Points des maisons
FER : 144 points
EMERAUDE : 25 points
RUBIS : 53 points
CRISTAL : 125 points
SAPHIR : 95 points
ENSEIGNANTS : 95 points
PERSONNEL : 25 points
FANTÔMES : 0 points

Voter pour nous



SUJET PRD
SUJET BAZZART
Put all your fears back in the shade… 「Espérance」
RSS
RSS




Put all your fears back in the shade… 「Espérance」

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas
avatar
Voir le profil de l'utilisateur

Hiboux envoyés : 35
Lettre reçue le : 19/10/2014
Localisation : Certainement au Dojo, en train d'apprendre les rudiments de l'art du combat à mains nues à quelques Combattants... Ou bien au volant de sa Mustang pour une virée sur les routes Ecossaises.

DOSSIER SCOLAIRE
INVENTAIRE:
PETITES CHOSES A SAVOIR:
LIENS:

Parchemin rédigé par Serah L. Abelson, Mar 28 Oct - 9:26
Put all your fears back in the shade…
Espérance & Serah



[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]Serah soupira doucement, s’efforçant à garder cette neutralité qui devait la caractériser en cet instant. Elle n’avait su convaincre les fées de la laisser tranquillement accomplir sa surveillance du jour et quelques uns de ces petits êtres s’afféraient à tresser ses cheveux. Cruel échec pour une Combattante censée pouvoir mettre à terre n’importe quel ennemi. Aussi n’y prêtait-elle plus attention –même si elle sentait parfois de légers pics de douleur au crâne-, choisissant de se concentrer sur sa besogne au combien épuisante de ce début de soirée : veiller à ce que les sor’cières des différentes maisons ne s’étripent pas durant leur séance de baignade commune.

Ce n’était pas une tâche difficile –même s’il s’agissait de la première fois qu’elle l’accomplissait- ni même éreintante –comme elle se contentait de marcher le long des bassins pour faire figure de présence ou bien de rester là, adossée tranquillement contre un mur. A vrai dire, c’était même plutôt ennuyant, mais elle savait qu’elle était certainement la mieux placée et qualifiée pour le faire, étant la seule professeure Combattante. Cela faisait manifestement partie de ses attributions, aussi était-il de son devoir de veiller que tout se passait bien. Elle se concentrait donc sur les conversations qu’elle percevait par brides, chaque changement de ton ou d’atmosphère, la moindre petite étincelle de magie potentiellement dangereuse qui pourrait électriser l’air. Ce n’était pas passionnant, et elle souffrait de la chaleur moite dans son uniforme –trop loin étaient ces années passées en Afrique pour des missions humanitaires. Mais cela le mettait un peu mal à l’aise également. Etant donné son attirance pour les autres femmes, elle conservait cette impression désagréable de faire un peu de voyeurisme alors que ses intentions étaient des plus nobles. Et chasser ce sentiment dérangeant n’était pas des plus faciles…

Lorsqu’enfin les premières sor’cières quittèrent les bains après ce qui lui sembla une éternité, elle chassa gentiment ses coiffeuses attitrées en les remerciant et s’assura rigoureusement que chacune des ces demoiselles regagnait le dortoir qui était le sien. Bientôt, il ne resta plus qu’elle et les créatures qui s’occupaient avec tant de dévotion du confort des manieuses de magie. Serah songea qu’il était temps pour elle de mettre les voiles et également prendre une douche dans son petit appartement, au Pré-au-lard… Mais ces grands bains l’appelaient. Elle était présentement seule et ils s’offraient à elle, promesse d’un moment de détente particulièrement appréciable et salvateur –surtout pour ses muscles tiraillés par l’entrainement. Aussi céda-t-elle à la tentation. Elle intercepta un elfe qui passait, les bras chargés de lotions en tout genre, et lui demanda gentiment d’aller lui chercher quelques affaires de rechange. Puis elle souffla aux quelques créatures qui restaient de la laisser seule –elle ne désirait pas particulièrement exposer ses cicatrices et traces de brûlure à leur vue.

Une fois la pièce vidée de toute présence, elle quitta ses vêtements avec bonheur, les pliant soigneusement pour les laisser en équilibre sur ses bottes. Elle posa ensuite avec délicatesse et attention les plaques militaires qu’elle portrait autour du cou –celles de ceux tombés dans des contrées trop lointaines- avant de retirer le bracelet qu’elle portait depuis ses quinze ans et qui ne l’avait jamais quittées, celui qui cachait son tatouage aux yeux de tous. A Bellarosa, elle n’avait plus besoin de le porter mais il s’agissait d’un réflexe pur et simple. Finalement, elle se dirigea vers le bord du bain le plus proche. A l’instant même où son pied effleura la surface brûlante, elle sentit une véritable décharge de plaisir secouer son corps entier. Un soupire de plaisir pur lui échappa et elle glissa sans plus attendre son corps nu dans l’eau. L’effet relaxant fut presque immédiat, alors qu’elle rejetait sa tête en arrière pour caler l’arrière de son crâne contre le bord du bassin. L’eau lui arrivait jusqu’aux épaules, réchauffant agréablement tout son être, détendant ses muscles malmenés. Jamais elle n’avait autant profité d’un bain dans l’école et elle se jura de revenir, de tenter l’expérience à nouveau. Dans les précédentes années, elle avait dû écourter ce genre de moments si délectables pour pouvoir profiter d’un peu d’intimité une fois la plupart des Combattants partis. D’ailleurs, elle avait toujours choisi la partie du bain la plus embuée, où la vapeur était si opaque que personne n’aurait pu la transpercer du regard.

