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Qualis pater, talis filia?
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Qualis pater, talis filia?

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Parchemin rédigé par Pandora Fenwick, Dim 10 Aoû - 20:02
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Qualis pater, talis filia?
Ethan & Pandora Fenwick



Pandora s’étira pour la énième fois en grimaçant.
La veille, son mentor lui avait encore fait vivre un enfer. Le pire, c’était qu’une petite partie d’elle aimait ça. Si son corps protestait autant, se manifestant par des hématomes, des courbatures et cette langueur sourde qui lui intimait une immobilité totale et salvatrice, c’était aussi parce que son entraînement portait ses fruits. Si elle survivait aux deux prochaines années, elle aurait décroché le jackpot.

Cependant, plus elle pensait à la Promesse, plus une crainte sourde l’habitait, celle d’avoir fait le mauvais choix. Elle n’était pas sans savoir que le lien qui unissait sorc’ières et combattants était souvent fusionnel. Qu’adviendrait-il si un jour elle opérait cette Liaison ? Elle positivait, bien sûr, soulignant combien cela devait être plus aisé de se lier entre femmes, que cela facilitera cette osmose, ce dévouement, qu’elles se comprendraient bien mieux… Mais parfois, le doute, lancinant, hantait son existence.

Elle secoua la tête et poursuivit son chemin en direction du bureau de son cher paternel qui l’avait convoquée. La perspective la laissait méfiante et curieuse à la fois. Que lui voulait-il ? Non pas qu’ils n’eurent jamais rien partagés, mais, soyons franc, ils n’avaient pas échangés énormément au cours de toutes ces années. Sa soudaine apparition dans son quotidien avait quelque chose de suspect. Et d’embarrassant, franchement. Elle en avait subi, des taquineries concernant l’arrivée de son père. « Alors Fen’, ton papa ne peut pas se passer de toi ? Ou bien tu l’as appelé à l’aide pour te défendre ? » Rien que d’y penser, la moutarde lui montait au nez.

Sur le pas de la porte de la salle des professeurs, elle réalisa qu’elle n’avait même pas eu le temps de se changer ; elle revêtait, comme trop souvent, la tenue réglementaire et spartiate des Combattants. L’ensemble enchanté était, néanmoins, si confortable à porter, qu’elle en oubliait jusqu’à sa présence ; les jours où elle mettait son uniforme ou, pire, des vêtements moldus, chaque pli, chaque couture devenait irritant pour sa peau, instaurant un malaise et une maladresse nouvelle dans sa gestuelle. Oh, puis après tout, pourquoi son père se formaliserait-il de sa façon d’être vêtue ? Ce n’était pas comme s’il allait la traîner dans un restaurant luxueux, on était à Bellarosa.

Après une profonde inspiration, elle frappa trois petits coups secs sur la porte, attendant patiemment qu’on vint lui ouvrir. Une question la taraudait, néanmoins : et si un autre professeur ou un membre du personnel lui ouvrait, qui devait-elle demander ? Un maladroit et perdu « Bonjour, mon père est-il là ? » Non. S’ensuivrait une conversation embarrassante intitulée « Qui est ton père ? » ou pis encore, on l’enverrait immédiatement vers ce dernier, ce qui signifierait que TOUTE l’école était au courant. La poisse. Non, non, non. Polie et formelle, elle demanderait « Monsieur Finwick ». Mieux encore, « Professeur Finwick ». Oui, voilà, professeur ce sera.
Et s’il ouvrait en personne ? Que répondre ? Un simple « Bonjour, tu m’avais demandée ? » ou bien prendre de ses nouvelles, commencer par ces paroles futiles et hypocrites qu’on nommait politesse ? Cela lui ressemblait si peu, et pourtant ! Une partie d’elle ne voulait pas décevoir son géniteur. Allons bon, Ethan Finwick était un homme d’affaire, pourquoi lui en voudrait-il d’aller droit au but ?

Elle expira longuement, cherchant son calme.
Son calme… Mais pourquoi diantre une rencontre avec son père la mettait dans un tel état ? Elle pesta en son for intérieur, s’efforçant de ne pas se balancer d’un pied sur l’autre, ni de se tordre les mains. Elle se composa une expression décontractée et pria pour que ses qualités de comédiennes se révélassent au grand jour.

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Parchemin rédigé par Ethan Fenwick, Dim 10 Aoû - 21:42















Qualis pater, talis filia ?
~ Pandora & Co. ~





Un long grognement me tire de mon sommeil agité. Rouvrant les yeux sans pour autant bouger le reste de mon corps, je jette un oeil à la source du bruit, lui lançant un regard acéré. Pour ce que ça serve. Clignant rapidement des yeux, je consulte ma montre, constatant que j'ai dormi moins d'une heure. Mais cela a suffit pour que des murmures viennent me trouver, et me parler avec ma voix, sans que je ne comprenne ce qu'ils disent. L'air de l'école doit être empli de magie, et peut-être que j'en subis malgré moi des conséquences imprévues. A priori, je suis le seul Moldu à ma connaissance souffrant de ces maux de têtes et de ces rêves étranges, mais qui sait, peut-être ne souhaitent-ils pas se confier à moi, pas encore.

Soupirant, je repose le livre que j'étais en train de feuilleter distraitement sur mon bureau. J'ai encore un peu de temps avant que ma fille n'arrive. Ma fille. Pandora... Le seul moyen de la trouver a apparemment été de la convoquer officiellement, à croire qu'elle m'évite quand je fais des rondes dans le quartier des Combattants, espérant tomber "accidentellement" sur elle. Mais peut-être a-t-elle son propre réseau d'informations, l'informant de quand je m'approche un peu trop près pour fuir aussitôt dans la direction opposée. Est-ce que je lui en veut ? Pas vraiment, non. Notre relation est compliquée, pour faire dans l'euphémisme. Et avoir son père dans son école doit être pire que tout pour une adolescente... Et à vrai dire, moi-même je ne sais pas ce qui m'a poussé à m'engager ainsi comme professeur.

Farfouillant dans la pile de dossiers éparpillés un peu partout sur ma table, j'en tire le seul sans étiquette. D'apparence sobre, il est conseillé de le prendre toujours à l'horizontale, sans quoi de nombreuses photos tomberont. Des photos de ma fille, en réalité. Puisqu'il s'agit bien de son dossier, un dossier que je peux affirmer être le plus secret de tous ceux que je possède. Je l'ouvre avec délicatesse, ne pouvant empêcher un sourire de déformer la commissure de mes lèvres en voyant les images d'elle bébé. Tout en les regardant, je songe que si jamais quelqu'un avait vent de ces photos, les volais, et les distribuais dans l'école, je crois que je pourrais me jeter dans le lac. Ce serait un sort sûrement plus doux que celui que me réserverait ma fille.

