvait pas se permettre d’être handicapée par la suite.

Quand il daigna la relâcher, elle lui lança un regard mauvais.
La leçon était comprise, l’ennemi, le méchant comme il l’avait si puérilement indiqué, s’il avait connaissance de ses vieilles blessures, n’hésiteraient pas à les exploiter en sa faveur.

Une colère sourde pulsa en elle, irradiant davantage que la douleur. Une nouvelle bouffée d’adrénaline vint ajouter davantage de défiance fébrile à son état.
Désormais, non seulement elle devrait protéger la balle, mais en plus elle devait protéger son épaule, ce qui la forçait à changer sa garde de côté. Si elle avait été entraînée de la sorte, face à un véritable adversaire, ce désavantage allait probablement induire sa défaite.

Fière, néanmoins, et désireuse de prouver que même ainsi, elle serait capable de se défendre, elle mena l’offensive, adoptant un style de combat complètement différent. D’une feinte en avant, elle marcha sur le pied de son adversaire pour le déséquilibrer et le laissa à sa portée. Esquivant le premier coup qu’il lui porta, elle frappa du coude dans ses côtes, passant sous sa garde. Mais il lui colla un revers dans la mâchoire qui l’obligea à reculer et à se replacer entre Grigori et sa balle. Le goût métallique du sang dans sa bouche termina d’alimenter sa colère.

Elle exhala longuement à nouveau, réalisant combien elle devait davantage contenir ses émotions. Concentrée, elle se replaça devant sa balle. Sauf que Grigori n’avait pas l’intention de la laisser reprendre son souffle de la sorte, bien au contraire. Sans crier gare, il initia l’attaque d’un coup de coude haut relativement sournois, qui visait l’épaule désormais faible de la jeune femme, lui assurant une victoire immédiate.

Du moins, tel cela aurait été le cas si le Vif de Fer n’était pas entré en jeu. Un détail dans la posture de son adversaire avait révélé ses intentions, quelque chose qui avait immédiatement sollicité instincts et réflexes de l’apprentie Combattante. Fléchissant les jambes, elle esquiva le coup puis se redressa juste assez pour frapper – pour la seconde fois – le genou de son adversaire, l’obligeant à fléchir la jambe. C’était suffisant pour que, quand il tenta de se redresser, elle le fît basculer par-dessus son épaule, l’étalant sur le dos, suffisamment violemment pour lui couper le souffle.

En d’autres circonstances, elle aurait totalisé sa victoire d’un pied impérieux sur sa gorge, asseyant ainsi sa supériorité. En temps normal, elle aurait ri de de l’ironie du sort : c’était une jolie revanche par rapport à l’état de son épaule qui avait quelque peu froissé son égo. Mais Pandora n’eut pas le temps de s’attarder sur tout ça ; sa priorité était de dissimuler l’utilisation du Don à son mentor. Bonne comédienne, elle trébucha sur la fin de son mouvement, manquant de peu de lui tomber dessus – c’était qu’il aurait apprécié une telle chute,  elle en était certaine. Cette prétendue maladresse devait suffire. On penserait à de la chance, couplée avec de bien mauvais appuis ; tout se passait bien trop vite dans un combat pour qu’il put réellement avoir des doutes à ce stade.

« On dirait qu’on ne va pas s’arrêter à cinq, » lâcha-t-elle en lui tendant la main pour l’aider à se relever.

Cet acte bon joueur ne lui ressemblait pas énormément, mais prouvait qu’elle reconnaissait aussi la qualité de son entraînement. Qui avait dit qu’on ne pouvait pas régler un conflit avec ses poings ?
(Soit, elle lui en voudrait toujours plus tard.)

Shelgan 4 – 4 Fenwick


Spoiler:
 
FICHE PAR STILLNOTGINGER.
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Voir le profil de l'utilisateur

Hiboux envoyés : 152
Lettre reçue le : 04/08/2014
Age : 35
Localisation : A la foutue recherche des hippogriffes...