Rouvrant les yeux qu’elle avait inconsciemment fermé, elle apprécia du bout des doigts la tresse africaine que les fées lui avait faite avant qu’un léger craquement ne la fasse sursauter. Son sang se glaça et tout son corps se crispa, prêt à bondir alors que tous ses sens cherchaient le danger. Son regard se posa du ses vêtements propre et elle laissa échapper un soupir de soulagement en se moquant intérieurement d’elle-même. Franchement, quel ennemi parviendrait à passer les protections magiques inviolables de Bellarosa pour venir l’attaquer dans les bains ? Tout son corps se détendit alors qu’elle commençait à se mouvoir dans l’eau, décidant avec un brin de nostalgie de rejoindre l’endroit du bassin caché à son regard, malgré la vapeur qui commençait lentement à se dissiper. Certainement la magie des elfes qui s’estompaient en leur absence…

Mais elle se figea net en distinguant une silhouette dans la brume. A nouveau tous les sens en alerte, elle fronça les sourcils en s’approchant un peu plus, prudente. Finalement, après quelques secondes particulièrement intenses, qui lui parurent être trois minutes d’attente insoutenable, un visage jeune et féminin se dessina dans la buée et la surprise tétanisa un instant les muscles de la Combattante. Si elle s’attendait à croiser une sor’cière alors qu’elle pensait que toutes étaient dans leur dortoir ! Son corps se détendit à nouveau –à quel danger s’était-elle attendue, Merlin seul le savait, simple réflexe militaire dont elle ne parvenait guère à se débarrasser- et elle offrit un léger sourire à son interlocutrice, remarquant au passage que cette dernière semblait aussi surprise qu’elle –et également peut-être terriblement gênée ? Détendue, la blonde gagna le bord du bassin d’une légère impulsion sur le sol et s’y adossa, dévisageant finalement avec attention la sor’cière qui apparaissait de plus en plus clairement au fur et à mesure que la vapeur se dissipait.

« Je ne m’attendais pas à croiser encore quelqu’un à cette heure-ci, fit-elle observer avec légèreté. Pourquoi n’as-tu pas rejoint ton dortoir en même temps que les camarades ? »

Aucun reproche dans le ton de sa voix, même si Serah aurait préféré être seule. Elle ne désirait pas créer encore plus de malaise et pourtant, elle ne pouvait s’empêcher de remarquer les jolies courbes du visage de l’inconnue en face d’elle. Pourtant, son regard ne dériva pas un instant plus bas –elle savait se tenir et elle était face à une sor’cière, plus jeune qu’elle, une élève, qui a l’un de ses moindres faux pas, si elle se sentait menacée, pourrait perdre le contrôle de ses pouvoirs.
La Combattante quitta un instant des yeux son interlocutrice pour balayer la gigantesque pièce du regard et finalement poser son coude contre le rebord du bain et loger sa tête dans la main. La caresse brûlante de l’eau lui indiquait que son corps –et ses marques- restaient cachés aux regards, certitude qui la mettait à l’aise alors que son attention se portait à nouveau entièrement sur la sor’cière. Elle avait déjà croisé son visage quelque part, dans les couloirs certainement. En tous cas, elle ne l’avait pas vue ici-même avant l’instant présent.

« Comment t’appelles-tu ? » lui demanda-t-elle finalement.

La Combattante restait curieuse de savoir quel joli prénom et quelle maison se cachaient derrière ces prunelles sombres…


[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]

Revenir en haut Aller en bas
avatar
Voir le profil de l'utilisateur

Hiboux envoyés : 831
Lettre reçue le : 18/04/2014
Age : 22
Localisation : Quelque part dans le château

DOSSIER SCOLAIRE
INVENTAIRE: vide
PETITES CHOSES A SAVOIR: Catholique pratiquante quand ses traditions reprennent le dessus ✻ pense constamment à sa famille qui lui manque énormément ✻ couve une haine dévorante contre a peu près tout le monde ✻ déteste le monde et ses promesses horribles ✻ ne crois personne et surtout pas elle-même ✻ espère secrètement retrouver son frère ✻ n'a jamais oublié son premier amour ✻ est toujours vierge mais le garde au fond d'elle même ✻ a une dépendance secrète ✻ a énormément de mal à se faire des amis ✻ est terriblement timide ✻ cache un caractère fougueux et sans pudeur
LIENS:

Parchemin rédigé par Espérance Dilys, Sam 1 Nov - 21:11

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image] [Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]
SERAH & ESPERANCE
Et alors que le soleil enflammait la journée, la jeune fille sourit. Elle était seule au monde, qu'elle plus belle sensation que celle de se sentir comme maître du monde et sans rien avoir à gérer.
L’eau était l’élément dans lequel la jeune rubis était le plus à l’aise, malgré son tempérament de feu. Chose alors plutôt étonnante quand on sait dans quelle maison Turambar a décidé de la placer. Ainsi, quand l’heure des bains est arrivée, une envie folle de courir à toute allure dans l’eau démangeait son corps, mais étant trop pudique et trop bien élevée pour se laisser aller à de tels débordements, elle réfréna ses envies. A la place, elle a décida d’aller courir autour du parce avec son familier. Profitant des dernières lueurs du jour pour détendre ses muscles qui avaient bien besoin d’entraînement. Elle revint au château, fourbue, fatiguée mais ravie d’avoir été faire un tour. Qui plus est, elle s’est offert une petite course avec son familier et ils en sont les deux ravis. Bien qu’Aleksy l’ait largement laissé gagner. Elle se dirigea vers les bains quand presque toutes les sor’cières étaient de retour dans leur dortoirs, du moins la majorité. Elle se faufila au fond de la salle, se déshabillant très rapidement et glissant tout aussi vite dans le bain, dans le coin le plus embué de la salle. Elle ne voulait pas qu’on voit son corps nu, ni même ses cicatrices. S’il y a bien une chose qu’Espérance ne supporte pas chez elle, c’est son corps et c’est hors de question que quiconque puisse le voir. Ainsi, même Fabian ne l’a jamais vu nue.

Ses habits, en vrac à côté du bain, étaient sa dernière préoccupation, pourtant les elfes passant par-là prirent soin des les plier et de les mettre sur ses souliers, elle les remercia gentiment et entreprit de se détendre. Des fées vinrent défaire la longue natte qu’elle s’était faite, laissant tomber ses cheveux sur ses seins. Chose qu’elle appréciait terriblement car ils cachaient parfaitement sa poitrine, telle une sirène. Elle fit quelques brasses dans le bassin, profitant de l’eau délicieusement chaude et du fait qu’elle était seule. Ces moments de solitude où elle se faisait dorlotée étaient sans doute ses préférés à l’école. Profiter d’une salle de bain, toute seule était un luxe dont elle profitait allègrement, surtout quand on sait qu’elle a grandi avec six frères aînés, qui ne lui ont mené la vie dure pendant quelques années. Ainsi, profiter d’un bain dans la paix et la tranquillité était sans doute le plus grand luxe qu’elle n’avait jamais eu. Peu à peu, elle finit par se détendre complètement – chose qui n’arrivait que très rarement – se laissant totalement faire par les petites fées, profitant du moment. Dans l’air, on pouvait sentir un doux parfum de fleurs en tout genre, venant se marier allégrement avec l’ambiance magique du lieu, des elfes ramenèrent des lotions, dont elle prit plaisir à utiliser, profitant du moment pour se laver entièrement. C’était toujours agréable d’avoir un moment à soi, de détente et qui plus est dans un lieu aussi fantastique que les bains de l’école. Ils étaient grands, beaux et l’émerveillaient au plus haut point. Les bains avaient été taillés dans la roche même de l’école, créant une ambiance médiévale qui la subjuguait. Dans les murs, des petites trouées avaient été crées et des lanternes étaient disposées à espace régulier, dans la voûte du plafond, des globes lumineux flottaient et diffusaient une lumière douce, tamisée, éclairant pourtant suffisamment le lieu pour qu’on puisse aisément s’y repérer. Dans l’air, des chansons de temps anciens étaient murmurées par les créatures magiques veillant au bon déroulement des bains des demoiselles et c’était d’autant plus agréable qu’elles les chantaient dans leur langue. En clair, Espérance était totalement à l’aise, dans son élément et rien au monde n’aurait pu lui donner mauvaise humeur en cet instant. Et pourtant, l’école sait ô combien la demoiselle est lunatique.