Riant distraitement à ses pensées, je regarde de nouveau ma montre, pour voir que l'heure à laquelle je l'ai demandée approche rapidement. Je me lève donc, reprends ma veste de smoking si typiquement moldue, et l'ajuste bien sur moi. Je me dirige vers un petit miroir, vérifiant mon noeud de cravate machinalement. En mon for intérieur, j'essaie de me convaincre que tout va bien se passer dans cet entretien. D'ordinaire, dans une famille normale, un père et sa fille seraient ravis de se retrouver. Mais nous ne sommes pas ordinaires, non, non. Nous sommes des Fenwick. En me retournant, mon côté maniaque me donne envie de ranger aussitôt quelques petites choses qui ne sont pas rigoureusement à leur place. Mon bureau est noir, et derrière lui trône l'armoire à disparaître menant directement à mon appartement au petit village voisin. Et de l'autre côté de mon bureau, une cage recouverte d'un tissu brodé, d'où s'échappe des grondements furieux. Comme cette pile de dossiers, que je suis allé chercher le week-end dernier à Londres. Tous concernant mes deux boulots, et si l'un se porte bien, l'autre souffre de mon manque d'instructions.

Mais je dois résister à l'envie de délaisser ce poste pour retourner diriger mes compagnies. Je n'ai jamais été aussi proche —peut-être que pour l'heure, je me contenterais du côté géographique du terme— de ma fille, et je ne dois pas tout gâcher maintenant. Je donnerais mes ordres le week-end suivant. Pas avant. Je m'avance néanmoins vers un dossier écarté, vérifiant ce qu'il contient —encore une guerre qui va éclater quelque part—, et le range soigneusement à sa place, avant que trois coups secs, militaires, presque, ne viennent éclater à ma porte.

Oh mon Dieu, ma fille. Ma fille est là. Je prends une grande respiration, vais pour lui ouvrir, avant de me raviser. Je retourne aussitôt à mon bureau pour fermer le dossier anonyme, et le ranger soigneusement dans un tiroir. Je respire de nouveau, rapidement. Tout va bien se passer. Soit naturel. Il s'agit de ta fille, enfin ! Tu as déjà marchandé avec des terroristes, des extrémistes, et tu étais moins anxieux. Quoiqu'aujourd'hui, je pense que ma fille doit être plus dangereuse que ces types réunis...

Un peu de courage que diable ! J'avance enfin vers la porte, un sourire aux lèvres, rien qu'en repensant aux photos de ma fille. J'ouvre la porte pour la découvrir, décontractée, comme à son habitude, encore dans ses habits de Combattante. Ah, Pandora ! Tu es bien comme moi, toujours au travail.


« Ah Pandora ! Comment vas-tu ? je lui demande en lui tapotant l'épaule énergiquement. Comment se passent tes entraînements ? Je finis par me rendre compte que nous sommes toujours sur le pas de la porte, aussi je l'invite à l'entrer en la prenant par l'épaule pour la faire entrer dans mon bureau. Entre, entre ! Tu veux quelque chose à boire ? Du thé ? Du café ? Je pensais à me faire du chili ce soir, tu voudras venir ?»


Bravo, une avalanche de questions pour la mettre à l'aise. Avec un peu de chance, l'histoire du chili pourra la faire sourire, si elle se rappelle cet épisode où la casserole avait littéralement explosée quand j'avais essayé pour la première fois. Et de toutes les fois après où ma cuisine n'était jamais appréciée à sa juste valeur. Je tire donc sa chaise pour qu'elle puisse s'asseoir, et m'installe pour ma part sur le rebord de mon bureau, gardant toujours cette expression joviale. Que je ne feints pas, en réalité, je suis vraiment content de la voir. J'ai juste peur qu'elle ne soit pas aussi ravie que moi, en réalité.


« Alors, raconte moi tout ? Ils te traitent bien ? Tout va bien ? J'aurais aimé te poser ces questions plus tôt, mais tu n'es jamais dans les baraquements quand je m'y retrouve parfois. Tu n'essaierais pas d'éviter ton vieux père, hein ? je lui demande avec un petit rire. »


Espérons qu'elle ne me demande pas si je préfère qu'elle réponde à cette question par un mensonge diplomatique ou une vérité qui fâche...





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Parchemin rédigé par Pandora Fenwick, Lun 11 Aoû - 15:15
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Qualis Pater, Talis Filia?
Ethan & Pandora Fenwick



Tout en se laissant entraîner à l’intérieur, Pandora cilla face à l’avalanche de question. Elle aurait presque voulu y mettre fin d’une réplique cinglante. Presque. Elle en était encore à se demander si toute cette préoccupation à son égard était authentique ou si cela faisait plutôt partie d’une comédie. Le rôle de dindon de la farce ne lui seyait guère, il fallait dire. Elle n’oubliait pas non plus qu’elle était peut-être en train de devenir paranoïaque.

Elle préféra en rire et, révélant son côté attentif et attentionné , répondit à toutes les questions à la fois, dans l’ordre :

« Je vais très bien, merci, et toi ? Oui les entraînements se passent à merveille, du café volontiers, le chili, je m’en passerais. »

Elle grimaça au souvenir apocalyptique  de sa cuisine que les années n’avaient su effacer. Elle prit le temps d’observer le bureau autour d’elle, rangé à la perfection, comme elle s’y attendait. Peut-être avait-elle davantage de points communs avec son père qu’elle ne le pensait au premier abord ; dans ses élans de pragmatisme aigu, elle aimait l’ordre et cela se sentait. Pandora était persuadée qu’une organisation exemplaire était la base même d’une stratégie propre et réussie.

Les questions suivantes lui firent hausser les sourcils. Par réflexe, elle tira sur les manches de sa tenue pour être certaine que les bleus sur ses bras ne se voyaient pas. Heureusement, son arcade avait guérie depuis son premier combat contre Grigori, autrement, elle se demandait si son père ne serait pas capable de taper un scandale. Pour le coup, cela serait vraiment la fin du monde. La réponse à la question, pourtant, était évidente : on la traitait de façon désastreuse. Son mentor était un tortionnaire, ses horaires indécents, son sommeil malmené et sa patience mise à rude épreuve. Seule une volonté de fer pouvait l’amener à survivre aux deux ans qui suivraient. La bonne nouvelle, c’était qu’il s’agissait là d’une qualité que Pandora possédait. Merci papa.

Elle se laissa tomber dans un fauteuil pour cacher son inconfort, avant de répondre, sur le ton de l’évidence, le tout teinté d’une guillerette ironie :

« Papa, je m’entraîne pour être une Combattante. Je pense que le mauvais traitement fait partie de la formation. »

Elle n’avait certainement pas choisi le métier le plus facile ou le plus sûr, mais Ethan pouvait se réjouir : sa fille était talentueuse et aimait vraiment ce qu’elle faisait.

« T’éviter ? »

Cette fois, elle était davantage outrée. Elle ne l’avait jamais aperçu, c’était évident, mais, plus important : il n’avait rien à faire au manoir !

« Ce ne sont pas des baraquements mais un manoir. Et je ne t’évite pas, je m’entraîne constamment, quand je ne suis pas en cours. »

Qu’il fût dans son école, c’était déjà quelque chose. Qu’il lui courût après dans les couloirs en était une autre. La contrariété de Pandora, de même qu’une certaine lassitude, commençait à se peindre sur son visage. Si son père ne s’éclipsait pas tous les week-ends, peut-être aurait-elle trouvé le temps de le voir plus tôt. Elle garda cette remarque pour elle, ceci dit ; jamais elle ne l’avait autant vu depuis sa naissance, le rapprochement géographique constituait déjà une gigantesque avancée.