DOSSIER SCOLAIRE
INVENTAIRE: Jeu complet de Bavboules, 10g de poudre à vomir, 1 plume à papote, 2 chocogrenouilles, 1 théière ensorcelée qui me donne infiniment du thé bien chaud.
PETITES CHOSES A SAVOIR: Sévère, strict et pointilleux quant à la scolarité des combattants et envers les sor'cières lorsqu'elles se mettent en danger. Taquin et blagueur avec les personnes qu'il souhaite mettre à l'aise. Surprotège la maison Saphir mais protège toutes les sor'cières en attendant sa Liaison.
LIENS: Il vaudrait mieux aller voir dans ma fiche de liens :p

Parchemin rédigé par A. Grigori Shelgan, Mar 12 Aoû - 10:50

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image][Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]
Ne rien faire, mais le faire bien

Je me suis réveillé ce matin, j'ai levé les bras, et CRAC ! J'ai plié les genoux, et CRAC ! J'ai tourné le cou, et CRAC ! Alors, j'en suis venu à la conclusion suivante : plus on est vieux plus on est craquant ! ☇ft PANDORA FENWICK

Le combat commençait à devenir intéressant. Je me rendais compte que Pandora était une bonne combattante, malgré ses quelques crises de rage. Mais avec le temps, elle apprendrait à contrôler celles-ci de mieux en mieux, jusqu'à ne plus se rendre compte qu'elles existent. Même si je dois avouer que taquiner Panda me faisait sacrément rire, et ses réactions plus encore, c'est en la poussant à bout et en lui prouvant qu'être dirigée par ses sentiments n'étaient pas la bonne solution qu'elle allait assimiler la leçon.

Je me remis en place, les bras levés pour protéger mes côtes, tandis que Pandora s'installait plus loin de sa sor'cière, et donc bien plus proche de moi. Étant plus grand, je n'eus qu'à lui attraper le poignet et à le lui tordre dans le dos, tandis que son épaule déjà malmenée souffrait à nouveau. Je lui fis bien comprendre qu'il ne fallait surtout pas oublier ses propres blessures, car l'ennemi, lui, n'oubliait rien. Je marquai un temps d'arrêt puis la lâchai enfin. En retour, j'eus droit à un regard assassin. Si elle avait eu des armes à portée de main, je pense que je ne serai plus de ce monde. Ou que je serais délesté de certaines parties anatomiquement parlant.


- Et moi qui pensais que tu avais déjà été entraînée au combat.


Je lui fis un sourire en coin tandis que la jeune combattante prit l'offensive. Elle m'écrasa mon pied comme s'il s'agissait d'une vulgaire fourmi, et je grimaçai intérieurement. Jamais je n'avais vu un si petit bout de femme être tant violente envers moi. Quoi que si, mais il y avait toujours un contexte légèrement plus... séducteur, tandis qu'ici, Panda m'écrasait le pied pour dire de m'écraser le pied. Aïe.

Je tentai un coup de paume dans son nez, mais mon apprentie l'évita facilement, et profita de mon bras levé pour percer ma garde d'un coup de coude dans les côtes. Sans prendre la peine de faire attention à la douleur, je lui donnai un violent coup droit dans la mâchoire, la repoussant loin de moi, et de mon pied sûrement devenu bleu. Ou violet. Mais tandis que Pandora prenait une longue inspiration, je lui envoyai un coup de coude rapide, prévu pour son sa blessure à l'épaule. Si je l'avais touchée, j'aurais eu le point, gagnant le duel. Mais cette fripouille fléchit les jambes juste à temps, esquivant sans difficulté mon attaque. Je n'eus pas le temps de réagir qu'elle me frappa le genou. Sous la charge, je pliai la jambe, mais lorsque je me redressai, Panda utilisa mon poids et le mouvement occasionné pour me faire passer par-dessus. Je m'étalai lamentablement sur le dos, le souffle horriblement coupé.


- On dirait qu’on ne va pas s’arrêter à cinq, lâcha Pandora en me tendant la main.


Elle m'aida à me relever, et je lui lançai un regard noir. A présent, j'avais le dos en bouillie, et l'impression d'être vieux m'assaillait de toute part. Merci beaucoup, Panda. Je te retiens.