Sans même s’en rendre compte, elle ferma doucement les yeux et s’endormit. Peu à peu, la salle se vidaient, les filles se pressant d’utiliser les escaliers ou les armoires à disparaître pour retourner dans leurs dortoirs. Ce fut finalement le silence environnant qui réveilla la jeune femme de Rubis. Elle savait – pour l’avoir fait à chaque fois qu’elle prenait son bain – que les créatures magiques allaient peu à peu s’en aller et avec elles, vapeur et buée magique disparaissaient petit à petit. Malgré tout, elle ne dégaina pas bouger de son petit coin douillet, sachant également qu’aucune autre élève ne traînait plus que nécessaire dans les bains et encore moins seule. Ainsi, il lui restait dix à vingt minutes avant que la vapeur environnante ne s’en aille totalement, c’était largement suffisant pour qu’elle puisse reprendre ses affaires, se rhabiller et s’en aller. Elle entendit au loin les elfes discuter avec une humaine, mais elle ne prêta guère attention à leur propos, pas plus qu’elle ne fit signe de bouger quand elle entendit quelqu’un rentrer dans l’eau d’un bain. Elle daigna tout de même entrouvrir ses paupières pour vérifier que personne ne venait dans sa direction, constatant que c’était le cas, elle continua à se prélasser. Quelques secondes plus tard, l’eau se mit à bouger tout autour d’elle, quelqu’un avait finalement rejoint son bassin. Paniquée, elle ouvrit les yeux, entreprit de se lever et de sortir en précipitation, mais elle savait alors que son corps – et pire, ses cicatrices – seraient exposées aux yeux de la personne présente dans les bains et que même, si elle arrivait à courir dans une armoire à disparaître, elle déboulerait nue dans le dortoir de sa maison, qui devait être en pleine effervescente. Elle se mordilla violemment la lèvre et s’en voulu d’avoir trop profité de son moment de détente. Elle allait, non seulement être face à quelqu’un d’autre, mais en plus, devoir faire semblant de prêter un quelconque intérêt à ladite personne. Elle se mordilla à nouveau la lèvre, désormais stressée, angoissée et surtout très gênée. Elle était quand même nue ! Jamais, même dans sa relation avec Fabian, elle ne s’était retrouvée dans une telle situation. Le rouge aux joues, elle se reprit néanmoins très vite quand la vapeur disparut totalement de la salle. En face d’elle se trouvait une jeune femme particulièrement jolie, qui lui rappela la douceur de sa Pologne natale. Refrénant les sentiments qui venaient à elle à la vue de la jeune femme, elle peignit sur son visage le masque froid et fermé qu’elle arborait avec à peu près tout le monde, avant de prêter plus attention à la personne qu’elle avait en face d’elle. Non seulement elle semblait plus vieille, mais elle ne lui disait rien, signifiant qu’elle ne faisait donc pas partie de sa maison. Un léger froncement de sourcil vint quand même courir sur son front, avant de s’estomper aussi rapidement qu’il était venu. Décidément, son visage lui disait quelque chose. « Je ne m’attendais pas à croiser encore quelqu’un à cette heure-ci. » Souligna la jolie inconnue. « Pourquoi n’as-tu pas rejoint ton dortoir en même temps que tes camarades ? » Espérance se demanda alors ce que ça pouvait bien lui faire, après tout ce n’était pas comme si la jeune femme en face d’elle était une de ses enseignantes. Un rapide coup d’œil aux mains de la jeune femme lui apprit qu’en effet elle n’était pas sor’cière, mais surtout que c’était une combattante. Espérance ne connaissait en tant qu’élève combattante que Pandora et Olympe, qui étaient les seules représentantes de la gente féminine dans les rangs des combattants. N’était-elle pas à jour au sujet des rumeurs de l’école ? Etrange. Elle n’en fit pour autant rien paraître et ne prit même pas la peine de répondre à la question de la jeune femme, elle avait ses raisons et personne d’autre qu’elle n’avait besoin de les savoir. Et si, par malheur s’était une enseignante, tant pis elle n’était pas du genre à revenir sur ses décisions. Quelques secondes s’égrenèrent avant que la jeune femme en face d’elle ne décide alors de lui demander son prénom. Soit, ça encore ce n’était pas une question trop personnelle. Elle décida donc de lui répondre, notant au passage que toutes ses cicatrices étaient cachées dans l’eau du bain. Sauf bien évidemment celle sur son épaule, l’une de ses cicatrices les plus impressionnantes mais étant dans son dos, l’inconnue ne pouvait la discerner. Légèrement rassurée par cet état des lieux, elle se sentit plus en confiance. « Je m’appelle Espérance. Et toi ? » Ne se préoccupant pas des formules d’usage qui aurait voulu qu’elle la vouvoye, la jeune femme partit du principe qu’une enseignante n’aurait pas partagé son bain avec des étudiantes, ainsi elle se demandait si ce n’était pas une dernière année de troisième cycle, ou alors une très jeune enseignante bien que cette option lui paraisse plus insensé. « Je suis de Rubis. » dit-elle en passant sa rose dans ses cheveux, profitant de l’occasion pour dégager de son visage deux longues mèches et de remettre correctement sa croix autour de son coup. « Et toi ? Combattante à ce que je vois. » Lui dit-elle en soulignant d’un signe de tête son tatouage. « Pas trop difficile la vie qu'avec des mecs ? » La jeune femme, étonnement était à l’aise avec la jeune inconnue qui lui plaisait – bien trop – pour qu’elle puisse être aussi froide et glaciale qu’à son habitude. Elle mit également son attitude sur le bain dont elle profitait encore et qui l’avait plus que reposée, elle était parfaitement détendue, chose très rare et très appréciable.

code by Silver Lungs
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Voir le profil de l'utilisateur

Hiboux envoyés : 35
Lettre reçue le : 19/10/2014
Localisation : Certainement au Dojo, en train d'apprendre les rudiments de l'art du combat à mains nues à quelques Combattants... Ou bien au volant de sa Mustang pour une virée sur les routes Ecossaises.

DOSSIER SCOLAIRE
INVENTAIRE:
PETITES CHOSES A SAVOIR:
LIENS:

Parchemin rédigé par Serah L. Abelson, Sam 13 Déc - 14:54
Put all your fears back in the shade…
Espérance & Serah



[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]Serah ne s’offusqua pas un seul instant de ne pas avoir de réponse à sa question. C’était à vrai dire la première chose qui lui était venu à l’esprit pour entamer la conversation. Elle aurait tout simplement pu s’excuser et faire demi-tour, regagner son petit coin tranquille de l’autre côté des bains et rester là pour une bonne heure de pure détente. Mais la Combattante était d’une nature plutôt curieuse. Elle savait chaque sor’cière différente, et la magie avait toujours éveillé sa curiosité. Cependant, c’était la réaction de son interlocutrice à sa vue qui la poussa à rester. D’abord gênée, cette dernière s’était soudainement recomposé un visage beaucoup plus neutre, comme un masque derrière lequel elle pouvait cacher son trouble.
Et définitivement, cela avait capté l’attention de la blonde.