Décidée à ne pas se laisser importuner par ce faux pas dans leur discussion, elle enchaîna de but en blanc :

« D’ailleurs, tu arrives à t’adapter, toi ? Avec toutes ces… bizarreries ? »

Magie, fantômes, enchantements en tout genre, armoires à disparaître, étranges confiseries… Pour sûr, Bellarosa et le monde qui s’ouvrait aux petits nouveaux avait quelque chose de fascinant, mais aussi quelque peu oppressant. En deux ans, Pandora n’était toujours pas certaine de sa présence : ne vivait-elle pas un rêve depuis tout ce temps ?

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Parchemin rédigé par Ethan Fenwick, Lun 11 Aoû - 16:31















Qualis pater, talis filia ?
~ Pandora & Co. ~





Heureusement, le goût prononcé des Fenwick pour le café faisait que je n’avais pas à me relever immédiatement pour préparer du thé : ma cafetière est déjà en pleine action, préparant la seule boisson que je sache réaliser à la perfection. Prenant appui sur le rebord de mon bureau, je l’observe s’asseoir, plissant les yeux. Est-ce de la fatigue qui la fait se laisser tomber ainsi sur le siège ? Ou est-ce simplement moi qui m’imagine des choses, pour essayer de trouver une raison pour la protéger davantage ? Je n’aurais su le dire, mais j’aurais pu deviner sa réponse : elle n’avait pas besoin d’être protégée. Tout en la rassurant sur ma bonne santé, je tique imperceptiblement sur les mauvais traitements qu’elle devait endurer. J’imagine sans peine qu’ils doivent être bien pire qu’à l’Armée. Levant mes poings pour mimer une posture de boxe, je ne peux m’empêcher un petit trait en riant doucement.


« Tu sais, s’ils te mènent la vie dure, je peux aller les provoquer en duel ! J’ai été à la guerre ! »


Sentant son agacement suite à ma dernière question, je lève les mains pour m’excuser, me redressant un peu sur mon bureau. Il s’agit de ne pas la froisser immédiatement ! Ce qui me fait aussi penser que je ne sais pas quelle réaction adopter avec elle, tant je connais mal ses mimiques. Il me faudra apprendre à la dure, je le crains.


« Excuse-moi, Pandora. C’est un peu de ma faute, puisque j’imagine que les seuls moments que tu as de libre sont le week-end, et je pars à Londres à chacun d’entre eux. Mais cela va changer, j’ai annoncé certains changements dans l’ordre de ma hiérarchie, qui feront que les directeurs… Je hausse un sourcil, me rendant compte tout à fait tout seul que ces détails n’intéressent personne. Je chasse donc mes dernières paroles d’un revers de la main, profitant de son intervention pour reprendre sur un autre sujet : Je ne t’apprendrais rien en te disant que c’est un monde bien étrange que celui-ci ! Ce qui fait que j’ai beaucoup de choses à apprendre, comme à me méfier des sucreries offertes par mes collègues professeurs… Je crois que c’est un genre d’initiation, dis-je en riant de nouveau. Mais je crois que ce qui me perturbe le plus, ce sont ces fantômes qui traînent dans les couloirs, j’ai envie de leur poser un millier de questions, mais en même temps, je ne sais pas, je me freine. Qui sait comment ils pourraient le prendre, hein ? Peut-être qu’ils ne me remarquent pas aussi, qu’ils me prennent pour une énième momie ! dis-je avec un clin d’œil amusé. »


Et puis, ça n’est pas la seule raison pour laquelle je ne leur pose pas de question, ni à eux, ni à beaucoup d’autres. Pour une raison saugrenue, j’ai l’impression de me bloquer face à eux, quand je veux jouer au trop curieux. Et je ne lui parle pas de mes rêves, non plus. A quoi bon l’enquiquiner avec des détails de vieil homme ? La cafetière me signale alors à grands coups de sifflements que le café est prêt, et je me retourne vers elle en m’excusant auprès de ma fille. Tirant deux tasses sobrement décorées aux couleurs de l’école, je nous sers et reviens vers elle avec le sourire.


« Mais s’il faut reconnaître quelque chose à tous ces magiciens, c’est bien leur efficacité ! J’ai eu un peu de mal avec ça au départ, dis-je en désignant l’armoire à disparaître d’un signe de tête, mais je dois avouer que c’est bien plus pratique que tous ce que j’ai pu nous offrir. »


Avalant une gorgée de café brûlant, je respire profondément en regardant ma fille. Qu’est-ce qu’elle a grandit ! Je me rappelle comme si c’était hier du jour où j’avais donné les instructions pour me contacter directement à l’agent chargée de la protéger, une ancienne militaire surentraînée du nom de Blake ou quelque chose comme ça. Aujourd’hui, ce serait elle qui protégerait les autres. Avec son papa prêt à faire débarquer la cavalerie Moldue en cas de soucis, évidemment. Conscient qu’un silence accompagné d’un long moment à se regarder en chien de faïence pourrait rapidement être dérangeant pour nous deux, je dépose ma tasse, et reprends la parole.


« Tu sais, cela me fait très plaisir que tout se passe bien pour toi. Je n’ai pas encore réussi à trouver mes contacts, mais quand je le pourrais, je garderais un œil sur tes performances en classe… Je relevais aussitôt les mains, pour éviter qu’elle ne me prenne au sérieux : Je plaisante, évidemment. Mais si ce que tu fais te plaît, alors c’est l’essentiel. »


Oh, bien sûr, j’adorerais avoir ses états de service, vérifier que tout va bien, et qu’elle est la meilleure élève que l’école n’est jamais vue. Mais je ne pense pas qu’elle serait d’accord pour que j’y jette un œil, encore moins pour que j’aille parler d’elle à son mentor. Un sifflement courroucé nous parvint de nouveau de la cage, et je me retourne vers elle comme si je venais de me rappeler de sa présence. Ce qui n’est pas entièrement faux.


« Oh ! J’ai failli oublier la raison pour laquelle je t’ai convoqué. Tiens, d’ailleurs, je pense que je pourrais bien te convoquer un soir pour venir dîner ! dis-je avec un petit rire, me relevant pour aller en direction de la cage. J’ai vu que tous tes petits camarades ou presque se baladaient avec des animaux, et à ma connaissance, toi non. Enfin, c’est ce que j’ai cru comprendre. Tu n’en as pas, hein ? »


Tout en parlant, je m’étais mis à côté de la cage, qui tremblait légèrement maintenant, comme si elle sentait qu’on parlait d’elle. Prenant le tissu par un bout, ménageant mon effet, je tire lentement pour dévoiler la bête enfermée, une lionne. Et même, une grande lionne, environ 122 centimètres au garrot. Une lionne achetée spécialement en Afrique, au détriment de nombre de lois (merci Artemis), même si j’ai tout de même veillé à ce que la lionne soit sans famille, afin de ne pas l’arracher aux siens.

