Points des maisons
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SUJET PRD
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On vous a jamais dit que le feu brûlait ?
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On vous a jamais dit que le feu brûlait ?

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Lettre reçue le : 18/04/2014
Age : 22
Localisation : Quelque part dans le château

DOSSIER SCOLAIRE
INVENTAIRE: vide
PETITES CHOSES A SAVOIR: Catholique pratiquante quand ses traditions reprennent le dessus ✻ pense constamment à sa famille qui lui manque énormément ✻ couve une haine dévorante contre a peu près tout le monde ✻ déteste le monde et ses promesses horribles ✻ ne crois personne et surtout pas elle-même ✻ espère secrètement retrouver son frère ✻ n'a jamais oublié son premier amour ✻ est toujours vierge mais le garde au fond d'elle même ✻ a une dépendance secrète ✻ a énormément de mal à se faire des amis ✻ est terriblement timide ✻ cache un caractère fougueux et sans pudeur
LIENS:

Parchemin rédigé par Espérance Dilys, Ven 22 Aoû - 10:59

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GRIGORI, PANDORA & ESPERANCE
Et alors que le soleil enflammait la journée, la jeune fille sourit. Elle était seule au monde, qu'elle plus belle sensation que celle de se sentir comme maître du monde et sans rien avoir à gérer.
Quatre heures du matin. Impossible de dormir pour la jeune Espérance. Elle tournait en rond dans sa chambre, lisant et relisant ses cours. Puis vers six heures moins le quart, un hibou vient se poser sur le rebord de la fenêtre. Bien que le dortoir fût encore endormi, personne ne se réveilla. Aleksy ouvrit un œil, vit qu’il ne pourrait rien tirer du hibou et se rendormit. Espérance fit quelques pas, ouvrit la fenêtre et constata que c’était bien un hibou, porteur d’un message. Qu’est-ce qu’un combattant pouvait bien lui vouloir ? Elle n’avait plus sommeil, mais quand même. C’était tôt. Elle caressa les plumes de l’oiseau et alla s’asseoir sur son lit, regardant le parchemin. Cela venait de Grigori. Un léger sourcil s’arqua sous la surprise. Elle prit le petit mot que Grigori lui avait fait envoyer. « Rendez-vous au dojo, pour un entraînement avec combattant. » Elle soupira. Bien qu’elle savait qu’un jour ou l’autre elle devrait s’y plier, elle n’en avait pas envie. Etre dépendante de la protection de quelqu’un était à ses yeux, inadmissible. Comme la plupart des filles de sa maison, elle pensait que le feu lui suffirait pour se défendre et que comme son élément, elle était libre, indomptable et indépendante. Chose pour le moins vrai dans certaines activités mais qui pouvait être fausse quand il s’agissait de se défendre contre, disons, quatre adversaires. Si les créateurs avaient décidés de lier aux sor’cières des combattants ce n’était certainement pas sans raison. Mais ça, elle refusait de l’admettre. Elle avait su se défendre toute sa vie, se sortir d’ennuis sans l’aide de personne. Bon d’accord, elle s’était souvent retrouvée couverte de bleus et cachait sous son uniforme quelques cicatrices de guerre. Mais quand même. De là à devoir être protégée, tout le temps, c’était autre chose. Elle soupira une nouvelle fois et d’une pichenette de pouvoir fit s’embraser le parchemin. Bien, elle allait venir. Elle enfila un jogging, un débardeur, se rendant compte qu’il moulait les formes qu’elle haïssait temps et soupira. Tant pis, elle n’avait pas le choix. Elle fit une queue de cheval haute, prit une bouteille d’eau en descendant dans la grande salle et se dirigea à grands pas vers le manoir, un air hautain et une mine en colère sur le visage. Ils allaient voir de quel bois elle était faite la sor’cière. Elle grommelait dans sa barbe. « Etre prise pour un punchingball, par une si belle nuit. Quel gâchis. » Elle mit derrière son oreille une mèche de cheveux rebelle et entreprit de se calmer. Surtout, être calme et ne rien laisser paraître. Elle fit un détour par le parc, se moquant éperdument d’arriver en retard. Mais au moins, ça eu l’effet escompté, elle était désormais aussi calme qu’à son habitude. Droite comme un i, marchant d’un pied léger, elle entra dans le manoir. Sachant pertinemment qu’elle avait bien une bonne demi-heure de retard, voir même plus.

Les combattants présents la fixèrent intensément. Ils n’étaient qu’au nombre de trois et pas vraiment réveillés. « Quoi vous n’avez jamais vu de sor’cière de votre vie ? » Lança-t-elle au premier qui croisa son regard, un air hautain sur le visage. Levant les yeux au ciel, elle traversa le salon, et tomba sur un tas de muscles. « C’est interdit aux sor’cières, Rubis. » Se maudissant d’avoir brûlé le parchemin de sa convocation, elle fit son plus beau sourire d’ange. « Je te laisse donc expliquer au Combattant Grigori pourquoi je suis en retard pour un entraînement en présence d’un apprenti combattant. » Le doute se peignit sur le visage du combattant. Comme la plupart des élèves, quand il s’agissait d’affronter un combattant pleinement accompli, ils se dérobaient. Ils n’étaient qu’apprentis et ça se sentait. Il fit un pas sur le côté, apparemment douteux de l’explication que lui donnait la jeune fille. Elle monta les marches, quatre à quatre. Et avant qu’elle tourne dans le couloir, elle entendit les garçons grommeler sur « cette écervelée de coincée ». Décidément, toute l’école avait adopté son surnom ! Elle monta les escaliers au pas de course, quatre à quatre, ne prenant pas de pause entre les étages, elle était en forme. Arrivé au troisième, elle sourit, bien, elle avait trouvé l’étage des cours pratiques. Sur son passage, il y avait peu de monde, quelques combattants, des fées, des elfes de maisons mais par rapport à l’agitation ambiante qu’elle avait pris l’habitude d’observer, elle trouvait le manoir étrangement calme. Elle traversa le gymnase et se rendit dans le dojo. Elle entendait déjà des gens parler. Ne l’auraient-ils pas attendu ?