Il serait mentir que de dire que le fait qu'elle trouve son interlocutrice muette jolie n'avait pas un peu motivé sa décision. Serah ne s'arrêtait pas au physique des gens mais pour autant, elle ne restait jamais indifférente à un visage qu'elle trouvait charmant. Une part d'elle lui rappelait sournoisement que l'objet de son attention était une élève, mais surtout une sor'cière, ce qui la rendait totalement intouchable. Mais après tout, elle ne faisait qu'apprécier du regard, n'est-ce pas ? Elle ne nourrissait aucune mauvaise ou indécente intention envers la jeune femme qui lui faisait face. Les règles de la décence auraient peut-être exigé d'elle qu'elle se montre bien plus retenue ou qu'elle se détourne... Car à vrai dire, la situation n'avait rien de très conventionnel. Aucune protocole n'exigeait une certaine attitude à adopter si une Combattante venait à rencontrer une sor'cière dans un bain.
Et finalement, Serah n'avait jamais fait selon les conventions. Elle suivait juste son instinct, se laissait guider par ses intuitions, attentive aux signaux que lui renvoyait l'attitude de la jolie inconnue. Elle lui semblait d'une nature pudique -la gêne qu'elle avait lue dans son regard ne mentait pas- et la blonde ne pouvait la blâmer pour cela. Elle-même n'était pas particulièrement à l'aise avec son corps, et surtout avec les cicatrices qui le marquaient, qu'elle mettait un point d'honneur à cacher à la vue de tous. Cependant, il restait cette brûlure à la forme étrange sur son poignet, vestige de son temps en tant que pompier volontaire et que malgré tous ses soins, elle ne pouvait réellement dissimuler. Son tatouage restait intact dessus, certainement grâce à la magie qui l'habitait...
Et pourtant, elle ne battit pas en retraite, parce qu'elle savait que l'eau en cachait assez, tout comme elle masquait à sa vue le corps nu de l'inconnue, ce qui aidait à la mettre totalement à l'aise et lui rendait la pleine possession de ses moyens. Elle ne quittait pas le visage de son interlocutrice des yeux, osant enfin lui demander son prénom. Peut-être lui serait-il familier. Peut-être avait-elle déjà entendu parler d'elle au travers des discours d'autres professeurs ? C'était tout à fait probable. Mais Serah était du genre à aborder les gens sans a priori. Elle ne voulait connaitre de la jeune femme que ce qu'elle voudrait bien lui révéler, à travers ses mots, ses gestes et ses regards...

Espérance. Un léger sourire fleurit sur les lèvres de la Combattante. Ça sonnait Français, bien qu'elle ne puisse en deviner l'éventuelle signification. Mais l'accent léger qu'elle percevait dans sa voix ne correspondait pas. Aussi arrêta-t-elle d'aller de suppositions en supposition, offrant un sourire sincère et chaleureux à son interlocutrice.

"Serah." lui répondit-elle avec simplicité.

Un court instant, elle avait été tentée de lui répondre "Lizzy". Parce que ça faisait beaucoup moins officiel et que manifestement, Espérance n'avait pas deviné son statut de professeur. Après tout, ce n'était pas inscrit sur son visage et beaucoup avant elle l'avait prise pour une élève. Ça la faisait plus sourire qu'autre chose. Quelques mois plus tôt, elle était en effet à la place des combattants auxquels elle enseignait le combat à mains nues aujourd’hui... Alors oui, dans le contexte présent, n'être que Lizzy pour Espérance semblait être naturel. Ceux qui la connaissaient bien ne l'appelaient qu'ainsi -quand bien même c'était à des kilomètres de son premier prénom- et à vrai dire, elle n'avait pas envie de cette barrière élève/professeur entre elles, pas alors qu'elle pouvait profiter d'un léger anonymat, même si sa bonne conscience l'avait poussée à se présenter ainsi, comme pour se rappeler que malgré tout, il persistait des barrières invisibles entre elles, des limites qu'il ne fallait pas franchir. C'était prendre le risque d'être découverte… Néanmoins, Serah savait qu'il y avait peu de chances que son interlocutrice connaisse tous les noms des professeurs des Combattants. Elle-même ne connaissait quasiment aucun des enseignants des sor'cières avant de faire partie du corps enseignant de Bellarosa. Peut-être était-ce une erreur de comparer leurs deux comportements mais finalement, elle finirait par le voir si l'autre l'avait "démasquée".
Au fond, c'était agréable de n'être rien d'autre qu'une Combattante lambda discutant avec une sor'cière, une femme échangeant avec une autre, sans tout le poids des conventions et des protocoles à appliquer. Quelque part, c'était jouer avec le feu, Serah en avait conscience, mais pour le moment, elle voulait juste se détendre en bonne compagnie, apprécier les traits de ce visage encore bien jeune sans que personne ne trouve rien à y redire, et tant pis si les règles se dressaient contre sa volonté. Elle ne retenait pas son interlocutrice ici, cette dernière était totalement libre de mettre fin à l'échange dés qu'elle le désirait. Mais Serah espérait qu'elle se laisserait tenter.
Après tout, ce n'était qu'une discussion sans conséquences...