Si je passe la plupart de mes week-end à Londres, passant jour et nuit au téléphone, cigare aux lèvres et téléphone sécurisé en main, durant l’un d’entre eux, j’étais allé vérifier mon achat, vérifier sur place qu’elle était en bonne santé, seule, et pas trop agressive envers les humains. Libre et puissante, destinée de toute évidence à ma fille. Qui, je l’espérais, allais l’apprécier… Dans ma poitrine, mon cœur battait un peu plus fort, imaginant déjà sa réaction –et la mienne– si elle ne l’aimait pas. Cela pu s’entendre dans mon ton, peut-être, lorsque je lui demandais, la voix un peu enrouée :

« Elle te plaît ? demandais-je avec une pointe d'inquiétude. »










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Parchemin rédigé par Pandora Fenwick, Mer 13 Aoû - 11:32
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Ethan & Pandora Fenwick



Les provoquer en duels ?
C’était si… Ah ! Pourquoi devait-il jouer au papa-protecteur, soudainement ? Pandora leva les yeux au ciel, mais le laissa s’excuser sans faire de remarques. C’était, après tout, dans son caractère, de savoir prêter oreille à ce que les autres avaient à lui dire. Par contre, elle n’avait jamais imaginé son père aussi bavard. Quelqu’un lui aurait-il jeté un sort ? D’un autre côté, elle devait admettre qu’elle le connaissait bien peu. Quant à poser des questions aux fantômes…

« Je pense que tu peux tenir tes distances, à moins qu’ils viennent papoter. Je veux dire, certains sont sympathiques, mais d’autres… Susceptibles, disons. »

Bien entendu, Pandora avait appris à qui s’adresser et qui éviter sur le tas. Aujourd’hui encore, après deux ans à arpenter l’école, elle n’en demeurait pas moins incertaine de la conduite à tenir face aux êtres ectoplasmiques des lieux. Le temps libre lui manquait pour pouvoir s’attarder davantage sur ces questions. Elle n’en restait pas moins intriguée.

Elle tendit les mains vers la tasse de café tendue et, polie, remercia son père. Sa mère avait toujours insisté sur la politesse et, même si elle faisait régulièrement l’impasse quand il s’agissait de son instructeur diabolique – question de réciprocité – elle n’était jamais avare en bonnes manières le reste du temps.

Alors les professeurs avaient vraiment des armoires à disparaître ? Intéressant…
Pandora se demandait déjà, si, à l’occasion, elle ne pourrait pas profiter de cet outil. Certes, elles étaient conçues pour les cas d’urgence mais, admettons-le, l’urgence était une notion absolument relative. Elle rangea cette information dans un coin de sa tête, tant pour son utilité pratique en toutes circonstances que pour d’éventuelles nécessités plus triviales. Allons, Pandora restait une jeune femme de dix-neuf ans, et il lui arrivait, parfois, de s’amuser aussi – ou de relever des défis un peu stupides.

Ses contacts.
Pandora fronça les sourcils, pinça les lèvres. Il était prof, ou bien espion ? Des contacts ! On se fait des amis, des collègues, on échange des ragots avec les fantômes du coin, mais on ne se fait pas des contacts auxquels on graisse la patte ! Son père était définitivement un être étrange qu’elle ne connaissait que trop peu. Toujours était-il, elle décida d’aborder la question d’une façon plus diplomatique.

« Tu sais, sans aller jusqu’à m’espionner, je pense que tu peux demander mes notes au directeur… »

Non pas que cela la ravissait, mais le directeur, du moins l’espérait-elle, ferait preuve d’un tant soit peu de discrétion. Elle ne voulait pas que des rumeurs courent sur elle dans toute l’école sur comment le paternel gardait un œil sur elle. Il ne manquerait plus que ça. On lui rabâcherait les oreilles pendant des lustres.

Elle tourna la tête vivement vers l’origine d’un feulement.
Qu’avait-il donc manigancé ? Bien sûr, la première réaction de Pandora fut d’imaginer le pire. Elle n’attendait rien de son père et avait toujours pris soin de ne pas s’embarrasser de richesses – ce dernier avait dû vite apprendre que les cadeaux n’étaient pas nécessaires avec elle, voire parfois insultants ; elle s’était souvent imaginé que c’était un moyen d’acheter son affection ou de combler une absence qui ne pouvait être comblée. Toujours était-il qu’en l’occurrence, il n’était pas absent. Elle se força donc à garder un esprit ouvert, et à ne pas réfléchir à quelle réaction elle devrait adopter pour ne froisser personne.

Le tissu dévoila la créature et Pandora en eut le souffle coupé. Elle était sublime, évidemment. Mais plus frappant encore, ses yeux d’une couleur bleu ciel, saisissant d’intelligence. C’était un familier. Diantre ! Que savait son père des familiers ? Que faisait-elle en cage ? Et plus inquiétant encore, la lionne l’accepterait-elle ? Les familiers n’avaient d’animaux de compagnie.

Pandora s’empressa de lui ouvrir sa cage puis, avec une patience incertaine, plongea son regard dans les prunelles de la créature. Elle y lut courage et férocité, l’envie d’avoir une famille à protéger. Des sentiments qui faisaient écho en elle. Lentement, la lionne inclina la tête et Pandora sourit. Elle ne lui avait pas encore adressé la parole – tous les familiers avaient la possibilité de s’exprimer, que ce fut verbalement ou télépathiquement, mais ce début d’affinité était déjà un bon départ. La lionne miniaturisée bondit hors de la cage et alla se poser impérieusement sur le fauteuil qu’occupait Pandora quelques instants plus tôt.

« Elle est magnifique, admit Pandora, mais peut-être aurait-elle été aimable avec toi et t’aurait même adressé la parole si tu ne l’avais pas enfermée. »

Le reproche sonnait quelque peu injuste, mais la lionne émit un petit son indigné pour corroborer ses dires. Avec un sourire indulgent, néanmoins, Pandora délaissa la cage pour faire face à son père.

« Merci beaucoup, ceci dit. J’espère vraiment qu’elle va vouloir rester. »

Car c’était lui qui avait rendu sa rencontre possible avec le majestueux animal, évidemment.

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Parchemin rédigé par Ethan Fenwick, Mer 13 Aoû - 19:53















Qualis pater, talis filia ?
~ Pandora & Co. ~





Pandora libéra aussitôt la bête, me forçant à m’écarter un peu plus. Je n’étais pas —il faut le reconnaître— particulièrement rassuré à côté de cette espèce d’aura de puissance tranquille qu’elle dégageait. Le même genre que si elle me disait : je peux te tuer et te manger sans que personne ne le sache jamais. Tout en la laissant admirer sa nouvelle bête de compagnie, je songe à devoir faire attention, à l’avenir. Le ton qu’elle a pris en prononcer le mot espionnage m’avait soudainement fait prendre conscience que certains mots de mon vocabulaire courant étaient à proscrire, désormais. Comme celui de contacts, ou de renseignement en général. Et tout ce qui concernait l’espionnage, je devrais m’efforcer de ne pas l’employer, ce qui risquait d’être difficile, tout de même.
 
