Points des maisons
FER : 144 points
EMERAUDE : 25 points
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CRISTAL : 125 points
SAPHIR : 95 points
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PERSONNEL : 25 points
FANTÔMES : 0 points

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Lettre reçue le : 10/07/2014
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Localisation : Dans sa tour d'ivoire en train de dessiner !

DOSSIER SCOLAIRE
INVENTAIRE:
PETITES CHOSES A SAVOIR: ❖ Mon vrai nom est Delanay. ❖ J'ai choisit de m'appeler Odgen ❖ Je ne sais pas qui sont mes vrais parents et je n'ai jamais cherché à le savoir. ❖ Je vis à Bellarosa, que je considère comme ma nouvelle famille. ❖ Je suis fasciné par les combattants, par les hommes en général en fait. J'en suis presque jalouse ❖ Un jour je serais créatrice de mode ou artiste peintre.
LIENS: Peter Peakes : lié à lui, il est mon combattant

Parchemin rédigé par Leopoldine C. Odgen, Lun 11 Aoû - 14:49
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Espérance Dily & Léopoldine Odgen & D. Cináed Dawlish


flashback:
 

« Quoi ? Tu t'es encore fait coller ?
« Ho mais qu'est-ce que ça peut te faire ! C'est pas tes oignons. En plus pour une fois que c'était pas de ta faute.
« Ta faute ? Mais j'imagine quand même que tu l'a cherché non ? On ne donne pas une retenue pour rien !
« Calme-toi merde ! C'est ma vie, occupe toi de la tienne ! Tu n'es pas vraiment la mieux placée pour me donner des leçons.
« Au moins si tu ne vivais pas ta vie dans cette salle de retenue peut-être qu'on pourrait imaginer gagner des points. Tu nous en fais perdre toutes les cinq minutes.
« Rho bah vous avez qu'à être plus bosseur. Je te dis que ce n'est pas de ma faute !

Léopoldine frappa dans la chaise qui se trouvait devant elle. Pourquoi tout le monde se permettait de lui donner des leçons. Peter lui avait le droit, Hannah le faisait de manière subtile, mais tous ici se permettaient de critiquer son caractère. Ils voulaient qu'elle arrête d'être ce qu'elle était. Ils voulaient qu'elle cesse. Ah, mais Léo savait très bien ce que tout le monde voulait d'elle : le genre de fille qu'elle détestait, gentille à souhait, mignonne, innocente, courageuse, mais qui pouvait montrer une certaine faiblesse et qui avait toujours besoin de ses amis. Une vraie fille parfaite, une fille dont on mourrait d'envie de lui arracher ses cheveux de perfection, les lui scalper et les attacher sous les aisselles d'une statue. Puis lui mettre un coup de poing dans le ventre, puis dans le menton, la laisser tomber à terre, attendre que les autres arrivent pour soulever la fille parfaite et l'aider, car elle est gentille, pour finir par se prendre une retenue et un avertissement pour cette violence. La chaise tomba dans un bruit sourd, quoiqu'un peu strident. Léo observa par la fenêtre, n'écoutant même plus Astraía qui lui parlait à côté d'elle. Ha cette fille ! C'était la fierté des cristals. Toujours première ou presque, ayant une gentillesse sans limite, mais un regard froid distant et capable d'être très vicieuse lorsqu'elle le désirait. Elle défendait les plus miséreux, ceux qui étaient touchés par l'injustice administrative. Plus d'une fois elle avait défendu Léopoldine, avant de se rendre compte que la blonde aux cheveux courts cherchait les ennuis par tous les moyens ou presque. Parce que là où l'injustice pouvait gêner certains, Léo n'irait jamais dénoncer quelqu'un.Elle préférait tout prendre sur le dos plutôt que de laisser quelqu'un affronter ça toute seule. Parce que Léo était bien plus forte que ce dont elle avait l'air. Astraía lui secoua l'épaule, voyant que son amie ne l'écoutait plus. Léo lui lança un regard de braise, celui qu'elle utilise lorsqu'elle n'aime pas être dérangé. On était samedi. Il faisait beau et la seule chose que voulait la cristal c'était aller nager, voir Peter et Hannah - Drew aussi tant qu'à faire - et s'amuser un peu. Mais en aucun cas elle avait envie de voir Espérance Dilys. Elle allait devoir la supporter toute la journée, cette rubis qui s'en était pris à elle parce qu'elle l'avait transformé en lapin. Cette fille aux allures coincées qui comme pour prouver au monde entier de ne pas se fier aux apparences c'était permis de lui donner des leçons tout en étant désagréable. Espérance avait un égo sur(dimensionné. Elle se pensait meilleure, avait même dit que les cristal étaient nuls ou l'avait plus ou moins sous-entendus en prétextant que Léopoldine aurait pu aller dans la maison Emeraude ou Saphir. Et elle avait fini par l'insulter ouvertement, pour se flatter elle-même. Autant Léo n'avait rien de bien méchant contre Espérance, autant cette dernière semblait vouloir chercher les embrouilles. Et si elle voulait trouver Léopoldine Odgen, elle la trouverait.