Shelgan 4 - 4 Fenwick

Nous reprîmes nos positions, et je me pris un certain temps pour analyser la situation. Mon genou était blessé, tandis que mon dos, qui avait reçu tout mon poids brusquement, était légèrement douloureux. Mo nez avait arrêté de saigner, mais je préférais respirer par la bouche, afin d'éviter la douleur qui pourrait être occasionnée. Chez Panda, c'était son épaule qui était amochée, ainsi que son arcade, bien que ce ne soit qu'une lésion superficielle. Elle devait protéger sa sor'cière à tout prix en évitant d'être hors-jeu. La voilà, la solution.

Je pris le contrôle du combat. Après un coup de pied fouetté facilement esquivé de la part de Panda, je lui envoyai une salve de coup de poing dans sa garde, la forçant à se protéger uniquement. Je feintai à sa droite, esquivai un coup dans le genou, et lui donnai un coup dans son épaule. Je plaçai un de mes pieds derrière elle, faisant obstacle à une quelconque retraite possible, et à force d'attaques, je la fis rapidement tomber. Panda, allongée au sol, se tourna d'un geste fluide et attrapa sa balle-sor'cière dans le but de la protéger, car nous nous en approchions fortement. Elle se releva d'un bond, se tourna vers moi et m'envoya un coup de pied fouetté. Mais au lieu de l'esquiver, je lui attrapai la cheville et la lui retournai, la forçant à virevolter pour éviter la fracture. Panda retomba sur ses pieds et m'envoya un coup de poing bien placé, qui me fit reculer de quelques pas, mais je réussis à lui faire un croche-pied en reculant. Elle trébucha, mais sut à rester debout. Sa balle, quant à elle, roula au sol, entre nous deux. Si je me penchai pour l'attraper, Panda en profiterait pour m'attaquer, alors je lui laissai le champ libre. Et lorsqu'elle se redressa après avoir remis sa sor'cière à sa place, je lui envoyai un coup de pied sauté, qui atterrit au beau milieu de son torse. Panda fut éjectée du tapis.


- Qu'y a-t-il de plus beau sur le corps d'une femme ?, demandai-je à mon apprentie tandis que je la regardai revenir sur le tapis. Un homme.


Je n'attendis pas qu'elle soit prête. Je comptais tirer avantage du fait qu'elle venait de se faire battre, et risquait à tout moment de perdre le duel. De plus, je pouvais voir, à sa respiration irrégulière, que la jeune fille commençait à fatiguer. Je n'avais plus qu'à l'assaillir de diverses attaques en tout genre pour la forcer à garder le rythme.

Je commençai d'un rapide balayage que Panda évita comme s'il s'agissait d'une vilaine mouche. Elle me visa d'une ruade à la tête, que je retournai contre elle en me décalant à son opposé. Je la frappai au cou de la tranche de la main, lui enfonçai un coup de poing dans le flanc et reçus en échange un beau coup de pied dans le ventre. Je fis quelques pas en arrière, avant de lui retourner la politesse en lui brutalisant la cheville. Je me jetai sur elle, la désarmant, et la fis tomber au sol, l'écrasant de mon poids. Mais je n'eus pas le temps de l'empêcher le moindre mouvement que Panda m'écrasait déjà son poing dans la mâchoire. Je sentis - et j'entendis surtout - mes dents s'entrechoquer. Nous roulâmes un instant, l'un essayant de prendre le dessus sur l'autre, puis je me retrouvais coincé sous Panda, un sourire aux lèvres. Avant de la renverser et de lui donner un coup paume au nez, lui causant sans doute une douleur sans lui broyer le mince cartilage qui y était. Je me relevai d'un bond, la surprenant sûrement par ce geste, et me ruai sur sa balle. Que j'attrapai in extremis.

Shelgan 6 - 4 Fenwick

Je me tournai vers Pandora, un sourire aux lèvres. Le duel avait été assez long, chacun marquant des points, et l'un et l'autre ayant dû s'habituer au style et aux coups bas de l'adversaire. Je fis savoir à mon apprentie que j'étais malgré tout content d'elle, étant donné qu'elle m'avait donné du fil à retordre. Et de jolies marques de morsures sur l'avant-bras. Je lançai un regard à mon pied, pour vérifier avec soulagement qu'il avait retrouvé sa couleur normale.