Mais je devrais faire avec. Non pas que j’avais honte de mon métier de courtier, ou tant qu’à faire, que je ne fasse pas confiance à ma fille pour garder le secret sur mes activités, mais moins il y avait de gens au courant, plus le risque diminuerait, et plus elle serait en sécurité. Alors non, je ne lui en parlerais pas. Pas encore. Sans lui mentir, toutefois, si elle me le demandait directement, alors je lui avouerais probablement tout. Je ne lui avais jamais menti, et je n’allais sûrement pas commencer maintenant.
 
Je suis arraché à mes pensées par le bond de la lionne, qui la propulse sur le fauteuil de ma fille. Je l’observe un instant avec le regard de celui qui se demande s’il a eu une bonne idée en offrant une telle bête à sa fille, avant de reporter mon attention sur Pandora. Ses paroles m’arrachent un sourire, et je sais aussitôt que finalement, le choix était bon. Oh, bien sûr, j’aurais pu ne pas la mettre en cage. Je l’y avais fait entrer d’ailleurs au moyen d’une basse ruse, et je n’allais pas la garder près de moi, en liberté avant de la lui offrir tout de même ! Mais le pire, ou le meilleur en fait, dépendant du point de vue, c’était que la lionne semble approuver les dires de ma fille. Enfin, pas que l’on sache vraiment interpréter ce qu’elle dise, mais... vue la situation, cela aurait pu s’apparenter à un accord.
 
Mon seul soulagement, au moins, c’était qu’elle ne nous avait pas attaqués. Et puis, j’avais obtenu les remerciements de ma fille, qui étaient rares, quand j’essayais de lui offrir quelque chose. Même si je sais que l’absence d’un père, mon absence, ne pouvait se régler par des cadeaux, je ne manquais jamais de lui rapporter un petit quelque chose de mes voyages, qu’elle reléguait parfois aussitôt ailleurs, mais… Non, en fait, elle n’était pas gâtée. Elle aurait pu l’être, elle aurait pu tout me demander, être une gosse de riche, mais non. Et j’étais fier d’elle pour ça. Il n’y avait que trop d’enfants de millionnaires qui finissaient par vivre totalement à dépends, décrochaient à l’école et étaient complètement incapables de diriger la compagnie familiale. C’était dans ces occasions que la Fenwick Holding prenait le pouvoir, rachetant l’entreprise… Et renvoyait systématiquement ces enfants gâtés.
 
Enfin, tout ce petit laïus pour dire que ma fille n’était pas comme ça. Ne l’avait jamais été. Et vu la voie qu’elle prenait, ne le serait probablement jamais. D’ailleurs, il était presque assuré que la Fenwick ne soit plus dirigée par un membre de la famille lorsque je me retirerais du business. C’était un peu dommage, mais en travaillant pour Artemis, j’avais compris qu’il y avait des choses auxquelles on ne pouvait s’attacher, même si dans le cas présent, j’espérais bien que cette lionne resterait avec ma fille ! Oh, je me doute qu’on ne peut pas l’obliger, mais ces deux-là, à bien des égards, se ressemblent beaucoup. Et j’ai le sentiment qu’elle vont bien s’entendre. Du moins, je l’espère, ce serait le comble si la lionne s’enfuyait, et que Pandora se mettait à sa recherche. D’autant plus que je me ferais un devoir de l’accompagner…


« Je suis content qu’elle te plaise ma puce. J’aurais été mal barré si tu m’avais demandé de la renvoyer d’où elle vient ! dis-je, un léger sourire aux lèvres. Enfin, si tu as besoin d’un peu plus d’argent de poche pour couvrir ses dépenses, dis le moi, hein, je t’en filerais juste assez, pas un centime de plus, promis ! »


Replaçant machinalement le tissu sur la cage, pour éviter de le laisser traîner par terre, je m’assis sur le bord pour faire face à Pandora. Nul doute qu’elle ferait une excellente Combattante. Elle était une Fenwick, autrement dit, une battante. Et elle était motivée. Plus que jamais. Et je pense que sa conviction, plus que sa disparition du jour au lendemain, m’avait convaincu que quelque chose se passait. Que ça n’était pas un moyen d’attirer mon attention, ou de fuir la maison. Non, elle avait trouvé sa voie. Et si elle n’avait jamais été contactée… Peut-être serions-nous restés à nos places : moi au travail, elle à son école. Et jamais je n’aurais pu entendre ce remerciement sincère de sa part.

A bien des égards, je remerciais cette lubie qui m’avait fait demander un poste de professeur ici : j’avais découvert que j’aimais enseigner, et surtout, j’étais auprès de ma fille. Maladroitement, je m’avance vers elle pour la serrer dans mes bras. Ces démonstrations subites d’affections sont suffisamment rares chez moi pour qu’elles paraissent étranges, et je ne la fis pas durer. Ça n’était pas parce que c’était désagréable, mais, je savais que, comme elle comme pour moi, ça n’était pas dans nos habitudes.


« Je suis fier de toi, Pandora. Fier de ce que tu es aujourd’hui, et je suis sûr que tu t’en sortiras très bien, dis-je d’une voix légèrement enroué, comme si je me laissais aller à l’émotion. »


Mais je ne me laissais pas aller. Je suis trop formaté pour ça ! Un jour, pourtant, il faudra que je lui dise à quel point elle est importante pour moi, et à quel point je suis prêt à aller pour la protéger. Mais pas maintenant. Pour l’heure, je me contente d’un sourire et d’un vague signe de la main.


« Ah, tu as sûrement mieux à faire que de voir ton père se perdre dans ses mots, n’est-ce pas ? demandais-je, tout en me disant que passer la journée avec elle ne serait pas de refus pour moi, mais… Voilà, elle était jeune, et traîner avec son père professeur ne devait pas faire partie des choses « cool » à faire. Tu lui as trouvé un nom déjà ?»








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Parchemin rédigé par Pandora Fenwick, Jeu 14 Aoû - 19:46
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Qualis Pater, Talis Filia?
Ethan & Pandora Fenwick



Pandora eut un sourire indulgent.
Elle pouvait comprendre le potentiel embarras de son père. Elle se serait sentie tout aussi mal si elle n’avait pas apprécié le geste – elle se refusait de considérer son familier comme un cadeau ; un familier choisissait son compagnon et non pas l’inverse – et aurait dû l’expliquer à son père. Ou pire, se retrouver à se débarrasser discrètement dudit cadeau ? Elle pouvait difficilement imaginer une situation plus compliquée ni moins délicate.