Léo se leva. Astraía avait arrêté de parler et commençait à lire un livre. La jeune cristal s'en alla vers le dortoir, pris son carnet à dessin qu'elle rangea dans la poche intérieure de sa veste en cuir masculine, puis sortit de la salle commune. Il y avait peu d'élèves dans les couloirs. Tous étaient dehors sans aucun doute. Et Léopoldine aurait adoré être avec eux. Elle balança un coup de pied dans le sol. Ses DOC Martens n'eurent rien évidemment, mais elle sentait la rage monter en elle. Léopoldine aurait eu envie de fumer, si elle avait pu, mais elle ne pouvait le faire que lorsqu'elle allait à pré-au-lard ou en dehors de Bellarosa, ce qui n'arrivait pas souvent. Elle se rappela ce qu'avait dit Espérance par rapport à ses frères. Oui elle avait peut-être beaucoup de frères, mais Léopoldine savait ce que c'était de ne plus rien avoir. La rubis l'avait traité de pourrie gâtée sans même savoir que Léo vivait grâce à Bellarosa, qui était maintenant sa nouvelle famille et que tous ses fringues étaient retravaillés par ses soins, qu'elle était obligée de créer ses habits par elle-même et de travailler pendant les vacances d'été, dans des magasins de moldu. Non bien sûr la rubis n'en avait aucune idée. Personne ne le savait officiellement. Enfin beaucoup savaient qu'elle vivait au château, mais ils pouvaient sans doute s'imaginer qu'elle avait des parents très pris, qui vivaient loin ou autre chose.Elle monta l'étage qui la conduisait au rez-de-chaussé. Certains élèves qui n'étaient pas déjà sortis ou rentrer chez eux, accouraient pour aller dehors. Léopoldine les observa sans rien dire. Nombreux furent ceux qui la virent, une fille avec un jean troué, une veste en cuir masculine ne passe pas forcément inaperçue. Ce n'était pas encore l'heure d'aller en retenue. Soudain elle entendit une voix dans sa tête. Celle de Bédros. Il lui montra Peter qui s'entraînait. Dehors. Ah oui Bédros avait trouvé Peter. Son familier aimait bien le combattant avec qui il s'était lié. Léopoldine sourit et lui expliqua qu'elle ne pouvait pas venir les voir tous les deux, car elle devait aller en retenue. Bédros soupira et elle entendue clairement le mot « encore » résonner dans sa tête. La cristal s'offusqua mentalement « Ce n'est pas ma faute, c'est la faute à Espérance Dilys ! ». Avant qu'il ne la contredise, elle lui raconta rapidement la conversation avec Astraía, disant qu'elle avait compris la leçon. « Je suis d'accord avec elle ! ». Léopoldine ne dit rien se rendant compte que son heure était venue. « Je te retrouve dans la salle commune lorsque j'ai fini ». Pour une panthère, Bédros avait un caractère très paisible. Il était sage. Il savait ce qu'était l'injustice, l'ayant subi de nombreuses fois lorsqu'il était dans le cirque d'où Léopoldine l'avait arraché. Là où la jeune cristal ne voyait pas forcément les responsabilités comme des choses d'importances, Bédros ne cessait de lui répéter que c'était essentiel d'en avoir. Mais il avait également vu l'aventure qu'avait subi Léo avec Espérance. Il aurait préféré que sa soeur d'âme se taise, mais son franc parlé avait pris le dessus. Il la comprenait bien. Pourtant, tout comme Peter essayait désespérément de faire changer la cristal sur ce point, Bédros tentait de lui instaurer des idées de bon sens dans la tête. Sans grands résultats.

Léopoldine monta les escaliers qui l'emmenaient aux premiers étages. La retenue se passait dans une classe. Ce n'était pas bien compliqué, le but était de ne rien faire. Ils devraient rester assit pendant trois heures sans rien faire. Peut-être parler si le surveillant les autorisait, mais c'était pour les insister au calme. L'ennuie. Les deux allaient connaître l'ennuie le plus profond du monde. Léopoldine n'hésiterait pas à parler si elle s'ennuyait, peu importait ce que dirait le surveillant. Elle parlerait avec lui si nécessaire. Elle avait l'espoir qu'Espérance ne partirait pas au quart de tour et ne briserait pas à nouveau les fenêtres. Vraiment cette fille avait besoin de contrôler ses pulsions. Léopoldine espérait qu'un professeur se rendrait compte tôt au tard que cette fille avait un problème.  Et il pourrait l'aider. Autant Léopoldine pouvait être méchante voire dangereuse, autant Espérance était juste dangereuse. Un jeu. Oui bien sûr elles s'étaient amusées toutes les deux, jamais elle ne pourrait dire le contraire, mais il y avait des limites au jeu, des règles à respecter. Et Espérance ne semblait pas les connaître. La porte de la salle de classe était déjà ouverte et miss Dilys se trouvait déjà dans la pièce. Léopoldine échangea un regard avec elle et alla s'asseoir. Elle posa les pieds sur le bureau en face d'elle. Le silence s'installa alors qu'elles attendaient le surveillant. Elles avaient au moins dix minutes d'avance ou cinq peut-être. Léopoldine en profita pour parler ;

« Cet après-midi va être mirifique, je sens ! Tu te rends compte, nous deux enfermées dans une pièce alors que tout le monde est dehors à profiter du beau temps si rare. Ça va être dommage que tu ne puisses pas imposer ta si élégante et admirable présence aux autres.

