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Repas incongru (Jack ! ♥)
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Repas incongru (Jack ! ♥)

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Lettre reçue le : 09/08/2014
Age : 26
Localisation : Dans la salle d'entraînement

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Parchemin rédigé par Pandora Fenwick, Sam 16 Aoû - 13:39
Repas Incongru
Jack Shareburg & Pandora Fenwick



Une brise fraîche balaya le parc, que quelques élèves traversaient avec le flegme propre à l’adolescence. Il était neuf heures, et Pandora n’avait pas cours dans l’immédiat.

Plutôt que déranger son tortionnaire de mentor, elle s’était appliquée à changer ses habitudes pour que ce dernier mît plus de temps à la retrouver. La partie de cache-cache n’étant pas dans son programme d’entraînement, ce dernier devait pester à l’heure actuelle. Eh, il fallait le maintenir en forme, le vieux ! (Puis bon, l’éviter un peu lui paraissait être une idée plus que bienvenue au vu de leur relation actuelle.)

Ce n’était pas pour autant qu’elle négligeait sa forme. Pandora s’était levée tôt, avait mis dans son sac un encas puis avait entamé une longue course autour du lac, ponctuée d’exercices divers, histoire de mettre chacun de ses muscles en condition pour une harassante journée de plus. Elle ne termina qu’aux environs des serres où elle décida de se poser au frais pour manger un morceau. Si elle espérait être tranquille, elle craignait toujours de voir Grigori fondre sur elle comme un rapace, l’accueillant d’une remarque humiliante ou d’un coup sournois. Autant vous dire qu’elle était sur ses gardes.

Elle se laissa tomber en tailleur entre deux rangées de plantes et commença à étaler sur une serviette le contenu de son sac : une grande bouteille d’eau pour se désaltérer après l’exercice, une part de brioche monstrueuse pour quiconque n’avait pas l’appétit d’un combattant, des biscuits, des fruits et même du chocolat. Un vrai petit festin, qu’elle entama avec enthousiasme. Enfin, un enthousiasme modéré puisqu’elle s’efforçait aussi de tendre l’oreille, s’attendant à tout moment à être découverte.

Alors, évidemment, quand un bruit suspect se fit entendre bien trop près d’elle, elle lâcha sa tranche de brioche bondit sur ses pieds et, sans même réfléchir, lança un coup de pied fouetté vers l’importun, qui esquiva. Ce fut seulement à ce moment-là qu’elle réalisa qu’elle ne faisait pas face à son mentor mais bel et bien à un autre apprenti Combattant. La jeune femme se fustigea en son for intérieur ; et si la personne en question avait été une Sor’cière ? Elle aurait frappé l’innocente sans même s’en rendre compte ? Il fallait vraiment qu’elle soignât son impulsivité.

Elle porta une main à sa bouche comme pour étouffer son embarras et sa surprise, envisagea de s’excuser pour finalement s’exclamer :

« Mais ça va pas de s’approcher furtivement comme ça ! »

Pas besoin de se répandre en excuse s’il avait esquivé, non ?

Tournant la tête à droite, puis à gauche, elle vérifia que personne d’autre – surtout pas son mentor – n’était dans les environs pour ensuite se rasseoir dans son coin, attrapant une pomme dans son sac, bien décidée à poursuivre son casse-dalle. À peine croqua-t-elle dans le fruit qu’elle reporta son attention sur l’individu qui avait échappé de peu à une visite à l’infirmerie. Elle dut se rendre à l’évidence : elle ne le connaissait pas. L’école était vaste, ceci dit, et elle n’y traînait que depuis deux ans, si bien qu’elle n’osa pas lui demander s’il était nouveau. À la place, elle daigna plutôt se présenter – même si peut-être la connaissait-il, n’était-elle pas l’une des meilleures élèves ?