- Tu sais pourquoi 90% des coiffeurs pour femmes sont des hommes ?


Je préférai garder la balle, si jamais la réponse ne lui plaisait pas au point de vouloir me la jeter à la figure. Il fallait vraiment que j'arrive à cerner mon apprentie, parce que vivre sans savoir si elle allait m'étriper ou me sourire, ça devenait vraiment stressant.


- Parce que le génie frise souvent la connerie, avouai-je. Quel combat ! Rappelle-moi bien de recommencer à te réveiller au beau milieu de la nuit, si ça signifie avoir de tels duels !


Je coinçai sa tête sous mon bras et frottai énergiquement son crâne de mon poing. Je savais à quel point les gens détestaient quand je faisais ça, et Pandora ne devait certainement pas déroger à la règle. Mon rire sortit de lui-même, alors que j'attendais sa réaction avec impatience. Allait-elle me mettre K.O, ici et maintenant, ou se laisserait-elle faire ? Un dernier round serait amusant, sans le tapis comme rempart, ni même la balle comme condition. La salle, tout simplement , avec les objets qui y étaient entreposés. J'y penserai, la prochaine fois.

© MUSCLOR.
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Voir le profil de l'utilisateur

Hiboux envoyés : 85
Lettre reçue le : 09/08/2014
Age : 26
Localisation : Dans la salle d'entraînement

DOSSIER SCOLAIRE
INVENTAIRE:
PETITES CHOSES A SAVOIR:
LIENS:

Parchemin rédigé par Pandora Fenwick, Mer 13 Aoû - 15:54
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]
Ne rien faire, mais bien le faire
Grigori Shelgan & Pandora Finwick



Pandora aurait pu s’en douter. Les deux derniers points allaient faire mal. En dépit de l’évidence – cette différence de niveau entre Combattant confirmé et une apprentie – elle n’appréciait pas du tout être mise au tapis, encore moins de perdre. Cadence infernale, éjectée par un coup de pied et perte de sa sorcière, ces dernières minutes de combats furent aussi éprouvantes qu’humiliantes. La jeune femme ne tirait qu’une maigre consolation dans le fait que la technique de son mentor se teintait légèrement de dernier recours. Sauter sur sa sorcière comme un sauvage ! Voilà qui était quelque peu déroutant. Cela aurait été bien plus intéressant si la balle avait été enchantée, par exemple, si elle pouvait se défendre comme une sorcière, une petite déflagration. Quelque chose. Mais non, il s’agissait d’une vulgaire balle, brandie devant elle, ultime symbole de son atroce défaite.

Shelgan 6 - 4 Fenwick

Souffle court, n’écoutant la plaisanterie – pour une fois en défaveur des mâles – elle se frotta l’épaule, faisant jouer l’articulation en tentant d’évaluer les dégâts. Aller faire un tour à l’infirmerie et retirer sa séance de montée de corde – car Pandora suivait aussi un programme personnel en parallèle des cours et des tortures Shelganiennes – afin de ménager ses tendons malmenés seraient probablement nécessaire.

La réveiller au milieu de la nuit ? Pandora songea à protester, puis se ravisa en estimant que ça ne ferait qu’encourager ce sadique insomniaque. Face à la soudaine attaque capillaire – et à la protestation conséquente de son épaule au vu de la position – l’apprentie protesta :

« Hé ! C’pas parce que vous avez frôlé la castration qu’il faut s’en prendre à mes cheveux ! »

Elle se tortilla pour se dégager – écrasant au passage le pied d’ores et déjà malmené de son instructeur – et s’éloigna d’un bon mètre sans le lâcher du regard, à la manière d’un animal farouche. Si le changement de comportement de son vis-à-vis était une façon de la récompenser pour son travail, elle préférait presque qu’il demeurât désagréable. Lui sourire, la féliciter d’une défaite ! Voilà qui lui donnait une furieuse envie de lui écraser – encore une fois – son poing sur le nez.