Elle poussa le battant typique du dojo et posa dans un coin de la pièce sa bouteille d’eau et se déchaussa. Elle entra sur le tatami, saluant au passage comme on lui avait appris. Dans la pièce, elle reconnut Grigori, à l’aise dans sa tenue typique de combattant, les bras croisés sur le torse. Il semblait de bonne humeur. Pas loin de lui, entrain de tourner dans la pièce comme un lion en cage, les bras en l’air et parlant de choses sans queue ni tête, elle trouva une femme. Bien, elle était avec une apprentie combattante. Ca s’annonçait drôle. Cette dernière, brune, de sa taille et plutôt menue était sans doute Pandora. Elle avait entendu parler de la jeune femme – comme toute l’école – mais ne l’avait pas encore croisé. Et Espérance n’arrivait pas à se décider sur le fait que ce soit une bonne ou une mauvaise chose, elle verrait ça plus tard. Comme à son habitude, elle ne pipa mot, salua de la tête le combattant et attendit, les bras croisés sur sa poitrine. Elle était ni stressée, ni enjouée, comme à son habitude elle ferait ce qu’on lui demanderait, s’acquittant de sa tâche comme toujours. Bien que vu l’humeur de la demoiselle en tenue noire, ça ne s’annonçait pas un très bon jour pour un entraînement avec sor’cière. Espérance croisa mentalement les doigts pour qu’elle ne la sorte pas de ses gonds. Elle n’avait pas vraiment envie de mettre le feu à tout le gymnase juste pour une petite combattante. Aleksy fit une brève apparition dans ses pensées en lui envoyant une bouffée d’encouragement. Oui, elle allait en avoir besoin.


code by Silver Lungs
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Lettre reçue le : 09/08/2014
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Localisation : Dans la salle d'entraînement

DOSSIER SCOLAIRE
INVENTAIRE:
PETITES CHOSES A SAVOIR:
LIENS:

Parchemin rédigé par Pandora Fenwick, Jeu 28 Aoû - 12:05
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On vous a jamais dit que le feu brûlait ?
Espérance Dilys & Grigori Shelgan & Pandora Fenwick



Pandora avait troqué sa tenue réglementaire malmenée plus tôt ce matin-là pour quelque chose de plus adapté. Bon, et quelque chose d’un peu plus provocateur, il fallait l’avouer, mais elle nierait de toutes ses forces si on venait à lui reprocher. Si son pantalon était moulant, ce n’était pas pour provoquer, c’était pour empêcher son adversaire d’avoir la moindre prise sur le tissu. De même pour la brassière de Sport qui dévoilait son ventre plat et musclé ; sans compter que son amplitude de mouvements était bien plus adéquate ainsi, et qu’elle avait suffisamment chaud comme ça. Pourquoi diable se sentait-elle légèrement coupable alors ? Ce n’était pas la première fois qu’elle s’entraînait dans une telle tenue – elle le faisait régulièrement et avait pris un soin tout particulier à tabasser quiconque malotru avait une remarque déplacée. De toute façon, Grigori se baladait torse nu, ce qui en soi, n’était pas mieux du tout. Pour ce qui était de ses goûts personnels, par ailleurs, elle trouvait l’esthétique d’un pantalon plus large, simplement serré aux chevilles, bien plus attrayantes et confortable. La question n’avait donc rien à voir avec ses goûts personnels. Bref, somme toute, s’il n’était vraiment pas un pervers, elle n’avait juste pas à s’inquiéter, et c’était quelque part ce que sa tenue, plutôt qu’une combinaison de ski, laissait entendre.

Ce point réglé dans sa petite caboche, Pandora débarqua dans le dojo, retira ses chaussures et rejoignit Grigori sur le tatami. Elle n’eut pas besoin d’attendre qu’il lui dît quoi que ce fût pour commencer à s’échauffer. Depuis le temps, ses muscles s’étaient refroidis et son épaule douloureuse la faisait souffrir.

« Dites, on aura le droit de se consulter pour une stratégie au préalable, ou bien il s’agira d’une session imposée ? » demanda-t-elle entre deux étirements.

Parce que la question de la Sor’cière qui allait se présenter, elle, avait quelque chose de bien plus intéressant. Pourvu, pourvu que ce fût quelqu’un d’un petit peu dégourdie ! Une Sor’cière légèrement pyromane serait parfaite, histoire d’apprendre à Grigori qu’il ne fallait pas rajouter de l’huile sur le feu.

Son échauffement commençait à se faire long. Agacée, Pandora leva le nez vers l’horloge sur le mur, et réalisa qu’en effet, cela faisait un bon moment qu’elle attendait. Ah ! La ponctualité tuerait-elle quelqu’un, un jour ? Ce n’était pourtant pas sorcier de bouger son auguste postérieur de Sor’cière, si ? Le temps s’éternisa et Pandora commençait à sentir la fatigue la regagner. Elle ne serait jamais capable de se défendre comme il le fallait si elle s’épuisait avant l’heure. Elle cessa de trotter comme en rond dans la salle – elle commençait à se sentir comme un foutu poiscaille dans un aquarium – et aussitôt, une remarque de son mentor la rappela à l’ordre. Mentor qui venait d’arrêter son propre échauffement il y avait quelques minutes déjà.

Agacée, Pandora leva les bras au ciel tout en rouspétant d’un ton suintant de sarcasme :

« On essaie de m’épuiser par peur de perdre ? »

Pourtant, elle poursuivit ses exercices, faisant rouler ses épaules, grimaçant dans la foulée. Un passage à l’infirmerie allait vraiment s’imposer. La douleur, l’horaire, et le retard de la Sor’cière finirent de l’agacer.

« Et puis, elle fait quoi votre Sor’cière, là ? Elle n’a jamais entendu parler de ponctualité ? »

Certes, il était tôt, mais tout de même.
Ce fut justement lorsqu’elle allait poursuivre sa tirade que ladite Sor’cière fit son apparition. Pandora plissa les yeux et cessa de gesticuler. Elle ne l’avait jamais rencontrée personnellement, mais il s’agissait d’Espérance Dilys, si elle ne se méprenait pas. Certains la disaient « coincée ». En toute franchise, la Combattante n’avait pas de temps à perdre avec rumeurs et ragots, et n’avait jamais cherché à vérifier ces dires. Néanmoins, s’il n’y avait n’était-ce qu’un fond de vérité dans ces potins, elle craignait déjà le pire. Enfin, pour le moment, elle semblait juste taciturne, peu polie et en retard. Néanmoins, Pandora dissimula son exaspération et se tourna vers Grigori, peu désireuse de laisser ses émotions altérer son entraînement. Peut-être, après tout, que sa première impression était faussée et que tout se passerait pour le mieux.
FICHE PAR STILLNOTGINGER.
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Lettre reçue le : 04/08/2014
Age : 35
Localisation : A la foutue recherche des hippogriffes...

DOSSIER SCOLAIRE
INVENTAIRE: Jeu complet de Bavboules, 10g de poudre à vomir, 1 plume à papote, 2 chocogrenouilles, 1 théière ensorcelée qui me donne infiniment du thé bien chaud.
PETITES CHOSES A SAVOIR: Sévère, strict et pointilleux quant à la scolarité des combattants et envers les sor'cières lorsqu'elles se mettent en danger. Taquin et blagueur avec les personnes qu'il souhaite mettre à l'aise. Surprotège la maison Saphir mais protège toutes les sor'cières en attendant sa Liaison.
LIENS: Il vaudrait mieux aller voir dans ma fiche de liens :p

Parchemin rédigé par A. Grigori Shelgan, Jeu 28 Aoû - 15:16

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On vous a jamais dit que le feu brûlait ?