« Je suis Pandora Fenwick, au fait. Et toi ? »

Non seulement elle avait un comportement étrange, à se planquer dans la serre, mais en plus sa nature peu bavarde l’empêchait de faire des présentations dignes de ce nom. Elle aurait pu au moins préciser que ses camarades l’appelaient souvent par son nom de famille, voir Fen’, ou bien qu’elle était en troisième cycle et qu’elle se cachait là pour échapper à son mentor, ou encore, lui proposer de se joindre à son repas. Mais non. Pandora analysait avant toute chose et observait l’inconnu avec des yeux félins, bien décidée à le percer à jour.
Ah, si seulement elle savait, la pauvre…

FICHE PAR STILLNOTGINGER.
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Hiboux envoyés : 24
Lettre reçue le : 24/07/2014

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Parchemin rédigé par Jack Shareburg, Mer 20 Aoû - 5:06
Two worlds colliding, one world collapsing.

Un cours, encore. C’est le leitmotiv de cet endroit, notre rengaine quotidienne : cours, repas, cours sommeil. Chaque jour le même schéma, chaque jour les mêmes visages, les mêmes lieux. Pour éviter la surprise dirait sûrement Erin. Et de fait, je ne perçois pas de changements, mon esprit s’émousse et s’endort face à l’habitude. Les rituels des professeurs sont toujours les mêmes, ils entrent, se mettent au bureau, parlent, ressortent. Toujours la même chose. Ce souvenir-ci a un relent amer de déjà-vu. Quelque chose que je ne veux pas garder. Pourtant, ce  matin, quelque chose perturbe la chorégraphie mille fois répétée et parfaitement intégrée. Comme si, tout à coup, un tout petit élément manquait à l’appel et rendait tous ces efforts inutiles.

Les yeux. Ce sont les yeux. Rien ne brille dedans, ils sont similaires aux miens, de simples miroirs destinés à refléter la lumière sans jamais l’assimiler réellement. Des puits sans fond dotés de couleur. J’ignore pourquoi ces yeux me mettent mal à l’aise, mais un sentiment diffus d’enfermement se répand peu à peu dans chaque cellule de mon corps. Ces yeux….je ne peux pas rester face à yeux. Ils emplissent tout et ne contiennent rien. Ces yeux vides…..vides comme ceux de ces gens dans mon rêve. Vides comme ceux d’Ethan Shade. Des reflets. Une façade sans profondeur. Horriblement oppressants. Il n’y a qu’ ainsi qu’on peut tenter d’expliquer les quelques minutes qui ont suivi le début du premier cours de la journée. Oppression et enfermement. Le professeur commence sa leçon, mais les yeux ne me quittent pas. Ils sont vrillés au miens, même lorsqu’il a le dos tourné. Je les sens rentrer en moi, fouiller, chercher….chercher quoi ?

Qu’y a-t-il à chercher en moi que ces yeux puissent trouver ?

Probablement rien. Ou alors la trace de ce même vide qui les hante cette même absence de raison propre qui fait de notre existence le reflet d’elle-même. Un instant extraordinaire dans un jour ordinaire. Un instant.

Bouger. Quelque part, mais bouger. Loin des yeux.

Je ne perçois pas bien comment, mais leur emprise s’estompe brièvement. Juste assez pour que je m’efface. Mes jambes me portent hors de la salle. Tout s’est passé comme dans un rêve, comme si j’avais simplement cessé d’exister dans la salle. Une petite perturbation, mais rien qui modifie la trame de la journée. Je me retrouve dehors, le visage trempé d’une pluie fine et inodore. Les nuages sont gris, mais eux ont quelque chose à cacher. Je ne m’arrête que devant les serres, étrange choix, mais quelque chose ici m’attire inexplicablement. J’y éprouve une sensation indéfinissable qui apaise mon cœur en furie. C’est tellement nouveau que je m’abandonne totalement, jusqu’à ce qu’un gargouillement me tire sur terre. Mon estomac. Quelque chose me titille, un besoin….une sorte d’instinct.