L’horloge indiquait quatre heures et quart.
Lessivée, échevelée et trempée de sueur, Pandora n’avait pas fière allure. Soupirant, elle détacha ses cheveux pour les laisser retomber, passant une main agacée dedans. Non pas qu’elle fût superficielle, mais entre l’arrachage inopportun et la précédente attaque, elle ressemblait à tout simplement à un épouvantail.
Elle songea un instant à demander si elle pouvait retourner se coucher. Mais à quoi bon ? Elle se levait d’ordinaire à l’aube, et grappiller du sommeil ne ferait que l’épuiser davantage. La journée allait être incroyablement longue. Malgré elle, et sachant pourtant qu’elle ne faisait que creuser sa tombe, elle ironisa d’une provocation bravache :

« Alors, c’est quoi la suite ? Vous en avez déjà marre ? À moins que vous vouliez participer à l’une de mes séances… »

Elle agrémenta le tout d’un sourire presque carnassier.

Tant qu’elle y était. Si elle enchaînait avec son entraînement, elle pourrait se débrouiller pour finir sa journée plus tôt et s’écraser sur son matelas avant même le dîner. Elle espérait alors pouvoir sombrer dans les bras de Morphée suffisamment longtemps pour se remettre de cette pénible semaine. Qu’il était beau de rêver.

Néanmoins, Pandora était bien déterminée à ne pas se laisser marcher sur les pieds. Le rôle de son instructeur était de la pousser jusqu’à ses limites, et ce pendant deux ans. Autant lui faire comprendre tout de suite qu’elle n’avait pas peur, et que, qui sait, peut-être serait-ce lui qui rencontrerait soudain ses limites. Il n’était plus tout jeune le papi.
Comme pour la contretire, elle fut prise d’un léger étourdissement. Évidemment. Son dernier repas remontait déjà à de nombreuses heures, elle avait pris quelques coups au visage et la fatigue n’arrangeait en rien son état. Elle lança un regard furibond à son mentor, cause de la majorité de ses maux. Pour se redonner contenance, elle poursuivit, moqueuse :

« Et puis, c’est quoi votre truc avec les blagues sexistes ? Vous vivez mal un célibat prolongé ? »

Bon, la réponse, elle la connaissait, il essayait de la faire sortir de ses gongs. Mais son comportement juste à la suite du combat avait fini de convaincre Pandora : il ne faisait pas partie de ces individus qui vouaient une haine profonde aux les femmes Combattantes. Et elle se sentirait beaucoup moins insultée par ses vannes. À moins qu’il ne tentât désormais le numéro du mec lunatique, jouant au « bon flic, méchant flic » tout seul ? Là, ça deviendrait probablement agaçant, la comédie ne plaisait guère à notre petite lionne.

Elle lui tourna brièvement le dos pour attraper une bouteille d’eau et une serviette dans le coin de la salle, épongea sang et sueur de son front avant de boire un peu. Elle avait beau adorer sa tenue de combat réglementaire, elle donnerait n’importe quoi pour une bonne douche et un petit déjeuner digne de ce nom.

FICHE PAR STILLNOTGINGER.
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Voir le profil de l'utilisateur

Hiboux envoyés : 152
Lettre reçue le : 04/08/2014
Age : 35
Localisation : A la foutue recherche des hippogriffes...

DOSSIER SCOLAIRE
INVENTAIRE: Jeu complet de Bavboules, 10g de poudre à vomir, 1 plume à papote, 2 chocogrenouilles, 1 théière ensorcelée qui me donne infiniment du thé bien chaud.
PETITES CHOSES A SAVOIR: Sévère, strict et pointilleux quant à la scolarité des combattants et envers les sor'cières lorsqu'elles se mettent en danger. Taquin et blagueur avec les personnes qu'il souhaite mettre à l'aise. Surprotège la maison Saphir mais protège toutes les sor'cières en attendant sa Liaison.
LIENS: Il vaudrait mieux aller voir dans ma fiche de liens :p

Parchemin rédigé par A. Grigori Shelgan, Jeu 14 Aoû - 17:59

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image][Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]
Ne rien faire, mais le faire bien

Je me suis réveillé ce matin, j'ai levé les bras, et CRAC ! J'ai plié les genoux, et CRAC ! J'ai tourné le cou, et CRAC ! Alors, j'en suis venu à la conclusion suivante : plus on est vieux plus on est craquant ! ☇ft PANDORA FENWICK

Même si j'étais content du combat et de la capacité de Pandora à s'adapter à son adversaire, je devais avouer qu'elle m'avait bien malmené durant le duel. La réciproque était vraie, mais je ne m'attendais pas à un tel degré de performance. Mon apprentie avait réussi à placer quelques coups, qui dans d'autres circonstances auraient pu être fatals si bien ajustés. Elle avait su prendre en compte sa sor'cière, et cet exercice était malgré tout important.