La notion d’argent de poche lui fit froncer les sourcils. Non pas de façon réprobatrice. Plutôt songeuse. Certes, la fortune familiale était considérable ; mais y avait-il un moyen de convertir les dollars en Gallions ? Ou bien y avait-il une quelconque réglementation, une limite ? Peut-être devrait-elle évaluer le « un peu d’argent de poche » à la baisse. Quoi qu’elle n’avait pas besoin de s’attarder sur la question : elle n’avait pas besoin d’argent de poche, ou peut-être, plus tard, pour se faire son stock d’armes. Mais dans tous les cas, l’été suivant, elle avait déjà décidé de déposer sa candidature pour les petits boulots du pré-au-lard pour faire des économies. Oui, elle tenait avant tout à son indépendance. Comment pourrait-elle protéger sa Sor’cière si elle vivait aux dépends de son père, si elle devait gérer l’entreprise ? (Bon, elle devait avouer que quelques placements avantageux aideraient probablement son futur vu que sa Sor’cière n’allait probablement pas rémunérer ses services, mais cela n’avait rien d’une priorité. Seulement, c’était utile stratégiquement parlant, en cas de fuite par les moyens moldus, par exemple…)

« T’en fais pas, je m’en sors très bien dans l’état actuel des choses. J’ai tout ce qu’il me faut ! »

Enfin, ouais, elle pourrait renouveler son stock d’armes de lancer, et… La liste serait longue. Mais cela attendrait qu’elle sût dans quelle direction s’orienterait son entraînement cette année-là.

Le soudain élan d’affection la rendit perplexe. Elle rendit l’étreinte maladroitement, marmonna des remerciements embarrassés. Pourtant, fut un temps, elle se jetait avec enthousiasme dans les bras de son père, lors de ses rares visites. L’insouciance de l’enfance, probablement. À moins que ce fut ces deux années de formations qui l’avaient un peu plus sevré des contacts affectueux ? Ou encore, la mort de sa mère, qui avait laissé un vide considérable en elle. Un vide que, elle le savait, son père n’éprouvait probablement pas vraiment. Elle chassa vivement l’idée et se réjouit que son père la libérât plutôt rapidement. Elle non plus, ne préférait pas laisser l’émotion l’envahir et quelque part, la reconnaissance de son père avait pincé une corde sensible. N’était-il pas un modèle, après tout ?

Mieux à faire ?
Elle consulta sa montre. Il lui restait encore un peu de temps. Plus beaucoup, mais elle avait effectivement un cours et une séance d’entraînement qui l’attendait, suivie d’un cours où il faudrait qu’elle luttât pour garder les yeux ouverts – histoire de ne pas perdre du temps à revoir les cours entièrement le week-end. Elle haussa les épaules. Elle avait pris un petit déjeuner assez solide pour se contenter de manger quelque chose de léger rapidement.

Pandora battit des cils, étonnée.

« Mais j’attends qu’elle me le dise… »

Comme si une créature douée d’intelligence n’avait pas déjà un nom ! Du moins, avait-elle pressenti lorsqu’elle avait plongé dans le regard de la lionne. Elle n’avait pas besoin d’être nommée, elle était totalement consciente d’être quelqu’un, un soi. Si elle ne possédait pas de nom… Ah ! Pandora ne pouvait pas imaginer ce que c’était de ne pas posséder de nom, cela serait… diablement perturbant.


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Parchemin rédigé par Ethan Fenwick, Dim 17 Aoû - 11:11















Qualis pater, talis filia ?
~ Pandora & Co. ~





Si cette école avait changé ma fille, son caractère restait le même, surtout en ce qui concernait l’argent. Comme d’habitude, et je m’y attendais quelques peu, elle refusât quelques deniers supplémentaires, même si je pensais tout de même qu’en creusant un peu, je pouvais trouver quelque chose qu’elle désirait. Toutefois, l’asticoter avec ce genre de choses n’était pas une bonne idée, et je le savais. Je prends donc sur moi, décidant d’attendre, attendre ce jour où ma fille aurait besoin de moi, jour où je serais prêt à remuer ciel et terre pour dénicher ce qu’elle voudrait. Regardant l’heure à mon tour, je songe à mon prochain cours, que j’ai fort heureusement fini de préparer la veille, et fronce légèrement les sourcils à la remarque étonnée de Pandora.

J’avais déjà tiqué lorsqu’elle m’avait dit que la lionne aurait pu m’adresser la parole, mais sur le coup, j’avais pensé qu’il s’agissait d’une figure de style, de quelque chose comme ça. Mais apparemment, Pandora ne plaisante pas. Je regarde donc la lionne de travers, l’air légèrement absent. Les animaux ne parlent pas. S’ils parlaient, ça se saurait ! Et ça se verrait, surtout, les médias ne feraient que de parler de ça ! Et cette lionne était dans la nature depuis son enfance, et elle n’a jamais parlé. Du moins, pas que je sache, et mon métier est justement de tout savoir. Alors, non, les animaux ne parlent pas. Du moins, pas les animaux normaux, comme cette lionne… N’est-ce pas ?

Après tout, ce ne serait pas la première bizarrerie que je verrais ici, mais… Que les animaux parlent… Je ne sais pas. Je regarde attentivement la lionne, puis je pose un regard interrogateur sur Pandora, puis à nouveau sur la lionne, en la pointant du doigt. Je pense que mon air hébété est suffisant pour que quiconque puisse comprendre que je suis en pleine réflexion, mais je ne peux empêcher une petite phrase interrogatrice, curieuse.


« Pando… Les animaux parlent ? je demande, presque comme un enfant posant cette question à ses parents après avoir vu le Roi Lion. »


Fronçant un peu plus les sourcils, je me redresse pour observer la lionne plus attentivement, comme si j’espérais que mes yeux se transforment en rayons X et que je puisse constater la présence de cordes vocales. Mais c’est impossible… Et la lionne me regarde avec défi, comme si elle voulait prolonger le suspense, tout en me faisant comprendre qu’ici, dans cette école, tout pouvait arriver. Et cela aussi.


« Mais… Ce n’est pas logique… Comment les Moldus ne peuvent-ils pas le savoir ? je demande dans l’air, comme si je n’interrogeais personne en particulier. »



Etrangement, il ne me vient pas en tête d’exploiter cette information pour le compte d’Artemis, puisque dès qu’une de mes pensée s’y oriente, un mal de tête soudain se fait sentir, et je chasse cette idée d’un revers de main, comme si j’éloignais une mouche. Non, ce qui me vient avant tout à l’esprit, c’est que si cette lionne peut parler, alors cela veut-il dire que tous les animaux le peuvent ? Ou seulement ceux qui sont à Bellarosa ? Oh, j’aurais tant de questions à poser aux différents professeurs, pour satisfaire ma curiosité.

J’avais eu un instant un soupçon d’inquiétude, car si cette lionne pouvait parler, alors peut-être aurait-elle pu raconter que c’était des agents d’Artemis qui l’avait trouvée, mais finalement, je n’avais pas à m’en faire. Il n’y avait aucun moyen pour elle de savoir qui étaient ces hommes qui avaient interrogés les gens des villages pour demander qui elle était —bien qu’apparemment, ils auraient tout aussi bien pu lui demander directement.

Acceptant peu à peu l’idée que les animaux puissent parler, ce qui ne manqua tout de même pas de raviver ma curiosité à propos de toutes ces choses inconnues à l’école, je regarde une nouvelle fois ma montre, songeant à ma tête si jamais elle avait parlé pendant que je la gardais en cage. A coup sûr, j’aurais cherché pendant de longs moments qui me parlait de la sorte, et j’aurais sûrement attribué cela à un fantôme. A un fantôme… Seigneur, rien que cette phrase aurait été incongrue dans ma vie d’avant… Celle d’un humain tout à fait normal, ne se doutant absolument pas d’un monde vivant à ses côtés. Un monde très semblable, et pourtant totalement différent. Incroyable. Revenant enfin sur Pandora, je lui adressais un sourire, avant de poursuivre :


« Tu as faim ? Si tu veux, on peut manger un petit quelque chose rapidement, avant tes cours, et les miens. Pas de chili, promis !»