La Combattante sourit un peu plus lorsque Espérance lui avoua être de Rubis. Le regard de la blonde se fit plus intense, intéressé. Bien que non promise, Serah avait une bonne connaissance des différentes maisons et des caractéristiques qui se retrouvaient chez leurs membres. Néanmoins, elle avait toujours évité de sauter trop vite aux conclusions en catégorisant les sor'cières. L'appartenance à une maison ou une autre n'en faisait pas de parfaits stéréotypes, même s'il fallait concevoir que certains traits de caractères se trouvaient être communs...
Au fond, qu'est-ce que cela révélait sur sa jeune interlocutrice ? Peut-être que son air embarrassé de tout à l'heure cachait un tempérament de feu. Peut-être que derrière son calme et son air détendu apparent -qui mettait Serah à l'aise également et la confortait dans son désir de rester- se dissimulait une personnalité flamboyante. Ou bien peut-être que Espérance masquait la timidité qu'elle avait cru percevoir derrière une expression plus confiante.
Au final, la jeune femme restait pour la Combattante toujours aussi délicieusement mystérieuse.

Serah ne commenta donc pas, et se garda de dire à quelle maison elle était affiliée. Son statut de Non Promise n'était pas des plus évidents -la châtain ne pouvait pas deviner l'absence d'un tatouage qu'elle ne pouvait voir. Et c'était d'autant plus appréciable. La blonde était fatiguée le lire le jugement inévitable dans les yeux de ses nouvelles connaissances lorsqu'elles venaient à le découvrir ou bien même le savaient déjà avant de l'avoir rencontrée. Les Combattantes ne courraient pas les rues et cette histoire avait fait trop de bruit, soulevé trop de réactions violentes à propos d’une décision qui ne concernait qu'elle et elle seule. Elle s'en était retrouvée éclaboussée, jugée, affublée d’une réputation injustement établie, alors que ses intentions restaient des plus nobles. Mais elle avait cessé de lutter pour que les autres comprennent. Qu'ils la jugent ou non, ils verraient bien vite qu'elle n'était pas caractérisée par cette simple absence de tatouage.

Serah observa les mouvements de son interlocutrice en silence, captant du regard le pendentif religieux, appréciant le fait qu'elle dégage son visage. Elle pouvait ainsi mieux la voir, et ce n'était pas pour lui déplaire. Elle hocha légèrement ma tête en clignant des paupières à l'affirmation d'Espérance. Le tatouage à son poignet était bien apparent. Peut-être qu'elle aurait eu plus de mal à deviner sa nature si elles s'étaient rencontrées en dehors des bains, car Serah portait toujours ce vieux bracelet qui cachait à la vue de tous l'encre indélébile sur sa peau. Pourtant, presque par réflexe, la blonde abandonna sa position en encerclant son poignet tatoué de ses doigts. Elle préféra s'adosser contre le bord du bassin pour relever ses genoux contre elle dans une attitude presque enfantine, posant finalement des mains nouées sur ces derniers, à la surface de l'eau brûlante. Puis son regard se dirigea à nouveau sur son interlocutrice, intense, curieux. Elle laissa échapper un rire sincère à l'évocation de sa vie parmi les Combattants. Finalement, elle n'avait que peu profité de cette vie dans une communauté entièrement masculine, comme elle n'avait presque connu que la compagnie de son mentor durant sa formation. Difficile de nouer des liens dans ces circonstances, alors qu'elle ne voyait ses "camarades" que lors cérémonies ou des bains, parfois pendant les repas ou lorsqu'elle participait exceptionnellement à des entrainements collectifs.

"Les bains sont certainement bien plus agréables ici, répondit-elle avec une pointe d'humour, un sourire amusé aux lèvres. C'est un quotidien qui manque un peu d'intimité, mais on s'y fait."

Quand on connaissait les bonnes techniques pour passer inaperçue.
Il fallait mieux prendre cela à la rigolade. Car derrière se cachait une réalité toute autre. Se faire une place dans un monde d'hommes, gagner un minimum de respect de la part de ses pairs. Au final, Serah était heureuse d'avoir été presque toujours aux côtés de son mentor au cours de ces dernières années. Elle faisait bien trop peu confiance aux hommes en général et elle se souvenait très bien de ses premiers mois dans l'armée, où elle n'avait que trop peu dormi à cause de cette peur déraisonnée qui se cachait au fond de son cœur. Elle avait appris à faire confiance -difficilement- mais cela mettait du temps à s'installer, là où il était tellement plus simple pour elle de s'ouvrir aux femmes...

"Mais ne vivre qu'avec des filles, ça ne doit pas être des plus amusants tous les jours non ? Lorsque la tension monte, on se révèle bien souvent plus difficile à vivre que les mecs, qui règlent ça d'un bon coup de poing puis oublient."