Je me suis réveillé ce matin, j'ai levé les bras, et CRAC ! J'ai plié les genoux, et CRAC ! J'ai tourné le cou, et CRAC ! Alors, j'en suis venu à la conclusion suivante : plus on est vieux plus on est craquant ! ☇ft PANDORA FENWICK & Espérance Dilys

J'étirai les muscles de mes jambes, les décontractant et faisant disparaître les quelques crampes douloureuses dues au manque de sommeil. Espérance était en retard. Je me doutais bien qu'elle n'en ferait qu'à sa tête, mais avoir autant de minutes d'atermoiement n'était pas au programme. J'en vins presque à me demander si elle viendrait vraiment ou si elle aurait le culot de se rendormir, ignorant ma demande - mon ordre - de venir au dojo pour une séance d'entraînement. D'accord, l'exercice était à la base pour Pandora, mais Espérance pouvait très bien apprendre deux trois petites choses par-ci par-là. De toute manière, si elle ne venait pas, je lui ferai exactement la même chose qu'à mon apprentie, bien plus tôt ce matin : la tirer de son lit sans ménagement. A ses risques et périls.

Pour le moment, j'étais seul au dojo. Techniquement, ma journée de la veille ne s'était pas terminée et j'étais encore debout pour au minimum douze heures. Je n'avais guère dormi de la nuit et, bien avant l'aube, j'étais allé réveiller Pandora pour une petite séance, qui avait dérivée sur un combat à mains nues. J'avais gagné - de pas beaucoup -, et malgré tout, ça nous avait bien fatigué, étant donné que ni l'un ni l'autre n'avions pris de petit-déjeuner dans les règles. Juste après, nous étions donc partis manger un morceau, dans les cuisines du manoir. Entre autres choses, Pandora m'avait traité de pervers, je lui avais passé un savon, et malgré une certaine tension nous avions terminé sur une bonne note : des cookies. Suite à quoi nous nous étions donné rendez-vous au dojo, pour la suite de l'entraînement de mon apprentie.

J'avais très vite terminé mon petit-déjeuner, rangé le reste de la cuisine et, contrairement à Pandora, j'étais tout de suite allé au dojo. Pas besoin de me changer ni quoi que ce soit, chose déjà faite juste après le premier combat. Cette fois-ci, le gymnase ne nous servirait pas ; le dojo était bien plus pratique pour tout ce qui était techniques martiales, de boxe ou toute autre chose. De plus, avec une sor'cière contrôlant le feu, mieux valait être dans un endroit sûr, sans objets risquant de brûler. Il vaudrait mieux éviter pour Espérance de malmener le matériel. Ne pas faire comme moi.

Pandora arriva au dojo. Habillée d'un pantalon moulant ainsi que d'une brassière de sport, son ventre plat était nu. Si, par ce look, Pandora voulait me faire passer un message, je n'arrivais pas du tout à le capter. Elle, qui m'avait insulté de pervers juste après m'avoir aguiché, était un véritable mystère pour moi. Néanmoins, sa tenue avait l'avantage d'être pratique et de ne pas garder la chaleur. Ce dernier point était un sérieux atout quand on sait quelle sor'cière nous rejoindra. Immédiatement, mon apprentie commença à s'échauffer. Entre deux, elle me demanda si j'allais donner une certaine stratégie à respecter ou si on se battrait au feeling. A vrai dire, j'avais déjà ma petite idée. Mais je ne comptais rien dire tant que la sor'cière de Rubis ne serait pas là.

Mon propre échauffement durait déjà depuis un certain temps. Les minutes passaient, dans le plus grand silence, chacun attendant que la sor'cière prévue fît son arrivée. Voir les aiguilles de l'horloge murale avancer, sans que les portes de la salle ne s'ouvrent sur la personne attendue mettait mon peu de patience à rude épreuve. Néanmoins, j'étouffai mon agacement en continuant mes divers étirements. Ce fut lorsque le souffle me manqua que je décidai d'arrêter. Je devais éviter de trop forcer, étant donné le manque de sommeil qui pouvait me titiller à chaque instant. Ce serait dommage de perdre à cause d'un assoupissement surprise. Et ce serait drôle, pour elles, de me voir m'effondrer pour un roupillon express.

Je lançai un regard à mon bras et grimaçai en voyant la morsure de Pandora. On voyait très bien les traces de dents, nettes. Tant que je n'y touchais pas, je n'avais même pas l'impression d'avoir une marque. Pour mon pied, par contre, c'était une toute autre paire de manche. Pandora ne devait pas être si lourde que ça, mais avec la force d'attraction et la puissance donnée par le coup, mon pauvre pied avait été écrasé par un autre pied - bien plus sauvage - d'un poids de deux fois celui de mon apprentie, au moins. Il faudrait un petit bout de temps, quelques heures encore, avant que les élancements ne diminuassent. Au moins, je pouvais toujours m'appuyer dessus. Mon genou - de la même jambe - était également sensible mais tout aussi fonctionnel. Du moment qu'une folle ne le frappe pas de nouveau. Bien sûr.

Pandora arrêta son échauffement. Perdu dans mes pensées, je la rabrouai automatiquement, lui contraignant la reprise de ses étirements. C'était important si elle ne voulait pas se froisser un muscle ou autre chose durant le combat. La remarque de mon apprentie me laissa de marbre ; je n'étais pas d'humeur à jouer à ce petit jeu. Je me mettais peu à peu dans le rôle du mentor, et voir qu'Espérance n'était toujours pas là me portait fortement sur les nerfs. Bras croisés, je fixai la pendule. Une minute de retard en plus. Malgré mon visage serein et ma pose décontractée, je me tâtai. Devais-je aller la chercher, ce qui se passerait très, très mal, ou attendre encore un peu ?

D'ailleurs, Panda semblait du même avis que moi. L'agacement suintait par tous les mots utilisés, et je dus me retenir de sourire. Je n'étais certes pas patient, mais je savais me contrôler un tant soit peu. Je lui lançai un regard, et ce fut à ce moment que notre sor'cière tant désirée daigna enfin montrer le bout de son nez. Sans un mot, Espérance alla déposer sa bouteille d'eau en coin, se déchaussa, entra sur le tatami et salua comme elle l'avait appris. Après un salut de la tête à mon propos, elle croisa les bras sur sa poitrine et attendit. En silence. Sans une explication. Je la fixai du regard, tandis que du sien la sor'cière faisait le tour de la salle. Ses yeux s'attardèrent un instant sur mon apprentie avant de revenir à moi. Et toujours rien. Pas une once d'excuse. Si j'avais été apprenti, je lui aurais sauté dessus pour lui apprendre les bonnes manières. Sauf que je ne suis plus apprenti. Mais je pouvais très bien utiliser d'autres procédés pour bien lui faire comprendre le fond de ma pensée.


- Bien dormi, Rubisienne ? Le réveil, pas trop brutal ? Enfin, tu as certainement dû te rendormir en cours de route, hm ? Tu as une marque d'oreiller, sur la joue gauche, lui fis-je remarquer.