Léopoldine lui lança un sourire. Si Espérance partait au quart de tour, cet après-midi serait longue très longue, quoique fort amusante. Mais Léo se sentait d'humeur joyeuse aujourd'hui. Bien qu'elle n'appréciait pas le fait d'être en retenue, même si elle avait l'habitude. Oui l'habitude, qu'on la critique là-dessus ce n'était rien. C'était normal. Qu'on lui donne des leçons par rapport à ça, puisqu'ils le font tous, que personne ne se gêne.

cap ou pas cap:
 

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DOSSIER SCOLAIRE
INVENTAIRE: vide
PETITES CHOSES A SAVOIR: Catholique pratiquante quand ses traditions reprennent le dessus ✻ pense constamment à sa famille qui lui manque énormément ✻ couve une haine dévorante contre a peu près tout le monde ✻ déteste le monde et ses promesses horribles ✻ ne crois personne et surtout pas elle-même ✻ espère secrètement retrouver son frère ✻ n'a jamais oublié son premier amour ✻ est toujours vierge mais le garde au fond d'elle même ✻ a une dépendance secrète ✻ a énormément de mal à se faire des amis ✻ est terriblement timide ✻ cache un caractère fougueux et sans pudeur
LIENS:

Parchemin rédigé par Espérance Dilys, Lun 11 Aoû - 15:35

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LEOPOLDINE, CINAED & ESPERANCE
Et alors que le soleil enflammait la journée, la jeune fille sourit. Elle était seule au monde, qu'elle plus belle sensation que celle de se sentir comme maître du monde et sans rien avoir à gérer.
Espérance se souvenait parfaitement de la discussion que les deux jeunes femmes avaient eu. Enfin, si l’on peut appeler ça une discussion. Elles avaient les deux raisons sur certains sujets et tord sur d’autres. Espérance avait été élevée dans l’idée de faire le bien mais avec l’expérience, elle s’était rendu vite compte que ça ne servait à rien d’être gentille pour être gentille. Il fallait l’être quand la personne le méritait et ne cherchait pas tout le temps à faire du mal, à bousculer, à se vanter, à profiter de la situation. Alors elle avait cessé d’être gentille avec ceux qui ne l’étaient pas avec elle. A la provocation, elle répondait, à l’agression, elle répondait, mais seule la gentillesse avait en retour, de la gentillesse. A cause de sa naïveté, de son insouciance et de sa gentillesse exagérée, elle avait perdu des gens qu’elle aimait, du plus profond de son âme.  Et jamais elle n’arriverait à s’en remettre.
Ce jour-là elle devait donc aller en retenue avec la jeune Dilys. Elle n’en était absolument pas ravie à vrai dire. Mais bon, elle s’y faisait et sa maison aussi. Comme tous les week-ends, elle était à l’école, sachant pertinemment qu’elle ne pouvait rentrer en Pologne pour deux jours. Elle enfila un jean slim, un petit t-shirt en dentelle, légèrement décolleté, des talons, attacha ses cheveux en queue de cheval et s’en alla. Aleksy sur les talons. Ils se séparèrent dans les couloirs, il n’avait pas très envie de passer sa journée dans une salle de classe alors qu’il faisait super beau. Espérance était d’accord, c’était une belle journée, mais la troupe d’élèves ameutées dans l’école et jacassant partout gachaît toute la beauté du moment. Elle en avait plein le dos d’être toujours à l’école et de devoir supporter les mêmes élèves. Surtout qu’elle supportait plus certains comportements, elle allait sans doute sortir de ses gonds devant pas mal de monde si ça continuait. Enfin, elle n’en ferait rien aujourd’hui, elle voulait préserver son self control pour la journée. Et la lunatique qu’elle était savait combien cela allait être difficile. Faisant claquer ses talons dans les couloirs, elle se tenait toujours aussi droite et son expression – glaciale – fit fuir quelques élèves qui la croisèrent. Asociale ? Presque, elle ne voulait juste pas s’attirer d’ennuis ou pire, de démonstrations d’affections. L’amour était une faiblesse qu’elle ne se permettrait pas, même avec ses amis – très peu nombreux – elle était distante et ne faisait pas de grandes démonstrations d’affection, mais elle était comme ça depuis des années. Arrivée à la hauteur de la salle de classe, elle sourit la voyant vide. Comme à son habitude, elle était légèrement en avance. Elle se glissa dans la salle, alla aux fenêtres et fit voleter dans l’air quelques flammèches. Elle était sereine et un sourire ravie flotta sur son aile quand elle croisa dans le ciel des Hippogriffes. Sous ses traits altiers, c’était une jeune femme plein de vie qui aimait profiter des moindres plaisirs de celle-ci, mais cette jeune fille-là était en permanence dévorée par une haine intense et une jalousie maladive pour toutes les personnes heureuses qui ne connaissaient rien au malheur. Elle soupira distraitement, sa campagne polonaise et ses frères lui manquaient terriblement, elle passa sa main dans sa queue de cheval et se détourna de ses pensées, allant s’asseoir au milieu de la pièce.