Les sor'cières s'apparentaient souvent à des bombes à retardement bien difficiles à désarmer avant qu'elles ne soient en pleine possession de leurs pouvoirs. Combien de fois les professeurs répétaient-ils aux Combattants que toutes sortes de relations physiques étaient prohibées avec des sor'cières qui n'avaient pas Choisi ? Serah savait que parmi ses protégés, certains avaient déjà succombé au charme d’une sor’cière. C’était triste de condamner une relation certainement basée sur un aussi puissant sentiment que l’amour et il était compliqué de leur faire comprendre la gravité des risques qu’ils encouraient, là où de nombreux jeunes moldus de leur âge avaient déjà passé cap de la première fois…

Le regard de la blonde se fit un peu acéré. Comment pouvait-on imaginer que le joli visage d’Espérance puisse cacher un véritable danger ? Elle se demanda un instant si son interlocutrice était déjà liée.

« Aucun risque qu’un Combattant lié ne vienne par ici ? lui demanda-t-elle avec un sourire amusé. Il ne faudrait pas que j’empiète sur les plates bandes d’un camarade… »

Son ton clairement amusé et détendu cachait une véritable interrogation. Simple curiosité ou non, Serah n’aurait su le dire. En fin de compte, ça ne changeait pas grand-chose. Qu'elle soit liée ou non, Espérance l'intriguait toujours autant et elle ne craignait en rien de faire face à un éventuel Lié un peu jaloux ou inquiet... Ce moment était hors du temps et elle n’aurait laissé personne briser la douce quiétude qui régnait, cette atmosphère légère entre elles. S’arrachant à la contemplation du visage de son interlocutrice, elle étendit un peu plus son corps dans l’eau avec un soupire de bien-être. Décidément, elle allait vraiment considérer la possibilité de revenir ici…

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]

Revenir en haut Aller en bas
avatar
Voir le profil de l'utilisateur

Hiboux envoyés : 831
Lettre reçue le : 18/04/2014
Age : 22
Localisation : Quelque part dans le château

DOSSIER SCOLAIRE
INVENTAIRE: vide
PETITES CHOSES A SAVOIR: Catholique pratiquante quand ses traditions reprennent le dessus ✻ pense constamment à sa famille qui lui manque énormément ✻ couve une haine dévorante contre a peu près tout le monde ✻ déteste le monde et ses promesses horribles ✻ ne crois personne et surtout pas elle-même ✻ espère secrètement retrouver son frère ✻ n'a jamais oublié son premier amour ✻ est toujours vierge mais le garde au fond d'elle même ✻ a une dépendance secrète ✻ a énormément de mal à se faire des amis ✻ est terriblement timide ✻ cache un caractère fougueux et sans pudeur
LIENS:

Parchemin rédigé par Espérance Dilys, Mer 14 Jan - 11:40

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image] [Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]
SERAH & ESPERANCE
Et alors que le soleil enflammait la journée, la jeune fille sourit. Elle était seule au monde, qu'elle plus belle sensation que celle de se sentir comme maître du monde et sans rien avoir à gérer.
Serah. Un joli prénom, dont elle devinait une origine peut être lointaine, elle n’en avait jamais entendu auparavant. Enfin, venant de Pologne les noms auxquels elle était habituée n’étaient clairement pas des plus courants. Pour autant elle ne questionna pas la jeune femme. Elle-même n’aimait que difficilement les questions et puis, étant méfiante de nature elle n’arriverai à croire que difficilement la jeune femme, quand bien même elle lui dirait la vérité. Un court instant un flash lui vint en mémoire, voyant la jeune femme déambuler dans l’école, ou s’entraîner dans le parc en compagnie des combattants, mais rien à faire, elle n’arrivait pas à remettre le visage de la jeune femme sur ce qu’elle savait d’elle par les bruits de couloir. Pourtant, elle savait, au fond d’elle-même qu’elle connaissait la jeune Serah. Elle ne savait pas de où ni comment, mais elle l’a connaissait, elle en était certaine. Elle ne lui posa quand même pas la question qui lui brûlait la langue, celle de savoir si elle se connaissait. Déjà parce qu’Espérance voyait en cette question une connotation qui ne lui plaisait guère et surtout parce qu’elle ne voulait pas laisser penser quoi que ce soit à son interlocutrice. Les rumeurs allaient bien trop vite dans l’école pour qu’elle ne prenne pas le moindre risque. Surtout quand elle se retrouvait bien trop souvent au cœur de celles-ci.

Elle vit le regard de la jeune femme devenir plus intéressé à la mention de sa maison, mais ne fit aucun commentaire. Espérance était habituée à ces réactions. Le feu intéressait toujours et particulièrement la réputation de sa maison, qui n’était pas vraiment connue pour être la plus calme. Elle savait ainsi très bien ce à quoi les gens pensaient quand ils la rencontraient et tous, sans exception, se trompaient lourdement sur son véritable caractère. S’il y a bien une chose qui marque chez elle, c’est son caractère qui peut paraître à l’opposé de celui de sa maison. Bien qu’elle sache pertinemment que Turambar ne se trompe jamais et que sa maison est bien le reflet de sa véritable personnalité. Mais qu’importe, elle préférait l’anonymat et le mystère des non-dits, c’était toujours plus intéressant, plus excitant.