Pandora m'écrasa mon pied blessé en s'échappant, et fit un bond, creusant un écart d'un bon mètre entre nous. Je ne pus m'empêcher de grimacer. Quand est-ce qu'elle arrêterait de martyriser ce pauvre pied ? Que je sache, il ne lui a rien fait d'irréparable. Elle me semblait furieuse, ne détachant pas son regard farouche du mien. Je retins un sourire provocant. J'aimais la faire sortir de ses gongs, surtout quand le résultat était une critique bien sentie de sa part.

En attendant, mes muscles rendaient l'âme. Mon pied ne répondait plus, je devais sûrement avoir perdu quelques orteils. Mon nez avait arrêté de saigner, mais mon torse était dégoulinant dudit sang. J'avais bien fait de retirer mon haut, sinon il aurait été bon pour la poubelle, vu la quantité que j'avais perdue. Mes côtes me faisaient également mal, mais juste de quoi choper quelques bleus par-ci par-là. Rien de bien méchant. Malgré ça, l'envie d'une douche persistait, car la sueur occasionnée collait horriblement.


- Alors, c’est quoi la suite ? Vous en avez déjà marre ? À moins que vous vouliez participer à l’une de mes séances…


Pandora agrémenta cette phrase d'un sourire presque féroce. Mais qu'est-ce qui lui prenait donc ? Je ne pus m'empêcher de lâcher un léger rire. Était-ce l'adrénaline qui lui était monté à la tête, ou bien mes blagues vaseuse l'avaient-elles décoincée ? A moins que ce ne soit la fatigue qui l'ait achevée. La pauvre.


- Ce serait avec plaisir de faire une de tes "séances", chérie, mais crois-moi, il vaudrait mieux que tu manges un peu avant de te mesurer à moi. Beaucoup peuvent attester de mon endurance, et pas seulement pour les combats.


Je lui fis un sourire en coin. Non, je ne lui faisais pas des avances, loin de là. C'était juste mon caractère. Et puis, Pandora devrait s'habituer, un jour ou l'autre, aux remarques salaces des hommes, qu'ils soient combattants ou moldus. Ainsi allait la vie. Et si vous ne le saviez pas, maintenant vous le savez. En plus de l'habituer, ça m'amusait beaucoup. Certes, il y avait une limite à ne pas franchir, et je ne comptais pas la franchir. Ni d'un sens, ni de l'autre.

Après avoir lancé un coup d'œil à l'horloge murale - quatre heure et quart du matin, youpi - je remarquai que l'orage grondait encore, dans la salle, malgré le calme apparent de ses occupants. Sa force était moindre, je pensai qu'il allait disparaître sous peu. Après l'adrénaline causée par le combat, il était normal que la tension prenne un peu plus de temps à retomber. Je sentais encore mes muscles se tendre et se détendre, rejetant le reste d'adrénaline. J'allais sûrement avoir des crampes.

Je profitai de l'absence de Pandora sur le tapis pour le remettre à sa place. Je fis de même avec la balle - d'un coup sec du poignet, je l'envoyai dans son bac, là où étaient rangées les autres. Un sourire après, je me dirigeais vers mon tee-shirt, en boule dans un coin, quand la voix de Panda :


- Et puis, c’est quoi votre truc avec les blagues sexistes ? Vous vivez mal un célibat prolongé ?


Je me tournai vers elle et lui lançai un regard amusé. Je croisai les bras en arquant un sourcil.


- Intéressée ? Plus sérieusement, j'espère que tu ne me prends pas pour un de ces apprentis que tu supportes à longueur de temps. Je respecte les femmes, je ne les considère pas comme de simples jouets. Enfin, sauf dans certaines circonstances.