Devant elle, quelques feuilles de papier, où elle avait griffonné quelques sor’tilèges anciens, dénichés dans la réserve de l’école. Elle aimait savoir, apprendre et profiter de son savoir et il faut dire que les quelques mots griffonnés sur ces papiers l’intriguait fortement car malgré toutes ses connaissances, elle n’arrivait pas à les comprendre, à les déchiffrer. Elle se doutait clairement que ce n’était pas des connaissances de son niveau et qui lui était sans doute interdite, mais elle aimait le goût du risque. Entendant des bruits de pas, elle glissa dans sa poche la feuille griffonnée de son écriture minutieuse. Laissant les autres feuilles, remplies de choses en tout genre.
D’un coup d’œil, elle vit entrer la jeune Léopoldine dans la salle, elle était vêtue de manière « rebelle » tout en gardant une certaine féminité. Et bien que cela lui déplût de le reconnaître, sa tenue lui allait très bien. Espérance détourna rapidement ses yeux de la jeune femme, ne voulant pas s’attarder sur elle. Elle reprit une posture et une mine neutre, étant trop de bonne humeur pour paraître froide et glaciale. « Cet après-midi, va être mirifique je le sens ! Tu te rends compte, nous deux enfermées dans une pièce alors que tout le monde est dehors à profiter du beau temps si rare. Ça va être dommage que tu ne puisses pas imposer ta si élégante et admirable présence aux autres. » Un léger tiraillement sur ses lèvres représenta un léger demi-sourire lors de la réflexion de la cristale. Oui c’était bien dommage qu’elle ne puisse pas aller nager ou voler en cette période mais elle s’en moquait. « Oh mais tu sais, ma présence te seras une excellente opportunité pour t’apporter élégance, politesse et, enfin, ce genre de choses. » Lui répondit-elle, une expression joyeuse dans les yeux. Un ton taquin avait prononcé ses paroles  et – chose étonnante – ses sauts d’humeur semblaient loin derrière elle pour le moment. Elle ne fit donc pas attention à la personne qui entra dans la salle, mais elle ressentit une présence plutôt, mécontente, entrer dans la pièce. Quand elle releva les yeux, cette personne était devant les deux jeunes filles. Apparemment, il ne semblait pas ravi d’être là. Un rapide coup d’œil dans sa mémoire visuelle et la jeune femme se rendit compte que c’était Monsieur Dawlish qui allait les surveiller. Elle grimaça pendant quelques secondes. Les rumeurs filaient avec bon train sur ce professeur et bien qu’elle ne prêta pas oreilles à tout ce qui se racontait, elle se méfiait de tout le monde et surtout des personnes qui étaient au cœur même des rumeurs de l’école. C’était toujours ça de prit. Un rapide coup d’œil en direction de Léopoldine ne lui donna pas plus d’indication que ça, elle ne semblait ni déçue, ni ravie et comme elle, elle s’accommodait de la situation.

code by Silver Lungs
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Lettre reçue le : 02/07/2014
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INVENTAIRE: Chocogrenouille
PETITES CHOSES A SAVOIR: Professeur d'armement.
LIENS: cf. fiche

Parchemin rédigé par D. Cináed Dawlish, Dim 17 Aoû - 0:08

❝ I'll be ready to suffer it all


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Sans même adresser ses salutations aux élèves déjà présentes, Cináed traversa la salle d'une démarche agressive, bien décidé à ne rien dissimuler de son aigreur à se retrouver confiné au château en compagnie de deux gamines pas assez futées pour ne pas se faire pincer. D'ailleurs, il ne savait ce qui le rendait le plus furieux de leur stupidité ou de la punition encore moins brillante qui avait été choisie pour elles. Et devoir imposer une telle imbécillité à des élèves qui n'étaient même pas les siennes n'améliorait guère son humeur. Aussi ne prévoyait-il guère de se montrer affable durant cette retenue. En arrivant à hauteur d'une des Sor'cières, il laissa la cagette de bocaux ─ emplis de crapauds ─ qu'il transportait s'écraser sur son pupitre.

« Il semblerait que ce processus n'ait aucun secret pour vous alors je vais vous la faire courte : vous m'éviscérez ça proprement et en silence. Ordres de Rathoriel, lâcha-t-il d'une voix monocorde. »

Sans daigner leur accorder un regard, il rejoignit le bureau leur faisant face et, avec une pensée pour tous les sourcils que cela aurait fait froncer parmi ses collègues, s'y installa en posant nonchalamment les pieds sur la surface. D'une de ses poches, il tira l'in-folio qu'il trimbalait partout et, comme si de rien n'était, entreprit de retrouver le passage où il s'était arrêté la veille au soir.

« Officiellement, reprit-il d'un ton plus enjoué mais où pointait un agacement non-dissimulé, vous avez toute la journée si ça vous chante mais je ne m'y risquerai pas. Vous comme moi avons bien mieux à faire alors vous devriez vous agiter et vous y coller. »

Qu'elles aient compris ou non, il ne prit guère la peine de le vérifier, se plongeant aussitôt dans sa lecture pour oublier cette ridicule situation. Pourtant, s'il se montrait parfaitement honnête envers lui-même, il se savait responsable de sa mauvaise fortune. S'attarder à la table du petit-déjeuner, rêvassant au-dessus de son café, n'avait fait que l'offrir aux griffes de Rathoriel qui, le coinçant entre le beurre et un pichet de jus de citrouille, son légendaire sourire narquois accroché aux lèvres, s'était empressée de lui refiler ses corvées. Et sa vision douteuse d'une punition instructive, par la même occasion. Bien que personne n'ait jamais pu lui tenir tête, il aurait dû se montrer plus ferme dans son refus et ne pas laisser Rathoriel lui faire ravaler ses protestations d'un simple haussement de sourcils. Elle avait beau être sa supérieure, s'il avait campé sur ses positions, il aurait pu déambuler dans les rues de Londres, en ce moment même, aux côtés de sa jeune soeur et profiter d'une journée loin du château. Au lieu de quoi se retrouvait-il contraint de baby-sitter des Sor'cières et de subir les bruits peu ragoûtants provoqués par leur absurde châtiment. Si cela n'avait tenu qu'à lui, tant qu'à leur imposer une retenue aussi peu instructive, il les aurait envoyées faire des tours de parc jusqu'à ce qu'elles s'effondre d'épuisement. Au moins, leurs Combattants auraient été ravis de les découvrir endurantes en cas de fuite! Mais non, Rathoriel s'était sentie obligée de lui imposer sa vision quasi sadique d'une bonne leçon et...