Maintenant que nous étions - enfin - réunis, l'entraînement pouvait commencer. Je fis signe à Pandora d'approcher et lorsque ce fut fait, je présentai les filles entre elles, si jamais elles ne se connaissaient pas. Le handicap, dans cette situation, était, pour mon apprentie, de ne pas savoir quelles seraient les réactions de sa sor'cière. En effet, lors de la Liaison, comme le mot l'indiquait, un lien se formait entre les deux personnes, qui apprenaient à se connaître. Et le combattant était au courant du comportement de sa sor'cière. Ici, Panda ne devait certainement pas prévoir quelle serait l'attitude d'Espérance durant le combat. Ce qui était intéressant, d'un certain point de vue.

Je partis chercher les deux bâtons que j'avais posés contre le mur, à quelques pas de la porte. Il s'agissait de longs bouts de bois, utilisés lors de cours de karaté par exemple. En revenant sur la tatami, j'en lançai un à Pandora et me tournai vers les deux femmes.


- Les règles sont les mêmes que ce matin, à quelques exceptions près. Pas d'armes autres que les bâtons, pas de coups mortels, pas de coups qui blessent gravement ou à vie - fractures, brûlures au troisième degré par exemple. Tous les coups sont permis sinon, et tout comme tout à l'heure, y compris sous la ceinture. Évitez la castration quand même, on fait un combat, pas une torture. Ah, et Pandora ? Les morsures, tu évites.


Comme preuve de ma demande, je lui montrai la trace que je portais au bras. J'allais sûrement avoir une légère cicatrice, pas de quoi en faire tout un plat, mais je n'avais pas vraiment envie de porter des traces de morsures partout sur le corps comme conviction que j'ai bien entraîné Pandora. Des cicatrices, j'en aurai toujours, et d'autres viendront s'y ajouter, mais en avoir à cause d'une apprentie incapable de refréner ses ardeurs n'était pas ce qu'il y avait de plus glorifiant. Ni pour moi, ni pour Pandora.


- Fenwick, tu dois protéger Espérance. Mon but est de l'attraper, la tuer, et m'enfuir. Étant donné qu'Espé ne se laissera pas faire, je devrai également l'attaquer. (Je me tournai vers la sor'cière) Tu penses pouvoir être capable d'encaisser, ou tu veux une tenue d'escrime pour te protéger ? Parce que je ne retiendrai pas mes coups.


Je ne voulais devoir faire attention à comment toucher Espérance sans lui faire trop de mal mais en lui faisant assez de dégâts pour que je puisse gagner le point. J'avais déjà assez de problèmes avec Pandora, ce n'était pas pour en rajouter. Si je devais frapper Espérance, je devais être sûr que ça porte assez pour la mettre hors d'état de nuire, et sans me soucier que Pandora ait le temps de réagir. Compliqué, tout ça. Je me demandai si c'était vraiment une bonne idée, d'avoir pris Espérance comme cobaye.


- Espérance, interdiction de brûler les bâtons. Tu n'utilises ta magie uniquement lorsque Pandora est hors d'usage et que tu te retrouves seule face à moi. Tu auras le droit de prendre le bâton de Pandora - je te le déconseille si tu ne sais pas t'en servir.


Je pensais avoir tout dit. Les coups, les autorisations, les interdictions. Mon but. Il ne manquait plus que les points, et on pourrait commencer. L'adrénaline commençait sa montée dans mes veines, et je contractai certains muscles, impatient. J'avais hâte de voir quelles seraient les réactions de Pandora et d'Espérance l'une à l'autre, et surtout, quelle serait leur attaque, quand elles se seront enfin mises d'accord. Parce que le plus dangereux, en fin de compte, c'était l'équipe qu'elles formaient, et non la force de chacune. Parce que d'un côté, il y avait la puissance physique, et de l'autre, c'était la puissance magique. Face à elles deux, ensembles, j'étais cuit.


- Pour que vous ayez le point, je dois être à terre, sans le bâton. Pour que j'aie le point, vous devez toutes les deux être à terre, le bâton hors de portée. Espérance, une fois à terre, tu n'es plus en état d'utiliser ta magie. Quand Pandora est à terre, elle peut se relever et récupérer le bâton uniquement si Espérance ne l'a pas et si elle est encore debout. Sinon, Pandora est out ; dans ce cas, Fenwick peut donner des instructions à Espérance mais ne doit pas me gêner. Sinon, j'ai le point. Les points ne peuvent pas être gagnés autrement. Le tatami ne compte pas, on peut en sortir.


Je pensais avoir été clair. De toute façon, si elles avaient une question, elles ne se gêneraient pas et, si elles avaient mal compris, elles feraient en sorte de me mettre en porte-à-faux. Quelle torture. Au moins, les deux allaient sûrement mettre un certain temps avant de se coordonner. E il fallait absolument que je joue sur ça. Dès qu'elles se comprendraient, j'aurai beaucoup plus de mal à gagner les points.

Je pris ma bouteille d'eau, bus une petite gorgée avant de finir mes explications.


- Pas de coups derrière la tête, au fait. Ça peut engendrer des commotions visibles plusieurs heures plus tard. Et pour gagner la partie, il faut avoir huit points avec un écart minimum de deux. Sinon, on continue. Compris ?


J'avais déjà enlevé mes chaussures, et je retirai mon tee-shirt, qui me promettait de grosses suées, surtout face à deux personnes, dont une sor'cière du feu. Cette fois-ci, je ne prévins pas qui devait attaquer en premier - honneur aux filles certes, mais j'étais seul et sans magie. L'attaque viendrait au plus rapide. Je mis mon pied droit en avant, le gauche derrière, pris le bâton dans mes deux mains, dont l'usuelle était proche de mon corps, en arrière également. Ainsi en position, j'attendis leur réaction. Et contrairement à ce matin, je n'allais pas être doux et taquin. Je n'en aurai sûrement pas l'occasion.

© MUSCLOR.
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PETITES CHOSES A SAVOIR: Catholique pratiquante quand ses traditions reprennent le dessus ✻ pense constamment à sa famille qui lui manque énormément ✻ couve une haine dévorante contre a peu près tout le monde ✻ déteste le monde et ses promesses horribles ✻ ne crois personne et surtout pas elle-même ✻ espère secrètement retrouver son frère ✻ n'a jamais oublié son premier amour ✻ est toujours vierge mais le garde au fond d'elle même ✻ a une dépendance secrète ✻ a énormément de mal à se faire des amis ✻ est terriblement timide ✻ cache un caractère fougueux et sans pudeur
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Parchemin rédigé par Espérance Dilys, Jeu 28 Aoû - 18:28