Je levai les yeux au ciel intérieurement. Il n'y avait vraiment que moi pour dire des choses pareilles. Heureusement, c'était une combattante pure et dure que j'avais en face de moi, et non une sor'cière de petite nature qui se serait effondrée devant ma remarque. Pandora me faisait parler sans réfléchir, j'allais devoir la punir pour ça. Enfin, officieusement. Officiellement, on appelle ça "entraînement", de nos jours.


- Et ma période de célibat va très bien, merci de t'en inquiéter.


Je pliai mon tee-shirt - je n'allais certainement pas le mettre par-dessus le sang et la sueur de mon torse. Il était certes sale, mais pas irrécupérable. Je remis également mes chaussettes et chaussures - avec une grimace lorsque je touchai mon pied mutilé par une folle. Je lançai un regard à cette folle Panda et la vis boire un peu en s'essuyant le visage. Ça ne me ferait pas de mal de me désaltérer, sans oublier d'enlever tout ce sang. Non pas que ça me dérange d'être torse nu, mais avoir du sang séché sur le corps n'est pas du plus sexy.

Mon corps réclamait - non, tempêtait - une bonne douche et un long et copieux repas. Le manque de sommeil ne me gênait pas pour le moment, même si après ce long combat je doutais que je pusse garder un tel rythme très longtemps, malgré mon entraînement intensif lors de mon apprentissage.


- Ça te dit, d'aller un morceau avant la suite ? On se quitte le temps d'une douche - sauf si tu veux partager la mienne - et on se retrouve au rez-de-chaussée. L'entraînement continuera quand on aura repris des forces.


Enfin, techniquement. Rien ne prouve que nous ne nous engueulerions pas ni ne jetterions de mauvaises vannes au visage l'un et l'autre. Et puis, je suis son mentor, pas son bourreau, même si je n'allais pas m'interdire quelques taquineries. Juste quelques unes. Pas trop. Juste de quoi la mettre à l'aise.

© MUSCLOR.
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Voir le profil de l'utilisateur

Hiboux envoyés : 85
Lettre reçue le : 09/08/2014
Age : 26
Localisation : Dans la salle d'entraînement

DOSSIER SCOLAIRE
INVENTAIRE:
PETITES CHOSES A SAVOIR:
LIENS:

Parchemin rédigé par Pandora Fenwick, Jeu 14 Aoû - 20:37
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]
Ne rien faire, mais bien le faire
Grigori Shelgan & Pandora Finwick



Chérie. Chérie qu’il disait. Si Pandora avait bel et bien entendu l’appellation, elle la conserva dans un coin de son esprit. Cela, et toutes les provocations douteuses. Elle savait qu’il y avait plusieurs réponses possibles à son comportement. Par l’ignorance, discipline qui insufflait aisément tout le mépris qu’une femme trop ennuyée éprouvait à l’égard de ces paroles. Par la violence – Fen’ ne comprenait pas comment certains pouvaient oser prétendre que cela ne résolvait aucun conflit : c’était pourtant la technique la plus expéditive, du moment qu’on savait mener rondement son attaque – ce qu’elle avait déjà tenté de faire. Mais la différence de niveaux entre eux savait qu’une telle approche ne serait pas concluante.
Et une troisième solution.
Légèrement terroriste.

Bon, d’accord, elle était habituée.
Elle vivait parmi ces Combattants, ces mâles en ruts et en plein entraînements, entourés de Sor’cières charmantes qui mettaient leur taux de testostérones à rude épreuve. Elle en avait entendu pleins, de ces cochonneries en tout genre qui mettaient les prudes dans tous leurs états. Et comme elle n’était pas une Sor’cière à protéger à leurs yeux, ils se gênaient d’autant moins en leur présence. Parfois, elle avait remarqué que répondre quelque chose d’encore plus dégueulasse suffisait à leur fermer le clapet. Ou bien donnait naissances à des rumeurs insoutenables pendant des semaines. Bref.