« J'oubliais, lança-t-il tout d'un coup. Cette chère Rathoriel m'a bien précisé que vous ne deviez en aucun cas vous servir de la magie pour travailler mais elle n'a rien dit à propos de vos tenues... N'allez pas vous imaginer que je suis soudainement généreux mais, si vous vous protégez, je suppose que vous éviscérerez avec plus d'entrain, pas vrai? »

Pour la première fois, il leva les yeux dans leur direction et leur adressa un sourire goguenard.

« Et si vous vous décidiez à ensorceler des ustensiles pour que la tâche soit plus aisée... Personne ne m'a parlé de la magie que vous pourriez utiliser indirectement, acheva-t-il joyeusement. »

Si Rathoriel venait à l'apprendre, il était fort à parier qu'elle n'apprécierait guère qu'il ait joué au plus malin mais, après tout, elle savait probablement à quoi s'en tenir lorsqu'elle avait choisi de se décharger sur ses épaules.

•••

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PETITES CHOSES A SAVOIR: ❖ Mon vrai nom est Delanay. ❖ J'ai choisit de m'appeler Odgen ❖ Je ne sais pas qui sont mes vrais parents et je n'ai jamais cherché à le savoir. ❖ Je vis à Bellarosa, que je considère comme ma nouvelle famille. ❖ Je suis fasciné par les combattants, par les hommes en général en fait. J'en suis presque jalouse ❖ Un jour je serais créatrice de mode ou artiste peintre.
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Parchemin rédigé par Leopoldine C. Odgen, Jeu 18 Sep - 11:02
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Espérance Dily & Léopoldine Odgen
Espérance Dillys. Tout était de sa faute n'est-ce pas ? Rien n'était vraiment à cause de Léopoldine, elle ne faisait que les frais d'une égocentrique petite fille qui se pensait meilleure que la cristale. Mais alors que cette dernière aurait dû émettre une haine envers l'autre, la réplique que lui sortit celle-ci, la fit plutôt sourire. C'était qu'elle avait une bonne répartie lorsqu'elle s'énervait pas en brisant les fenêtres. Peut-être une possible entente dans un futur ? Léopoldine laissa échapper un rictus d'amusement, se concentrant toujours sur la salle vide où attendait les deux filles. Elle ne voyait pas l'utilité de parler plus ou même de répliquer d'avantage à sa compagne de retenue. Non laissons passer les choses qu'on pourrait dire dans ce genre de situation. Il fallait émettre un certain contrôle sinon le surveillant ferait les frais de la fureur des deux filles. Car oui Léopoldine ne serait pas aussi gentille que la dernière fois si Dillys se mettait à devenir violente. Léo répliquerait avec férocité, rage et plaisir. Le mal, cette envie folle de faire mal aux autres, d'être méchante quelque chose qui lui était innée depuis son enfance, alors qu'elle les pauvres qui payaient chère cette nature, n'avaient rien fait de mal. Faux ! Ils avaient tous fait quelque chose de mauvais, car bien que la méchanceté fut une particularité de Léopoldine, elle manier le je-m'en-foutiste avec classe. Des soupirs par-ci ou par-là, une discussion qu'elle n'écoutait qu'à moitié. Ou encore placer de l'ironie à longueur de temps, bref un art qui n'était pas donné à tout le monde. Attendant le surveillant, elle sortie son carnet et commença à dessiner. Que dessinait-elle ? Des gravures de mode, des statues grecques aux muscles de marbres ? Ou tout simplement un arbre ? Rien de tout cela. Léopoldine avait commencé à dessiner des portraits, des gens qu'elle aimait bien en grande partie ou qui avait une particularité qui l'intéressait. Elle aurait aimé parfois pouvoir donner vie à ses dessins et elle se demandait si un sortilège n'existait pas pour cela. Elle devrait aller à la bibliothèque pour entreprendre cette recherche. Mais cela signifiait perdre une après-midi pour cherche quelque chose. Non il fallait mieux demander à son professeur de sor'tilèges. Rowena Levsky, son professeur préférée qu'elle respecté comme personne d'autres. Peut-être qu'elle trouverait que rendre vivant les dessins étaient une perte de temps, mais Léopoldine se disait que si c'était l'une de ses élèves préférées qui le demandait, elle lui dirait peut-être. Léo devrait aller la voir.