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GRIGORI, PANDORA & ESPERANCE
Et alors que le soleil enflammait la journée, la jeune fille sourit. Elle était seule au monde, qu'elle plus belle sensation que celle de se sentir comme maître du monde et sans rien avoir à gérer.
L’avantage quand personne ne vous connaît, c’est que personne ne vous connaît. Dis comme ça, vous allez dire « oui c’est évident. »  Oui mais non en fait. Pandora et Grigori seraient tout bonnement incapables de dire si Espérance avait une quelconque cicatrice sur le corps, si elle savait se battre ou si encore, elle savait ce que signifiait le mot « art martial ». C’était essentiellement ça son avantage, pas sa magie non, bien trop aléatoire et fluctuante au grès de ses émotions, mais l’ignorance de son adversaire. Certes, Grigori avait un léger avantage par rapport à Pandora, ils avaient déjà échangés, s’étaient retrouvés seuls et s’étaient « apprivoisés » si l’on puit dire, bien que ce soit encore trop peu pour se permettre de connaître Espérance. Le seul capable de la défier au combat tout en sachant ses points faibles (bien sûr), serait Fabian mais là, ce serait trop risqué pour la sor’cière car tous comprendrait qu’il y avait un lien profond entre les deux êtres, ce qui pouvait susciter des questions. Ainsi, elle espérait mentalement ne jamais avoir à se retrouver dans une telle situation. Son jogging, prêt du corps lui semblait un poids vis-à-vis de la tenue des deux combattants, qui semblait bien plus adapté à l’entraînement, son débardeur, bien qu’également avantageux avait au moins l’avantage de cacher ses cicatrices, sauf peut-être celle sur son épaule, sa plus imposante. Enfin passons, tout ça pour dire qu’elle était prête et n’allait pas se laisser faire. Un rapide coup d’œil dans la direction de Pandora lui apprit clairement que cette dernière était exaspérée, sans doute excitée à l’idée de s’amuser et considérait sans doute Espérance plus comme un poids qu’autre chose. Bien bien, bien ça s’annonçait festif tout ça.

Alors que la jeune femme faisait quelques pas sur le tatami, ne proférant aucune excuse – et ne comptant pas en faire – Pandora fixa son attention sur le gardien, qui lui-même adressa la parole à la petite rubis. « Bien dormi Rubisienne ? Le réveil, pas trop brutal ? Enfin, tu as certainement dû te rendormir en cours de route, hm ? Tu as une marque d’oreiller sur la joue gauche. » Espérance se contenta d’un léger-demi sourire fugace comme réponse. Elle n’allait pas gaspiller sa salive à répliquer ou pire, à s’excuser. Qu’ils croient ce qu’ils veulent, elle l’avait déjà prouvé, ça ne changeait rien à sa vie. Au moins, elle était calme, sereine et avait les idées claires, chose qu’ils préféreront à sa haine glacial et à son feu malveillant. Le combattant enchaîna ensuite sur les règles, elle hocha la tête à chaque remarque, les trouvant pertinentes. Espérance ne put cependant refréner le splendide sourire qui lui vint à la mention de la morsure de Pandora, tiens tiens, Grigori faisait cet effet aux filles ? Elle le cacha rapidement derrière sa main et reprit son expression froide et distante dont elle était habituée. Surtout, ne pas montrer ses émotions et garder son calme. S’il avait bien une chose qu’elle avait du mal à faire, c’était de garder son calme, elle en était tout bonnement incapable. Et c’était de pire en pire depuis que sa main avait pris cette agréable lueur rouge. M’enfin, ils le comprendraient bien assez tôt. Bien qu’elle espérait, secrètement, qu’ils n’auraient jamais à s’en rendre compte, sachant pertinemment les ennuis qu’elle récolterait ainsi. « Fenwick, tu dois protéger Espérance. Mon but est de l’attraper, la tuer et m’enfuir. Etant donné qu’Espé ne se laissera pas faire, je devrai également l’attaquer. Tu penses pouvoir être capable d’encaisser, ou tu veux une tenue d’escrime pour te protéger ? Parce que je ne retiendrai pas mes coups. » Espérance prit le temps de « réfléchir » à la question, bien qu’elle avait sa réponse toute faite. Comme à son habitude – exaspérante nous le reconnaîtrons – elle attendit quelques secondes – ou minutes selon la patience de chacun – avant de répondre au mentor de la combattante. « Je n’aurai pas besoin de tenue d’escrime, merci quand même. » Oui la petite poupée de cire avait eu sept frères costauds qui lui avait appris la dure vie et une vie dans une ferme n’était pas une vie des plus faciles. Étonnement, elle savait se défendre. Moins bien qu’une personne surentraînée comme les combattants mais sans doute mieux que certaines sor’cières.
« Espérance, interdiction de brûler les bâtons. Tu n’utilises ta magie uniquement lorsque Pandora est hors d’usage et que tu te retrouves seule face à moi. Tu auras le droit de te prendre le bâton de Pandora – je te le déconseille si tu ne sais pas t’en servir. » Une légère bouffée d’agacement vint titiller les nerfs de la jeune femme. Elle devait attendre que la-dite combattante soit hors d’usage pour se battre ? Parce qu’elle n’était pas capable d’être un renfort, une aide pour la combattante ? Mais quelle règle stupide régissait que les combattants devaient faire quatre-vingt-dix pourcents du travail et considérer la sor’cière comme incapable de se défendre. Donc je ne peux pas être un soutien ? On ne peut pas attaquer à deux, tout en conservant un système de défense ? » La question était peut être stupide, mais Espérance ne la posait pas vraiment pour vérifier qu’elle avait compris, juste pour savoir s’ils la prenaient vraiment pour une petite nature. Et elle pensait déjà connaître la réponse mais elle fit comme si de rien n’était, attendant patiemment. Elle nota dans un coin de sa tête qu’une fois à terre elle ne devrait pas utiliser sa magie, chose qu’elle ne devrait pas oublier. « Peut donner des instructions à Espérance » ? Ah ben de mieux en mieux ! La jeune femme réprima un soupir exaspéré, contracta son poing et le détendit immédiatement. Surtout ne pas s’énerver. Espérance prenant les choses trop à cœur ? Non, non. C’est pire que ça.

La jeune femme fit quelques étirements, sachant que ça s’annonçait rude, sautilla sur place, vérifia que toutes ses articulations bougeaient correctement, hocha la tête envers Grigori pour lui faire comprendre qu’elle avait compris et attendit. Elle n’allait pas faciliter la tâche à Pandora, après tout, c’est elle qui devait apprendre à protéger quelqu’un qui ne voulait pas être protégé. Autant la mettre de suite dans l’ambiance.


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Parchemin rédigé par Pandora Fenwick, Ven 29 Aoû - 12:24
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On vous a jamais dit que le feu brûlait ?
Espérance Dilys & Grigori Shelgan & Pandora Fenwick



Pandora éprouva un certain soulagement quand Grigori usa de son sarcasme à l’égard de la Sor’cière. Bon, la réaction de cette dernière, qui ne pipa mot, la laissait plus perplexe, mais les remarques de son mentor n’étaient pas seulement dirigées contre elle. Bon, d’accord, idéalement, il aurait fallu un Combattant dans la salle pour vérifier s’il ne se montrait pas tout simplement sexiste.