Oh, il était donc célibataire !
Elle sauta sur l’occasion pour mettre son plan très bien en place. Actrice émérite, en tant que manipulatrice rodée, elle laissa son regard s’animer à cette mention. Un détail qu’il pouvait noter ou non. Bon, d’accord, elle n’allait pas non plus le dévorer du regard (trop évident) mais détourna les yeux rapidement – de son joli torse musclé qui aurait pu être tellement plus attrayant s’il n’avait pas été barbouillé de sang à moitié séché – et rit en son for intérieur.
Son plan devait fonctionner.

Le seul moyen de faire ravaler ses répliques déplacées à son tuteur pour se concentrer – enfin ! – sur son entraînement, et uniquement sur son entraînement, était de lui faire croire qu’effectivement, elle pourrait être intéressée. Très intéressée. Oh, dans le feu du moment, elle ne se doutait pas à quel point son plan était tout simplement stupide.

« Manger un morceau ? Et une douche ? »

Oui, c’était une bonne idée. Son estomac approuvait grandement. Mais bon, elle avait tout de même posé la question pour s’assurer ce qu’il entendait par manger un morceau. C’était une femme, elle était beaucoup plus subtile dans ses messages ; il fallait frôler le subliminal pour instiller l’idée, la crainte, de façon délicate et subtile, pour que lentement l’inquiétude le guette. Si cela ne faisait pas son effet immédiatement, par son caractère anodin, une fois qu’on réfléchissait aux événements avec du recul, ces petits détails revenaient frapper l’esprit inquiet, le tourmentait.

« Excellentes idées. »

Elle se retourna pour quitter la pièce, se débarrassa du haut de sa tenue réglementaire pour laisser apparaître le débardeur moulant qu'elle portait en dessous, se tourna vers à nouveau vers son mentor en faisant mine de remonter son débardeur pour l’enlever à son tour puis s’interrompit presqu’aussitôt, dévoilant juste ce qu’il fallait de peau pour être encore dans le correct. Une lueur mesquine dans le regard, le ton le plus innocent pour parer sa voix de miel et un sourire en coin pour se marier à merveille avec celui qu’il lui avait lancé plus tôt.

« Oh, c’était une plaisanterie, la douche partagée ? »

Une moue mi-moqueuse, mi-amusée peignant son visage, signifiant clairement "dommage", elle fit volte-face à nouveau, finissant d’enlever son haut avant de s’éclipser, histoire de finir sa petite provocation qui, elle devait bien l’avouer, était plus que satisfaisante après ces échanges houleux aux mentions torrides.

Aussitôt hors de vue, elle renfila son débardeur se précipita dans les escaliers pour disparaître dans les escaliers direction les dortoirs, où elle allait s’empresser d’attraper des vêtements de rechange et quelques affaires pour la douche. Elle espérait l’avoir assez surpris pour qu’il ne la poursuivît pas. Cette même pensée lui fit réaliser la stupidité de sa manœuvre. Et si elle ne l’avait pas effrayé ? Si cela ne faisait que l’encourager ? Pire encore, s’il éprouvait un réel intérêt pour elle, et qu’il se jetait sur cette fausse occasion ? Elle allait passer deux ans avec lui, où elle serait obligée de le supporter au quotidien !

Réprimant la soudaine et impérieuse envie de s’arrêter pour se frapper violemment la tête contre un mur, elle réalisa soudain qu’elle n’avait que le temps d’une douche rapide pour évaluer les différents scenarii et trouver une réponse adéquat à chacune des réactions de son mentor.

En d’autres termes, elle était sacrément dans la panade.



Terminé !
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]



FICHE PAR STILLNOTGINGER.
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé



Parchemin rédigé par Contenu sponsorisé,
Revenir en haut Aller en bas

Grigori ft. Pandora || Ne rien faire, mais le faire bien. [RP CLOS]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut
Page 1 sur 1

Sujets similaires

-
» Ne rien faire, mais le faire bien. (ayshi galery)
» Grigori ft. Pandora || Ne rien faire, mais le faire bien. [RP CLOS]
» Merci la gueuse, tu es un laideron, mais tu es bien bonne !
» merci la gueuze ; t'es un laideron mais t'es bien bonne.(a)
» (Merci la gueuse. Tu es un laideron, mais tu es bien bonne) guenièvre

 :: Le gymnase-