Alors qu'elle passait un dernier trait de crayon sur un visage, elle sentit une présence rentrer. Non pas vraiment rentrer cet homme était déjà là. Dawlish. C'était un professeur pour les combattants, que faisait-il ici ? Était-ce vraiment cet homme qui allait les surveiller ? Tout comme Espérance devait le savoir, de nombreuses rumeurs couraient sur lui. Fausse ou non là n'était pas la question, mais bien plutôt de savoir ce qu'il comptait leur faire. Il n'avait pas l'air d'être heureux d'être là. En même temps s'il avait entendus parler de la dispute entre les deux sor'cières cela semblait logique. Léopoldine resta le regard fixe sur cet homme, mais laissa glisser le regard vers Dillys qui l'observait un instant. Deux sor'cières au tempérament fougueux et un Combattant à la réputation douteuse, cette après-midi serait vraiment amusante.  Enfin c'est ce qu'elle pensait. Dawlish posa une cagette non loin des filles et leur ordonna d’éviscérer ce qu'il y avait dedans. Léopldine rangea son carnet dans la veste de son manteau qu'elle posa sur la table et se dirigeant vers la source de leur punition put apercevoir des crapauds qui croissaient joyeusement dans leur cagette. Pardon ? Léopoldine eut un haut-le-cœur, mais se retint de vomir. Elle fixa Dawlish, toujours pas convaincu par cette situation, espérant qu'il lui dirait que c'était une blague. Mais celui-ci bien ancré dans son livre ne releva pas la tête. Léo fixa à nouveau les crapauds. À ce moment-là elle se dit qu'elle aurait préféré être écrasé par un tyrannosaure plutôt que d'être obliger d'enlever les viscères de ses pauvres bêtes. Autant elle n'avait aucun de mal à être méchante avec les êtres humains, mais elle n'aimait pas faire de mal aux animaux. Elle trouvait ça cruel, d'autant que la fourberie des hommes étaient tels que si on leur enlever les viscères ils n'aimeraient pas ça. Elle croisa les bras, ne voulant pas faire de mal à ses bestioles, bien que répugnantes soit-elles. Malgré tout son cerveau allant à cent à l'heure, elle se rendit compte que si elle se montrait ainsi devant Espérance, celle-ci ne manquerait pas de se moquer d'elle. Léopoldine entendit aussi que bien qu'ils aient toutes la journée, Dawlish n'avait aucune envie de rester là. La cristale fixa les crapauds à nouveau. Quelle poisse !

« Non mais vraiment c'est horrible de nous faire faire ça, murmura-t-elle de sorte que seule Espérance puisse entendre.

C'était plutôt une murmure pour elle-même, remplis d'agacement, mais d'une sorte de détermination. Elle pourrait retrouver Peter et Bédros après c'est ce qu'elle devait se dire. Et peut-être Hannah aussi, ainsi que Drew. Oui des personnes qu'elle aimait bien. Dawlish leur rajouta qu'elle pouvait utiliser des sorts pour protéger leur vêtements et enchanter leur ustensiles, puisque c'était de la magie indirecte. Léopoldine soupira, au moins c'était déjà ça, elles ne seraient pas salies. La cristale lança un sor'tilège pour faire apparaître une sorte de combinaison qui vint se placer sur son corps de manière élégante. Elle fixa à nouveau Espérance et prenant un crapaud par ses gants, elle l'observa un instant. Oui elle observa le crapaud dans ses yeux globuleux. Et elle pensa aux nombreux contes moldus qui disent que lorsqu'on embrasse un crapaud il se transforme en prince charmant.

« T'imagine si on éviscère un prince par mégarde qui s'est transformé en crapaud ? Ce serait dommage.

Elle retardait le moment fatidique, elle ne voulait pas faire ça, elle aurait préféré s'ennuyer plutôt que de faire une chose de ce genre. Mais la punition ne lui permettait pas cela d'autant qu'elle n'était pas ici par sa faute, du moins pas directement. Elle prit un scalpel et tenant fermement l'animal dans sa main, entreprit de commencer la dur tâche qu'on lui avait confier. Mais elle ne pouvait pas. Elle s'arrêta et quitte à se retrouver à nouveau en retenue, remit le crapaud dans la cagette et lança à Dawlish :

« Pourquoi on doit faire ça ? On pourrait pas simplement s'asseoir, discuter tranquillement et s'ennuyer à mourir pendant tout une journée. Ou encore copier des lignes pendant des heures, ou faire autre chose. Je ne suis pas du genre à ne pas faire ce qu'on me demande quand je l'ai cherché, mais nous demander de faire ça à des animaux, c'est immonde.

Oui elle n'aurait peut-être pas dû. Elle ne faisait pas sa sainte nitouche, elle ne comprenait tout simplement pas qu'on puisse faire du mal aux animaux. Pourtant Léopoldine n'était pas du genre à s’apitoyer sur son sort, à dire non à ce qu'on lui demandait de faire en retenue, d'habitude elle le faisait. Dawlish n'apprécierait pas, mais le regard fier, remplit de haine et sûr de lui de Léopoldine ne tomberait pas de si tôt.


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DOSSIER SCOLAIRE
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PETITES CHOSES A SAVOIR: Catholique pratiquante quand ses traditions reprennent le dessus ✻ pense constamment à sa famille qui lui manque énormément ✻ couve une haine dévorante contre a peu près tout le monde ✻ déteste le monde et ses promesses horribles ✻ ne crois personne et surtout pas elle-même ✻ espère secrètement retrouver son frère ✻ n'a jamais oublié son premier amour ✻ est toujours vierge mais le garde au fond d'elle même ✻ a une dépendance secrète ✻ a énormément de mal à se faire des amis ✻ est terriblement timide ✻ cache un caractère fougueux et sans pudeur
LIENS:

Parchemin rédigé par Espérance Dilys, Sam 1 Nov - 19:38

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LEOPOLDINE, CINAED & ESPERANCE
Et alors que le soleil enflammait la journée, la jeune fille sourit. Elle était seule au monde, qu'elle plus belle sensation que celle de se sentir comme maître du monde et sans rien avoir à gérer.
S’attirer des ennuis avait toujours été une chose aisée pour la jeune Espérance qui en portait encore les conséquences, sous forme de cicatrices à peu près partout sur son corps mais quand bien même elle s’attirait des ennuis, elle se débrouillait toujours pour être en position de force, ce qui – évidemment – n’était pas le cas ici. L’enseignant – bien que physiquement charmant, voir même très charmant – n’était pas l’un de ses derniers arrivés que l’on pouvait cuisiner envoyer valser à sa guise, Espérance le savait pertinemment et pourtant l’envie la démangeait terriblement. Non seulement elle détestait le fait d’être en retenue, mais en plus elle avait de gros problèmes avec l’autorité – comme si ça ne suffisait pas déjà. Le pire dans tout ça, fut sans aucun doute la punition pour avoir dérogé au règlement. L’éviscération de crapaud. De crapaud. De pauvres petites bêtes innocentes qui n’avaient rien demandé. Alors qu’une personne normale aurait put ressentir de la compassion, ou voir même de la culpabilité du fait de devoir faire du mal à des pauvres animaux à cause d’un manque de self control, Espérance, elle, ne ressentit qu’une bouffée grandissante de haine à l’état pur. L’homme était foncièrement mauvais. Elle le savait. Pertinemment. Mais elle ne pensait pas non plus qu’il était doué d’une stupidité sans nom et d’une envie particulière de faire souffrir des êtres vivants. Avant même d’avoir été voir la cage remplie d’animaux, Espérance savait pertinemment qu’elle ne le ferait pas. Pire même, qu’elle s’y opposerait et ce, quoiqu’il lui en coûte par la suite. Ce n’était certainement pas pour rien que ses frères aimaient l’appeler « tête brûlée ».

Finalement, elle prit la peine de se lever, marqua dans un coin de sa tête les réflexions de l’enseignant et s’avança vers le bureau et les bocaux. Voyant Léopoldine prendre la peine d’au moins essayer, elle se surprit à se dire qu’elle devrait peut-être, faire de même, ne serait-ce que pour au moins, faire bonne figure. Mais voir les pauvres petits êtres dans la boîte lui coupa l’envie nette de tenter la moindre approche. Sa tête prit cette expression butée que sa famille avait l’habitude de voir bien trop souvent. S’il pensait, juste une seconde, que la jeune rubis allait s’en prendre à ces pauvres petites bêtes, alors qu’elle pouvait – tant qu’à faire – s’en prendre à ladite personne qui était venue leur donner leur corvée, il se mettait le doigt dans le nez. Elle soupira suite à la remarque de sa compagne de galère et hocha la tête. Sa seconde remarque, néanmoins lui tira un léger sourire, enfin un léger tiraillement sur ses deux lèvres rosées. Pour autant elle ne prit pas la peine de réponde, n’ayant pas vraiment de quoi répondre mais étant trop énervée pour ne serait-ce qu’imaginer une réponse perspicace, ou drôle. Elle posa son regard de marbre sur le combattant et attendit. La jeune femme pouvait être très patiente quand elle avait une idée en tête, peu de gens le savaient et ils étaient encore moins nombreux à croire que cela soit possible, mais pourtant c’était le cas : Espérance était patiente quand l’occasion se présentait.

A ses côtés, la jeune Cristale finit par afficher clairement son mécontentement et son désaccord. Espérance hocha distraitement de la tête. « Qui plus est je ne pense pas que vous étiez sérieux quand il s’agissait de tuer, volontairement des animaux à qui on a rien fait. Quitte à avoir une corvée pénible, je préfère encore me faire rouer de coups par des combattants. » Bien que la dernière fois qu’elle se soit retrouver en présence d’un combattant – et d’une combattante – remontait à quelques temps, elle ne s’était pas fait ruée de coups. Enfin pas totalement, elle avait quand même sut répliquer et prouver que les sor’cières aussi savaient se battre. « Et puis, quitte à écourter au possible cette retenue, autant nous en aller maintenant et relâcher ses pauvres bêtes dans la nature. Le résultat sera le même au final : les bocaux seront vides. » La remarque n’était pas vraiment pertinente, mais qu’importe, il était hors de question que la jeune femme s’en prenne à ses pauvres bêtes. Bien qu’elle sache pertinemment qu’elle était entrain de plonger dans la gueule du loup, elle n’en avait cure. La dame a des principes quand même ! Et le premier d’entre eux et de ne pas s’en prendre à plus faible que soit, ou du moins à quelqu’un qui n’a pas du tout la capacité à riposter. Miracle, les animaux n’auront jamais la possibilité de se défendre face à une sor’cière. Donc, impossible pour elle de concevoir qu’elle ferait du mal à des animaux. Qui plus est, sa religion lui interdisait de faire du mal à son prochain. M’enfin, vous me direz, ça ne l’a pas empêché d’envoyer sa camarade valser dans les airs. Peut-être que cette excuse n’est pas si valable que ça. Elle l’a nota pourtant dans un coin de sa tête, croisa les bras sur sa poitrine, gardant une expression neutre et attendant l’orage, qui sans nul doute, allait arriver. Après tout, le combattant assis en face d’elles n’avait pas une telle réputation pour rien. Espérance le savait pertinemment, elle allait vite regretter son valeureux courage et sa défiance envers l’autorité. Mais foi de sor’cière, elle n’éviscéra pas de crapaud !