En élève sérieuse, et désireuse plus que jamais de gagner, Pandora écouta attentivement les instructions ; elle se réjouit même en son for intérieur lorsqu’il la dénomma « Fenwick », plutôt que les surnoms exécrables. On en était pas encore au familier mais tellement employé « Fen’ », mais elle estimait qu’il y avait là du progrès.
Spécialiste du combat à mains nues avant tout, la jeune apprentie se méfia instantanément du choix d’armes. Bien qu’elle appréciât le maniement du bâton, qui faisait environ un mètre cinquante, elle donnait à son adversaire une portée plus conséquente. Et elle solliciterait aussi beaucoup plus son épaule qu’elle ne le désirerait. Pandora prit un air offusqué à la mention de la morsure non sans néanmoins prendre le temps d’admirer son œuvre. Elle sourit intérieurement en songeant qu’ainsi, son mentor ne l’oublierait pas. Quant à la réaction, aussi dissimulée fût-elle, d’Espérance, elle se contenta de l’ignorer. Peu importait la technique employée, Pandora s’était défendue de façon tout à fait honorable et, cette morsure avait sauvé une Sor’cière fictive. Il n’y avait vraiment pas de quoi se moquer !

Que la Sor’cière refusa la tenue de protection tira un sourire satisfait à Pandora. Soit cela voulait dire qu’elle était débrouillarde, soit qu’elle lui faisait confiance. Elle optait plutôt pour la première option et, rassurée, elle jeta à Espérance un regard entendu. Oui, plus que jamais, la Combattante en devenir voulait montrer à son instructeur sadique que deux femmes réunies allaient lui mener la vie dure. Rien ne lui plairait davantage qu’une écrasante victoire féminine après toutes les péripéties de la matinée. Ceci étant, elle n’était pas non plus sans ignorer qu’elle travaillait là avec une parfaite inconnue et qu’elles risquaient par conséquent de se gêner l’une l’autre. D’où sa question primordiale, précédemment, sur la stratégie, que Grigori avait éludé pour imposer ses règles farfelues.

Si la Sor’cière lui avait paru antipathique au premier abord, la remarque sur la défense lui parût plus que pertinente et Pandora s’empressa d’ajouter :

«  J’approuve Dilys. Quand bien même je ne compte pas être mise hors-jeu, je tiens à souligner qu’en situation réelle, la Sor’cière peut présenter un soutien et un atout indispensable. Vous avez peur de vous faire étaler par deux jeunes filles, peut-être ? »

Elle jouait la carte de la provocation – encore – dans l’espoir de parvenir à ses fins, mais elle ne se faisait pas trop d’idées sur la question. Elle ignorait encore quel genre de mentor Grigori avait décidé d’être, mais le qualificatif « intransigeant » collait que trop bien aux traits de son visage, bien moins enclins à la plaisanterie qu’auparavant. Quand Grigori répondit que seule la magie était proscrite – sauf dernier recours – et non la défense physique, Pandora eut un sourire enthousiaste. Bon, elle doutait des capacités de sa compagne d’infortune, mais appréciait l’opportunité à sa juste valeur.

Elle était aussi heureuse de constater la nature du don d’Espérance. Le feu l’avait toujours fascinée et, elle se demandait ce que cela pouvait faire, de le manipuler à sa guise, quel frisson grisant cela pouvait être, d’avoir un tel élément sous son contrôle. Tellement dévastateur, à portée de main tout en sachant qu’au moindre faux pas, tout pouvait dégénérer en un clin d’œil. Le parfait équilibre entre la puissance et la maîtrise de soi. Pourtant, l’admiration s’arrêtait là. Pandora était une Combattante, apprentie, certes, mais une Combattante. Selon elle, chacun devait prouver sa valeur comme elle-même avait dû le faire et, en conséquent, elle attendait de constater elle-même tant les pouvoirs que les capacités de la Sor’cière pour se faire une idée plus définitive.

Sur cette pensée et prête à en découdre, elle saisit son bâton et esquissa quelques mouvements fluides avec, testant son épaule, échauffant les rares muscles qui ne l’étaient pas. Jugeant sa prise trop grossière, elle s’excusa une minute, saisit des mitaines prévues à cet effet dans le sac qu’elle avait remonté avec elle et les enfila rapidement. Elle revint au pas de course sur le tatami, se plaçant entre Grigori et Espérance comme le devait la coutume, de façon légèrement décalée pour garder un œil plus facilement sur « sa » Sor’cière.

«  Pour ma part, je suis prête. »

Elle jeta un dernier regard à Espérance avant de plonger ses prunelles sombres dans celles de son instructeur. Bien plus calme que lors de leur dernier affrontement, bien plus déterminée aussi, elle soulignait ainsi combien elle valorisait la présence d’une vraie Sor’cière derrière elle.
FICHE PAR STILLNOTGINGER.
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PETITES CHOSES A SAVOIR: Sévère, strict et pointilleux quant à la scolarité des combattants et envers les sor'cières lorsqu'elles se mettent en danger. Taquin et blagueur avec les personnes qu'il souhaite mettre à l'aise. Surprotège la maison Saphir mais protège toutes les sor'cières en attendant sa Liaison.
LIENS: Il vaudrait mieux aller voir dans ma fiche de liens :p

Parchemin rédigé par A. Grigori Shelgan, Sam 30 Aoû - 16:09

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On vous a jamais dit que le feu brûlait ?

Je me suis réveillé ce matin, j'ai levé les bras, et CRAC ! J'ai plié les genoux, et CRAC ! J'ai tourné le cou, et CRAC ! Alors, j'en suis venu à la conclusion suivante : plus on est vieux plus on est craquant ! ☇ft PANDORA FENWICK & Espérance Dilys

Espérance ne voulait pas d'une quelconque protection. Au moins, c'était déjà ça de réglé, pas besoin d'aller cambrioler la salle d'escrime pour une carapace. Malheureusement, j'espérais pour la sor'cière qu'elle sût subir les coups sans problèmes, parce que je n'avais pas l'intention de retenir mes coups. D'accord, je n'allais pas la frapper à mort - ce n'était pas le but de l'exercice -, mais étant donné que j'avais deux adversaires face à moi, dont une sor'cière du feu qui ne devait pas très bien se contrôler, je n'allais pas être comme-ci avec l'une, et comme-ça avec l'autre. Je n'avais pas vraiment le temps, durant un échange de coups, de jouer ou d'être compatissant. De plus, Espérance pouvait très bien en tirer profit, ce sur quoi je ne comptais pas. Elle avait refusé une protection, c'était son choix.

Suite à mes instructions, la Rubisienne trouva à redire, et Pandora en profita pour ajouter son petit grain de sel. Intérieurement, je levai les yeux au ciel en soupirant, désespéré. La solidarité et la fierté féminine étaient vraiment des choses sur lesquelles les femmes appuyaient, et trouvaient toujours le moyen de faire passer les hommes pour des sexistes. Combien de fois devrais-je encore prouver aux femmes que je n'avais rien d'un macho ? J'étais combattant et, au risque de me répéter pour la millième fois au minimum, mon rôle était de protéger les sor'cières. Je ne pouvais pas faire autrement que de les garder en sécurité, qu'elles soient d'accord ou non, ce qui me faisait souvent passer pour un homme misogyne, ce que je n'étais absolument pas. Mon côté strict et protecteur avait tendance à se manifester à l'approche d'une femme, sor'cière ou combattante, et je ne pouvais rien y faire. Ce n'était en aucun cas de l'antipathie envers le sexe opposé, et malgré tous mes efforts, je n'avais pas l'air de me faire comprendre.