HJ:
 








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Parchemin rédigé par Pandora Fenwick, Dim 17 Aoû - 11:53
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Qualis Pater, Talis Filia?
Ethan & Pandora Fenwick



Pandora tombait des nues.
Son père était parvenu à dénicher un familier et ce, sans même savoir ce dont il s’agissait ? Elle ne pouvait pas y croire… Et pourtant, son étonnement semblait des plus authentiques. Comment cela se faisait-il que personne ne lui eût dit ? Les gens qui se baladent dans les couloirs avec des animaux saugrenus (alors que le règlement était particulièrement strict sur les vulgaires animaux de compagnie) ? Aucun élève, aucun professeur, aucun familier, personne n’aurait cru bon de prévenir le dernier Moldu en date pour qu’il s’adaptât en conséquence ? Offenser un familier était, après tout, une plutôt mauvaise idée. La lionne ne devait pas en penser moins, car elle secoua la tête avant de descendre du fauteuil, se dirigeant vers la porte en signe de dédain.

« Mais, papa… Ce ne sont pas de simples animaux, bien sûr que ces derniers ne parlent pas. Cette lionne, c’est un familier ; ce sont des créatures magiques qui nouent des liens avec d’autres êtres magiques, Sor’cières comme Combattants. »

Elle hésita à poursuivre son explication en détails, avant d’aviser que le chapitre sur les familiers devait faire des pages et des pages. En premier cycle, à son arrivée, elle l’avait dévoré en un rien de temps, avide de connaissance sur ce monde qu’elle découvrait à peine.

« Tu sais, si tu as assez de temps libre pour te balader, tu devrais plutôt assister aux cours des premiers cycles, ça pourrait-être utile. »

Si son ton frôlait la plaisanterie et son sourire, flagrant d’amusement, donnait à la suggestion des airs de boutades, elle n’en restait pas moins pertinente. Outre les blagues diverses dont Ethan Fenwick pouvait être l’objet, il y avait d’autres choses bien essentielles à savoir pour survivre dans le monde magique. Oh, ciel, quelqu’un l’avait-il prévenu pour le Saule Cogneur ? Ou Peeves ? Ou… Elle réprima son inquiétude. Son père était assez grand pour se débrouiller et certainement encadré comme il le fallait. Sinon, personne ne l’aurait engagé, ce n’était pas comme si on pouvait graisser la patte au directeur, tout de même.

Pandora jeta un regard des plus suspicieux à son paternel. Elle était toujours enthousiaste à l’idée de manger, cela allait de soi, mais… Chili ou non, elle doutait fortement des qualités culinaires du nouveau professeur. En fait, douter était peu dire ; elle réalisait à présent qu’elle craignait le pire.

« Cela va dépendre de ce que tu proposes à manger… »

Si cela venait directement des cuisines du château ou du manoir, peut être alors s’en accommoderait-elle. Non, pas peut-être. Certainement. Probablement Ethan ignorait-il que sa fille avait désormais un appétit gargantuesque ? Être une Combattante, ça en brûlait des calories, tant par le Don, les compétences, son habilité naturelle à être la meilleure, son talent et, bien entendu, les exercices quotidiens. Hé oui, il en fallait des protéines pour développer cette masse musculaire ! Alors si Ethan proposait une paire de sandwiches aux concombres dans un élan de compassion pour les traditions vieillottes du pays où ils se trouvaient désormais, ils allaient rencontrer quelques soucis. Pandora avait déjà décidé qu’elle ne se plaindrait pas, qu’elle engloutirait le repas sans se faire prier puis, de façon moins civilisée, irait faire une pause pour un casse-dalle monumental par la suite. Les elfes de maison possédaient un talent considérable pour la cuisine et la jeune femme en profitait clairement.

Se tournant vers la lionne mais n’osant par lui s’adresser à elle tant qu’elle les ignorait, elle se demanda si le félin avait faim, aussi. Certainement son père avait pris soin de la nourrir, mais… Si elle n’aimait pas la viande crue ? Elle devait avoir ses propres goûts…

La désignant du menton, elle interrogea donc son père :

« Comment a-t-elle mangé depuis qu’elle est ici ? Pas de souci d’appétit ? Elle avait l’air contente ? »

Comme toujours, Pandora savait se montrer attentionnée sous ses dehors un peu rudes. Et elle espérait de tout cœur que ces attentions en question feraient sortir son familier de sa coquille.

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Parchemin rédigé par Ethan Fenwick, Mar 19 Aoû - 11:11















Qualis pater, talis filia ?
~ Pandora & Co. ~





Visiblement, je devais être le seul à ne pas être courant, vu la tête que tira Pandora. Enfin, était-ce si banal de voir des animaux parler ? Personne n’avait-il été Moldu avant ? Mais plus grande question encore, comment avais-je donc pu faire pour lui ramener une créature magique, et non pas un bête animal ? Etait-ce de la chance ? Non, me souffla quelqu’un dans ma tête. La chance n’existe pas. J’ai été guidé. Peut-être que les gens chez Artemis savaient… Non. Comment auraient-ils pu savoir ? Tout cela est décidemment très étrange, mais finalement, tout va pour le mieux, non ? Secouant la tête en essayant d’adopter une mine décontractée, je lève une main en riant doucement.


« Peut-être qu’effectivement, je ferais mieux d’assister aux cours de premier cycle. Cela dit, je ne crois pas que les élèves seraient parfaitement rassurés de voir un de leur professeur assis à côté d’eux ! dis-je d’un ton amusé, avant de reprendre un ton sérieux : Je vais vraiment m’y mettre par contre. Trouver des livres, et les finir rapidement pour ne plus passer pour le dernier des imbéciles ici... »


Cette pensée, loin de me faire honte, me réjouissais, en réalité. J’adorais apprendre, et si je n’avais pas encore ouvert ces vieux livres des premières années, ça n’était pas pour une quelconque fierté, qui aurait de toute façon été déplacée, non, c’était tout simplement par manque de temps. Mais maintenant que je pouvais m’apercevoir de l’étendue de mon manque de connaissance, ça n’était pas quelque chose que je pouvais facilement laisser de côté. Et la perspective de me plonger dans des livres, cigare et flasque d’un bon alcool à portée était des plus attirantes. Je sais que nombre de personnes détestent par la suite entrer dans mon cabinet par la suite, mais pour moi, ces petits moments passés tranquillement faisaient partie des choses qui me plaisaient véritablement.