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DOSSIER SCOLAIRE
INVENTAIRE: Chocogrenouille
PETITES CHOSES A SAVOIR: Professeur d'armement.
LIENS: cf. fiche

Parchemin rédigé par D. Cináed Dawlish, Sam 8 Nov - 17:18


❝ I'll be ready to suffer it all


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Même plongé dans son in-folio, Cináed ne pouvait que constater que ses insinuations n'avaient été que des paroles au vent pour les Sor'cières. Au lieu de se mettre au travail immédiatement et d'en avoir ainsi plus vite terminé, ces gourdes demeuraient plantées au-dessus de leurs crapauds, les bras ballants mais la langue plus qu'active s'il en jugeait par le désagréable chuintement que constituait le fond sonore. Si elles ne la bouclaient pas très vite, il allait perdre le fil de son histoire et rien ne l'agaçait plus que de ne pouvoir lire en paix.  Au moment où il songeait à leur exprimer clairement le fond de sa pensée, la coupable elle-même éleva la voix pour l'apostropher.

« Pourquoi on doit faire ça ? On pourrait pas simplement s'asseoir, discuter tranquillement et s'ennuyer à mourir pendant tout une journée. »

Il faillit lui rire au nez, se contenta de lever les yeux au ciel. Etait-elle donc plus stupide encore qu'il ne l'avait envisagé ou les Sor'cières étaient-elles simplement habituées à être dorloter au point de confondre punition et cancanages?

« Je ne suis pas du genre à ne pas faire ce qu'on me demande quand je l'ai cherché, mais nous demander de faire ça à des animaux, c'est immonde. »

Sur ce point-là, cependant, le Combattant ne pouvait qu'approuver l'avis de l'adolescente. Sans être naïf au point de penser que la préparation de potions n'impliquait jamais de tuer des animaux, il avait toujours cru que les moyens de leur offrir une mise à mort décente et la plus indolore possible existaient et auraient dû être plus répandus. Et imposer une telle punition à de simples agitées désireuses de s'écraser l'une, l'autre, ne relevait à ses yeux que du sadisme le plus simple. Néanmoins, il était certain qu'une telle retenue leur servirait de leçon à tout jamais et Rathoriel n'était pas réputée pour être particulièrement conciliante...

Mais bien entendu, il fallait que la seconde s'en mêle! Apparemment ragaillardie par l'audace de sa camarade, la Sor'cière fit preuve d'encore plus d'insolence et d'encore moins de réflexion. S'il leur avait été physiquement possible de s'en prendre réellement à l'une de leurs protégées, Cináed n'aurait pas hésité une seconde avant d'envoyer cette petite prétentieuse au dojo, histoire de voir à quel point elle préférait être battue par des guerriers en puissance. Il était même prêt à ouvrir les paris sur le temps qu'il lui faudrait pour supplier qu'on lui laisse éviscérer l'ensemble des crapauds présents à Bellarosa.

« Et puis, quitte à écourter au possible cette retenue, autant nous en aller maintenant et relâcher ses pauvres bêtes dans la nature. Le résultat sera le même au final : les bocaux seront vides. »

Cette fois-ci, il éclata franchement de rire. Qu'elles soient complètement demeurées ou convaincues de leurs privilèges, elles avaient au moins le mérite d'être des plus amusantes lorsqu'elles décidaient de jouer aux rebelles.

« Et pourquoi ne pas vous accorder des points pour avoir sauver ces braves batraciens, tant que nous y sommes? demanda-t-il d'un ton goguenard. Que vous ou moi approuvions cette retenue importe peu; elle vous a été donnée, vous la faites. Si vous avez l'habitude d'être dorlotées par vos professeurs, navré de vous apprendre qu'une réelle punition n'a pas pour but de vous offrir une occasion de bavasser ou de vous promener à votre gré. »

Il avait beau se montrer ferme, il pressentait qu'insister ne ferait que rendre leurs protestations de plus en plus loufoques et insolentes. Or, passer la journée à essuyer insubordination et offuscation incessantes n'avait absolument aucun attrait à ses yeux et il n'était, quoi qu'il en soit, pas de son ressort d'offrir à ces pseudo-rebelles le recadrage dont elles semblaient avoir un grand besoin. Si elles n'avaient toujours pas appris à respecter leurs professeurs à leur âge, que lui importait? Il ne les aurait jamais comme élèves, encore moins comme Sor'cières à défendre. Surtout, il n'était que justice que leurs reproches soient adressés à la bonne personne et imaginer l'agacement de cette dernière suffisait déjà à le consoler de s'être laissé spolier de son temps-libre.

Sans tergiverser plus longtemps, il bascula de nouveau dans une position plus respectable, reposa son ouvrage sur le bureau et se pencha vers les adolescentes, un sourire narquois aux lèvres.

« Maintenant, si vous tenez vraiment à protester contre le traitement accordé à ces crapauds, vous pouvez adresser un courrier aux représentants internationaux des potionnistes... Ou vous pouvez tout simplement aller trouver cette chère Rathoriel et lui faire part de votre pensée sur ces idées ô combien inventives de châtiment, acheva-t-il sur un clin d'oeil. »

Qu'elles se montrent assez téméraires pour aller confronter la directrice d'Emeraude ou que l'idée leur rabatte le caquet, Cináed s'en trouverait gagnant et pourrait peut-être même envisager de sauver ce qu'il restait de sa journée loin des élèves.

•••

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