- Je n'ai pas dit que tu ne pouvais pas te battre, répondis-je à Espérance. Juste que tu ne devais pas utiliser ta magie tant que Pandora serait debout. Je ne te connais pas et je ne sais pas si tu sais utiliser correctement ta magie ; il vaut mieux que tu me blesses moi, un combattant aguerri, plutôt que Pandora, qui est encore apprentie et qui n'a pas besoin d'une blessure pour entacher sa scolarité. Si tu sais te battre, bas-toi. Ça ne rendra le combat que plus intéressant.


C'était loin d'être une critique. Je ne voulais pas qu'Espérance pût blesser Pandora par accident - ou par simple envie - alors que j'étais chargé de leur surveillance, à toutes les deux. De plus, je savais que la jeune combattante ne laisserait jamais un tel problème passer sans réparation, et je ne souhaitais pas que le combat, un exercice, devînt un chaos total. Je savais gérer n'importe quoi : une sor'cière qui en maltraitait une autre, un combat clandestin entre deux apprentis combattants, une sor'cière qui venait de se faire larguer, une crise de larme, même des sor'cières en chaleur ou ayant besoin d'une serviette hygiénique. Néanmoins, je n'avais jamais dû faire face à une sor'cière du feu contre une apprentie combattante, toutes les deux en colère telles les Furies de l'enfer. Je n'avais pas spécialement peur d'elles, le plus gros souci étant quelle réaction avoir. Parce qu'avec les sor'cières, je parlais, elles arrêtaient, avec les combattants, je frappais, ils arrêtaient. Peut-être un mélange des deux fonctionneraient, même si je doutais fortement que Espérance se laisse amadouer par des mots doux. Surtout si j'étais en train de coller une raclée à Pandora sous ses yeux.

Les filles étaient prêtes. Moi-même en place, je ne perdis pas une seconde et entrai directement dans le combat. J'avançai mon pied et ma main gauche d'une brusque rotation, donnant un coup sec dans le bâton de Pandora. Sans attendre, j'enchaînai plusieurs attaques similaires, alternant les positions dans un jeu de jambes rapide. D'un heurt de bâton circulaire, je forçai Pandora à sauter pour éviter d'être balayée, et elle dut reculer lorsque je lui assénai une forte tape sur son bras usuel. Je la suivis dans son déplacement, feintai un coup à droite tandis que du bout de mon bâton je le lui enfonçai dans son épaule douloureuse. Au même instant, je plaçai mon pied derrière elle et, d'une simple poussée, la fit tomber à la renverse. Pour être sûr qu'elle ne se relevât pas, je lui donnai un coup dans l'estomac et lui confisquai son bâton. Je le gardai précieusement en main tout en me tournant vers Espérance. Mettre à terre mon apprentie n'avait duré qu'une minute à peine, étant donné que j'avais misé sur la rapidité. Et la longévité d'Espérance n'allait pas être supérieure.

Un bâton dans chaque main, Espérance reçut une salve dans le cou et une autre dans les côtes. M'avançant jusqu'à n'être qu'à quelques centimètres, je fis pour recommencer mon attaque, sauf que cette fois-ci le bout de bois droit alla chercher l'arrière du genou de la sor'cière. D'une traction brutale, je lui retirai son appui, sans pour autant reprendre position. J'amenai le genou à moi, le bâton toujours en place, et fit tomber Espérance sur le tatami, lui bloquant la jambe. Lâchant le deuxième bâton qui ne me servait plus à rien, je repris le stick bien en mains. Si la jeune fille bougeait ou essayait de se retirer, je pouvais briser sa rotule d'un simple geste. Je lançai un regard à l'horloge. Une minute quarante-deux. Pas mal, mais peut mieux faire. Ce sera pour une prochaine fois. A présent, la rapidité ne serait plus une occasion car Pandora serait trop méfiante. Dommage.

Je relâchai Espérance et reculai de quelques pas. Mon apprentie ramassa son bâton et se remit en place tandis que la sor'cière se relevait. Je ne fis guère attention à leurs visages, le combat et les techniques utilisées m'important plus que leurs émotions, quand bien même elles les montreraient, ce qui était peu probable. Pour le moment, je n'avais guère le choix que d'attendre qu'elles crevassent l'abcès et se missent à travailler ensemble. Bon, d'un côté, je n'avais pas hâte d'être pris en sandwich par deux guerrières - parce que, quoi qu'on pût en dire, Espérance n'était pas une de ces petites frimousses coincées et terrifiées qu'on pouvait croiser à l'école -, mais d'un autre, l'exercice était pour les deux jeunes femmes de comprendre à bosser main dans la main avec une autre personne, même si haine il y avait entre deux, lorsque la situation l'exigeait. A ce moment, je devrai me battre bien plus fortement que d'habitude si je ne voulais pas perdre des bouts de peau.

Je repris position, mais le bâton uniquement dans ma main gauche, en arrière. Le bras droit en avant, j'amorçai un coup lorsque Pandora prit les devants. Je reçus une correction directement dans le torse, pas loin du sternum, ainsi que dans le bras. Je ne bougeai pas d'un pouce, subissant les attaques, quand mon apprentie frappa à l'épaule. Je lui attrapai le bâton, bloquai toute retraire possible et lui abattis le bout de bois sur son coude. Malgré tout, elle ne lâcha pas et me donna un coup de pied dans le torse, pile là où j'eus reçu le coup. Le souffle coupé, je pris un pas de recul, me mis en position de défense et me préparai à la suite. Pandora attaqua directement au visage, et je parai le coup en lui tapant durement le bâton. Je ressentis des secousses remonter dans le bras - ce qui devait d'ailleurs être le cas de mon apprentie - mais je n'y prêtai pas attention, tandis que j'esquivai un deuxième coup direct. Je lui fauchai les jambes, la faisant tomber, mais la combattante se releva d'un bond souple et se tourna vers moi. J'évaluai un instant la situation.

Chose qui me porta préjudice. Alors que j'estimais la distance qui me séparait d'Espérance, Pandora en profita pour me contourner d'un pas rapide. Je me plantai devant elle, refusant de la garder dans mon dos, mais le temps que je lui fisse face, elle trouva le moyen de percer ma garde et me meurtrit la gorge. Je relevai automatiquement ma défense, action que Pandora avait dû supposer à l'avance. Ainsi, le bas de mon torse était à découvert, et mon apprentie plongea dans la faille. Je reçus un coup dans le bas-ventre - heureusement que je n'avais pas envie de faire pipi parce que, sous la force de l'impact, une vessie saine et normale n'aurait pas tenu le choc -, dans le flanc et également dans le bras. Je répliquai par un futur bleu à son épaule - non blessée -, mais je n'eus guère le temps d'une réaction plus poussée que je me retrouvai au sol, une violente douleur dans le genou et le tibia.

C'était fini, terminé, je ne retiendrai plus jamais mes coups, avec personne, si en retour je me faisais massacrer de la sorte. Pandora voulait de l'action, elle allait en avoir.