L’appréhension de ma fille quant à mes capacités en matière de cuisine était totalement justifiée, et à vrai dire, je n’avais même pas songé à préparer les choses moi-même, pas alors que les cuisines de l’école et les petits elfes de maison pouvaient fournir tout ce que nous voulions d’un simple claquement de doigt. Je me relevais donc, songeant à toutes les fois où je m’étais essayé à la cuisine sans pour autant parvenir à rendre un plat potable, et lui adressais un sourire. Prenant mon manteau de derrière ma chaise, je rassurais ma fille :


« Ne t’en fais donc pas, allons plutôt dans la Grande Salle pour demander quelques petites choses. Je ne voudrais pas t’empoisonner alors que tu t’entraînes si dur. Je suppose que tu fais attention aux protéines, et autres choses incompréhensibles que tu prends ? »


Ce serait une chose qui ne m’étonnerait pas trop. Dans ma tête, ma fille suivait le régime destiné aux super soldats, aux Forces Spéciales ou autre, ou chaque repas était quantifié, analysé, afin d’en faire ressortir le meilleur ratio entre apport en énergie et prise de calories. En Birmanie, j’avais déjà goûté à ce qu’ils appellent « la grande gastronomie », sorte de petit cube plus petit que la paume de la main, contenant toutes sortes d’aliments lyophilisés et mélangés, destinés à être sans odeur, sans trace, et parfait aliment pour toutes sortes d’activités physiques sans surcharge de tel ou tel élément. Et évidemment, comme tous les mets cuisinés par l’armée, la chose en question avait autant de goût qu’une peau de limace restée trop longtemps au soleil.

Ce qui était très loin de tout ce dont les elfes proposaient ici. Et c’était d’ailleurs ainsi que j’avais pu nourrir la lionne, insistant pour le faire moi-même. Trouver ce qu’elle aimait n’avait pas été très difficile, quand on est à la tête du plus grand réseau d’information de la planète. Alors dire que je l’avais bien nourri serait loin d’être un mensonge. J’étais si inquiet qu’elle ne plaise pas à Pandora que j’avais tout fait pour que la lionne se sente à l’aise, sans pour autant la libérer de sa cage, ce pourquoi elle m’en voulait toujours un peu, apparemment. Enfin, tant que c’était agir de façon un peu vexée, et qu’elle ne me sautait pas à la gorge, je pouvais m’en contenter pour l’instant.


« Cette lionne, et ça n’est pas peu dire, a été plus gâtée que toi Pandora ! Je suis allé lui chercher ses petits plats auprès des elfes, sachant ce qu’elle aimait manger quand j’ai interrogé les habitants du village près duquel je l’ai trouvé, dis-je avec un sourire. Mais je crois qu’elle a une folle envie de goûter à un de ces petits elfes, continuais-je en plaisantant. Sinon, elle avait l’air contente, jusqu’à ce que je la mette sous ce tissus pour te faire la surprise. Je crois que j’éviterais, à l’avenir. »


Fermant la porte de mon bureau, utilisant cette clé bien ancienne, et bien vieillotte (bien que très efficace malgré tout…), je sortis dans le couloir avec ma fille, un petit sourire aux lèvres alors qu’un de mes collègues passait près de nous, me saluant d’un air ravi. Allez savoir s’il était ravi parce qu’il passait une bonne journée, ou parce qu’il venait enfin de voir ma fille dont je parlais si souvent. Si pour ma part j’étais au moins tout aussi ravi que ce brave professeur, je devais me douter que ça ne devait pas être le cas de ma chère Pandora.


« Prête à t’afficher aux côtés de ton vieux père ? je demande d’un ton amusé. »








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Parchemin rédigé par Pandora Fenwick, Mar 19 Aoû - 15:19
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Un régime ?
Pandora se contenta d’hausser les épaules en une réponse évasive. S’il y avait un régime spécifique, elle n’était pas au courant. Le physique des Combattants tenait davantage du don que de son alimentation et, vu les quantités astronomiques qu’elle était capable d’engloutir, il était peu probable qu’une alimentation davantage protéinée influençât réellement sa forme. Elle finit néanmoins par répondre à son père, peu encline à le laisser dans le vague ; valait mieux le prévenir dès à présent plutôt que de lui faire une surprise une fois attablés :

« Pour être tout à fait franche, je me contente de manger de tout. Et beaucoup. »

Vraiment beaucoup, fut elle tentée d’ajouter. Mais dans un désir de ne pas trop affoler son père, elle s’abstint.

Au lieu de cela, elle écouta patiemment la réponse concernant la lionne, heureuse d’apprendre qu’elle n’avait pas été traitée comme un vulgaire animal. Outre la cage. Si la susceptibilité de la lionne avoisinait celle de Pandora, elle bouderait probablement son kidnappeur pendant un long moment. Tant qu’elle ne décidait pas de lui trancher la gorge dans son sommeil, Pandora pensait que ça irait.

Comme si elle avait lu dans ses pensées, la bête se tourna vers elle et la fixa dans les yeux… était-ce là un éclat d’amusement qu’elle lut dans les prunelles azur du félin ? Pandora  chassa la surprise de ses traits pour lui sourire de toutes ses dents, heureuse que sa petite blague intérieure l’amusât. C’était plutôt un bon début.

« Bon, tu me feras parvenir une liste de ce qu’elle aime, alors ! » plaisanta Pandora en retour.

Elle espérait vraiment que, d’ici là, elle lui adresserait la parole. Visiblement peu intéressée à l’idée de rester enfermée dans le bureau de son paternel, la lionne se dirigea de son pas souple et silencieux vers la porte, attendant qu’on l’y rejoignît. Sans se faire prier, Panda termina son café d’une traite avant de prendre la direction de la sortie à son tour, ouvrant la porte pour laisser le félin explorer le couloir. Elle était à peu près certaine que la lionne les suivrait à travers le château. À peu près.

Elle sourit poliment au professeur – un peu trop heureux de vivre, celui-là – qui passait par là.

Si elle était prête à s’afficher avec son père ? Pas certain…
Une chose était sûre, elle ne pourrait pas joyeusement s’incruster à la table des professeurs ! L’inverse – que ce fût son père qui s’installât à une table étudiante – lui paraissait tout aussi peu probable. Un rapide coup d’œil vers la fenêtre lui annonça que le temps était plutôt clément et, elle partait déjà dans l’idée de remplir des assiettes dans la Grande Salle pour ensuite manger dans le parc. Cela éviterait ainsi les complications d’ordre réglementaires et cela ne risquait de blesser aucun d’eux ; le Parc, très fréquenté, était tout sauf une cachette. Pas question de vexer son père non plus.

« Je suis prête à m’en mettre plein la panse, surtout », rétorqua-t-elle avec un grand sourire.

On avait vu plus glamour comme réplique, mais, avouons-le, Pandora ne faisait pas partie de ces femmes coquettes, élégantes ou coincées. Elle était féroce et déterminée, directe et prétentieuse et pour rien au monde elle dissimulerait son enthousiasme à l’idée de dévorer un repas bien mérité.

Sur ce, ils s’en furent pour un repas bien mérité et fort agréable, quoi que trop court. Mais allons, il ne fallait pas non plus mettre la charrue avant les bœufs ; il faudrait à Pandora et Ethan bien plus de temps pour s’apprivoiser qu’il n’en faudrait pour Pandora et sa lionne. Les antécédents de leur relation étaient, après tout, bien ancrés et peut être même qu’un jour, elle découvrirait l’existence puis l’origine des cauchemars du père Fenwick. Et là…

Terminé !


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