J’ai faim.

Mais je n’ai rien pour satisfaire cette pulsion. Et plus important encore, il y a quelqu’un. Poussé par une improbable curiosité, je fais le tour de l’aire qui entoure les serres, cherchant sans doute à dénicher cette autre personne dont je perçois la présence sans l’entendre.

Soudain, mon corps se rejette en arrière, sans aucun signe avant coureur. Le battement de mon cœur reprend un rythme effréné et un flot de sang chargé d’oxygène court en accéléré dans mes muscles. Mon cerveau, lui, baigne dans l’adrénaline. Quoi qu’il se passe, c’est arrivé dans ce minuscule laps de temps avant que mon corps ne réagisse seul. Je n’arrive pas à me calmer. Quelque chose dans mon corps refuse tout simplement d’écouter les injonctions de mon esprit.  Une malsaine sensation de danger me traverse tout le corps, oblitérant tout le reste dans son sillage. Enfin, les informations circulent de ma rétine à mon lobe temporal. Un pied. Fin mais dangereux, délicat mais mortel. Un pied de femme. De Combattante. Rattaché à un corps qui se tient face à moi, hostile, mais pas mauvais.

Elle tremble. Ses yeux bougent.

De la peur. Nos corps échangent, plus vite que mon cerveau ne comprend la situation, mais la tension qui émanait d’elle s’apaise subitement. Elle m’apostrophe, mais je ne lui réponds pas. Son attitude, sa gestuelle, ses yeux, tout montre qu’elle ne me veut plus de mal. Pourtant, son premier coup de pied me rebute et je ne peux empêcher mes poings de se serrer dans un geste vindicatif. Si un combat doit avoir lieu entre nous, rien ne saura l’arrêter. Mais il n’y aura pas de combat. Aussi brusquement qu’il est apparu, son air belliqueux disparaît, remplacé par une moue boudeuse, presque contrariée. Elle se détend et reprend son casse-croûte interrompu plus tôt, non sans me lancer un :

« Je suis Pandora Fenwick, au fait. Et toi ? »

A ces mots, mes sens reprennent leur calme, mon esprit me rend les rennes. Je suis à nouveau celui qui mène le corps et je ne sais que faire des dernières minutes.mon nom trotte sagement dans un recoin de ma tête, toujours attaché au souvenir cuisant de ma toute première douleur, j’hésite à le laisser sortir. Non, il refuse. Coincé juste derrière mes lèvres closes, il s’ancre fermement en moi, comme un dernier rempart me préservant de cette Autre que je ne connais point. Derrière lui, aucun autre son ne se décide à sortir. Jack Shareburg est scellé, mon corps sera le cercueil dans lequel reposera son fardeau.

Je ne peux pas parler.
La loi de la serre est silence.
Le silence est le suaire de l’âme.

Et je demeure là, absent mais pas parti, plus léger qu’une pensée et tout aussi inconsistant. Le souvenir d’un souvenir laissé à la merci du monde extérieur. Existence sans essence qui interagit avec le palpable et le sensible.

Contradiction.
Paradoxe.
Répétition.

La même scène se joue indéfiniment à l’orée de ma mémoire, souvenir de rencontres avortées, de liens à peine échafaudés. Je détourne les yeux. Je ne peux pas regarder ce visage, je ne peux pas répondre. Le chemin me rappelle, il faut partir. Loin. Les yeux reviennent sonder, les yeux reviennent enquêter. Il faut partir. Je pars. Lui tournant  le dos, je m’éloigne d’une marche mal assurée, encore affaibli par le manque de glucides. Sur ma poitrine, la marque en forme de rose s’échauffe. Je parviens à ménager un espace sous mes vêtements pour l’observer : elle commence à s’estomper lentement, et avec elle partent mes forces. Je dois partir pour ne plus bouger.
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Repas incongru (Jack ! ♥)

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