Fenwick & Dilys 1 - 1 Shelgan

© MUSCLOR.
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PETITES CHOSES A SAVOIR: Catholique pratiquante quand ses traditions reprennent le dessus ✻ pense constamment à sa famille qui lui manque énormément ✻ couve une haine dévorante contre a peu près tout le monde ✻ déteste le monde et ses promesses horribles ✻ ne crois personne et surtout pas elle-même ✻ espère secrètement retrouver son frère ✻ n'a jamais oublié son premier amour ✻ est toujours vierge mais le garde au fond d'elle même ✻ a une dépendance secrète ✻ a énormément de mal à se faire des amis ✻ est terriblement timide ✻ cache un caractère fougueux et sans pudeur
LIENS:

Parchemin rédigé par Espérance Dilys, Dim 7 Sep - 13:32

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GRIGORI, PANDORA & ESPERANCE
Et alors que le soleil enflammait la journée, la jeune fille sourit. Elle était seule au monde, qu'elle plus belle sensation que celle de se sentir comme maître du monde et sans rien avoir à gérer.
Pandora était prête, Grigori aussi et elle l'était également. Elle était contente de savoir qu'elle était sur un pied d'égalité avec Pandora, c'était toujours mieux que rien, bien qu'elle aurait aimé ne pas avoir à être derrière elle. Espérance aimait être au premier rang pour frapper la première, on lui avait toujours appris à attaquer avant de se faire attaquer. Parce que la meilleure défense est l'attaque. Enfin, elle mit son égo de côté, sautilla sur place, fit claquer ses genoux, ses coudes et ses doigts. Echauffa une nouvelle fois ses articulations et attendit. Ce fut rapide, Pandora fut mise hors jeu en quelques secondes à peine, tout comme elle. Un coup dans le coup, un dans les côtes et pourtant elle ne pipa mot. Encaisser elle savait faire, rendre c'était plus difficile, surtout quand l'adversaire était plus grand, plus fort, plus vieux, plus entraîné et avouons le, plus sadique. Bon, ça s'annonçait rigolo. Les deux filles étaient à terre et le combattant avait gagné. Pour cette fois. Elle se releva, se remit en place, jeta un coup d'oeil à la combattante qui fit de même. Elle lui lança un regard entendu, espérant qu'elle comprendrait qu'il serait tant d'attaquer. Elle le fit, expédia au tapis le combattant et égalisa. Bon, c'était déjà ça.
Apparemment la petite n'était pas rouillée. Elle allait devoir faire ses preuves la Rubis, elle le savait. Un sourire sadique s'imposa furtivement sur son visage, oh oui, elle ferait ses preuves en tant et en heure et comme à son habitude, elle garderait le meilleur pour la fin.

Les trois combattants se remirent alors en place, prêts à en découdre. Grigori et Pandora semblaient impatients, prêts à se jeter l'un sur l'autre. Concentrés certes, mais excités par le combat. Étonnement, Espérance était la plus calme malgré son tempérament fougueux et lunatique. Surprenant. Ca n'allait sûrement pas durer, toutes les bonnes choses ont une fin après tout ! Le combat s'engagea une nouvelle fois. Pandora avançant de manière à avoir Grigori et Espérance dans son champ de vision, elle entoura plusieurs fois le combattant. Ce dernier, sur ses gardes évitaient de se retrouver en sandwich entre les deux jeunes filles. Espérance se mit alors à faire l'inverse de la combattante. Alors que cette dernière tournait autour du combattant dans un sens, la jeune sor'cière tourna autour du gardien dans le sens inverse, forçant ce dernier à être en mouvement constant pour pouvoir garder les deux jeunes femmes dans sa portée. Et en quelques secondes à peine, les coups fusèrent, Espérance se plaça immédiatement en arrière de Pandora, de manière à ne pas la gêner et la laissa expédier au tapis le combattant, pour s'y retrouver deux minutes plus tard, même pas. Elle envoya alors le bâton à Espérance, qui l'attrapa au vol. Espérance sauta alors sur l'occasion. Et ce fut littéralement le mot ! Elle sauta sur le combattant, l'enfourchant rapidement, lui refilant un coup de pied dans la mâchoire et un coup de bâton un peu n'importe où mais il frappa durement une partie de son anatomie sans qu'elle sache de quoi il s'agissait. Elle attrapa au vol le bâton du combattant, roula rapidement sur le côté et refila un coup de bâton au combattant dans les reins, d'une force inouïe pour son petit corps, voulant être sûr qu'il ne se releverait pas si vite. Elle était alors la dernière debout, deux bâtons dans les mains.

Fenwick et Dilys 2 - Shelgan 1.

Elle fit tourner entre ses doigts le bâton du combattant dans ses mains, le tendit vers le combattant et le laissa le reprendre, reculant directement de quelques pas. Elle lança au même moment le combattant de Pandora à cette dernière. Elle ne fit pas de remarques ni de sourire, étant désormais concentrée sur sa tâche. Elle n'aimait pas perdre mais elle avait en horreur qu'on lui rappelle ses fautes et ses erreurs, alors elle évitait de le faire aux gens, espérant qu'ils la laisseraient tranquille. Chose qui n'était pas toujours assurée et encore moins en présence de combattants.
Espérance était hors de portée, enfin c'est ce qu'elle pensait. Elle perdit de vue Pandora pendant deux petites secondes. Cela suffit. Grigori en profita, fit tomber à terre la jeune sor'cière, d'un fauchage de son genou et d'un bon coup dans le plexus, lui coupant la respiration pour deux petites minutes, il en profita pour sauter sur Pandora, qui sous l'assaut des coups, se retrouva à terre malgré une défense féroce et une mine renfrognée sur le visage. Ca s'annonçait serrée. La jeune combattante finit les deux fesses par terre, son bâton hors de portée, la main sur sa mâchoire, à côté d'une sor'cière suffoquant et serrant des poings compulsivement. C'est donc naturellement que le combattant prit le point, profitant du fait que les jeunes femmes n'avaient pas été assez rapides pour se remettre en place.

Fenwick et Dilys 2 - Shelgan 2.

Espérance se remit plus vite sur les pieds, gardant le combattant dans son champ visuel. Elle se rapprocha de Pandora, qui était bien sur ses deux pieds cette fois-ci. "Tu as une idée pour le prendre par surprise ?" Lui demanda-t-elle en chuchotant et sans la regarder, à quelques centimètres derrière elle, sur sa gauche. "Je garde ma magie pour la fin, mais si c'est nécessaire j'peux toujours l'envoyer valser contre le mur." Elle reprit sons souffle et enchaîna rapidement, voyant le combattant arriver. "Fais moi signe quand tu veux que j'lui mette le feu au cul." Et elle se remit en position, voulant qu'une chose prouver à ce grand gaillard qu'elle en avait autant dans le pantalon que lui. Et elle espérait vraiment pour lui qu'il soit à la hauteur, car si elle avait été un homme, elle aurait fait étalage de sa virilité avec grand plaisir. Et croyez-moi, elle aurait eu raison !

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