Sans même remarquer l’absence de mention de la maison à laquelle la jeune combattante devait être liée (comme tous les combattants ayant Promis), elle s’intéressa pourtant à la discussion qui s’établissait entre les deux jeunes femmes. Chose pour le moins surprenante quand on sait que la jeune Espérance n’a que très peu d’amis et n’apprécie que très difficilement les gens. Quand Espérance évoqua la vie que Serah avait dû avoir avec les combattants, cette dernière éclata d’un rire sincère, ce qui fit sourire Espérance. Elle aimait particulièrement le visage de son interlocutrice et quand il était occupé par un rire aussi musical, elle l’appréciait d’autant plus. Et alors qu’elle avait fait ces constats dans sa tête, elle s’en morigénât d’autant plus. Elle ne pouvait pas se permettre d’être ce genre de personne. Ces sentiments, qui lui parvenaient à la vue de la jeune femme était banni par l’église et ce n’était sans doute pas pour rien. Son trouble enfouis en elle, elle prêta plus attention aux dires de la jeune femme, essayant de ne pas remarquer les émotions, les sensations que ses propos ou que son visage provoquaient en elle. La jeune espérance ne put s’empêcher de sourire à la remarque teintée d’humour de son interlocutrice. « Je n’en doute pas une seule seconde. » Elle-même savait ce que c’était de vivre entouré d’hommes, bien qu’elle ne pense pas avoir vécu la même chose que la jeune femme en face d’elle. C’était une chose de vivre dans une famille masculine et une autre de devoir faire sa place dans un monde habitué aux hommes et n’enfermant pas en son sein de femmes. A la remarque de Serah sur le comportement féminin, Espérance n’empêcha pas le demi-sourire au coin de ses lèvres d’apparaître. « C’est sûr que parfois j’aimerais aussi pouvoir me contenter de toutes les frapper et d’oublier par la suite. Mais la magie ne nous laisse pas toujours le choix. » Elle soupira. « Autant se disputer avec des moldues est amusant, autant avec des sor’cières c’est un manque cruel d’instinct de survie » Et c’était peu dire. La dernière fois qu’elle s’était disputée, c’était avec Léopoldine. Et forte heureusement l’enseignante qui les supervisait avait eu suffisamment de pouvoir pour les calmer. Après seulement qu’elle ait fait voler dans la classe sa camarade. Chose qui ne la dérangeait pas forcément mais qui n’était pas vraiment ce qu’elle avait espéré. Enfin, après tout, personne ne venait à l’école pour envoyer – littéralement – valser ses camarades. Plus les jours passaient et plus Espérance était fascinée et terrorisée par son habitude à utiliser le mauvais côté de la magie. Un frisson glacial lui traversa l’échine, qu’elle repoussa au fond de ses pensées. Elle passait un bon moment, ce n’était ni le lieu, ni l’instant pour tout gâcher.

La remarque de la jeune femme sur son combattant déclencha la mémoire de la jeune femme. Voilà donc où elle avait entendu son nom, dans cette histoire de jeune combattante refusant la promesse. Son regard se teinta d’une lueur curieuse et intéressée. A ses yeux il fallait beaucoup de courage pour prendre une telle décision et pour la maintenir. Elle se doutait bien que la jeune femme n’avait pas fait un tel choix pour seulement se faire remarquer et son respect en était d’autant plus grand. Sa curiosité aussi, au passage. « Aucun souci. » Elle sourit. « Le seul risque que tu cours c’est de te faire agressée par une grosse panthère, elle grogne beaucoup mais elle a un bon fond. » Dans ses pensées, Aleksy qui veillait au grain grogna. Elle ne put s’empêcher de sourire. « Personne ne t’attends ? Je ne risque pas de m’exhiber devant un élève qui attend des cours particuliers ou une sor’cière voulant apprendre à se battre ? » Sans savoir vraiment pourquoi elle posait cette question et sans avoir eu le temps de la garder pour elle, Espérance se surprit à vouloir connaître la réponse. Elle avait envie de passer plus de temps avec cette jolie inconnue. Et surtout, elle voulait apprendre à la connaître. Chose qu’elle savait dangereuse et vraiment stupide quand on sait ce qu’elle a vécu avec la gente féminine. Enfin, elle est connue pour être aussi têtue qu’un âne, alors la raisonner semble difficile.
Constatant que l’eau se refroidissait, la jeune femme souleva sa Rose au-dessus de l’eau et en murmurant un doux sor’tilège réchauffa l’ambiance, faisant s’élever quelques volutes de fumées. Un léger soupir de plaisir s’échappa de ses lèvres. Décidément, elle était vraiment à l’aise.

code by Silver Lungs
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé



Parchemin rédigé par Contenu sponsorisé,
Revenir en haut Aller en bas

Put all your fears back in the shade… 「Espérance」

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut
Page 1 sur 1

Sujets similaires

-
» R.M.S TITANIC IS BACK!
» Flash-Back with Hitsu [PV: Zelles Hitsugaya]
» I can't wait to kiss the ground, wherever we touch back down. [PV Willy]
» Davy Back Fight !
» I'll never forget. Please, come back. ♦ Lou

 :: Les bains-