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ESPE + Tu connais peut être ma maison, mais tu ne me connais pas.
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ESPE + Tu connais peut être ma maison, mais tu ne me connais pas.

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Lettre reçue le : 18/04/2014
Age : 22
Localisation : Quelque part dans le château

DOSSIER SCOLAIRE
INVENTAIRE: vide
PETITES CHOSES A SAVOIR: Catholique pratiquante quand ses traditions reprennent le dessus ✻ pense constamment à sa famille qui lui manque énormément ✻ couve une haine dévorante contre a peu près tout le monde ✻ déteste le monde et ses promesses horribles ✻ ne crois personne et surtout pas elle-même ✻ espère secrètement retrouver son frère ✻ n'a jamais oublié son premier amour ✻ est toujours vierge mais le garde au fond d'elle même ✻ a une dépendance secrète ✻ a énormément de mal à se faire des amis ✻ est terriblement timide ✻ cache un caractère fougueux et sans pudeur
LIENS:

Parchemin rédigé par Espérance Dilys, Ven 4 Juil - 12:45




je découvre mon don
ET DANS LES TÉNÈBRES BRILLE UNE LUMIÈRE, UN ESPOIR..
ils ont dit que j'étais une sor'cière




Mes parents m'ont baptisés Espérance & j'ai eu la chance de porter leur nom, Dilys. Mais habituellement, on m'appelle plutôt Espe ou E. J'ai eu mes premières règles à l'âge de 14 ANS et maintenant j'en ai 17, enfin bientôt 18. Ce fameux jour j'ai découvert que je n'étais pas celle que je croyais, que je possédais un don, fabuleux mais tellement terrifiant. On m'a dit que j'étais une Sor'cière. Mais moi j'vous dit que je suis plutôt gentille, attentionnée, maligne, amusante, à l'écoute, patiente, franche, honnête mais aussi extrêmement timide, extrêmement méfiante, très réservée, discrète, parfois trop franche, pas douée dans les relations sentimentales, je peut devenir subitement fougueuse et colérique et je manque cruellement de confiance en moi.. J'suis juste humaine, rien de plus. Mon familier est une panthère noire, alias Aleksy (celui qui enseigne) et il paraît que je suis palimpseste. Oh, au fait, si vous croisez un Corbeau, du nom de Wzrost (me rappelant les croissants de ma mère) avec une tâche blanche sur la patte droite, c'est le mien, c'mon animal de compagnie.



J'VOUDRAI BRILLER COMME UNE ETOILE MAIS J'AI PEUR QU'ON ME
perde de vue si jamais le ciel se voile



Espérance n’est pas vraiment le genre de filles faciles à comprendre. Elle n’est pas non plus simple à vivre ou à séduire, elle est compliquée oui mais c’est encore trop peu. Dernière d’une famille de huit enfants, seule fille de la tribu, elle a du très très vite apprendre à se faire respecter,  à marquer son territoire et à ne pas avoir peur de s’imposer. Autant elle est très franche et très direct avec sa famille et ses proches, autant elle est extrêmement timide au premier abord. Etrange non ? Et pourtant s’il n’y avait que ça !

Née dans une famille catholique pratiquante, elle n’a jamais aimé ça. Vouer son existence à une personne qui se montre jamais ? Qui ne vous répond pas ? Stupide. Stupide et inutile. La jeune femme n’a jamais vraiment aimé qu’on lui dise ce qu’elle doit faire, elle a de gros problèmes avec l’autorité depuis toute petite et se fourre toujours dans des situations impensables, inimaginables et surtout catastrophiques. Bon vous me direz, quand vous avez sept frères pour vous montrer l’exemple, forcément ça fini par rentrer dans votre crâne. Espérance est une fille gentille, douce et téméraire mais extrêmement lunatique. Elle l’était déjà avant d’avoir ses règles et de devenir une sor’cière mais quand elle a changé de vie, c’est devenu une vraie catastrophe. En moins de deux secondes, elle peut passer de la joie à la colère, de la tristesse à la morosité ou de l’énervement à la joie subite. Un mot, une phrase, une expression et là voilà qui change d’humeur. C’est extrêmement difficile à vivre pour ses proches et elle et encore plus à gérer. Car bien évidemment, ne venez pas lui expliquer qu’elle est casse bonbons ou vous vous risqueriez de finir complètement cassé, zigouillé, traumatisé.

Espérance a une gueule d’ange, qu’on se le dise mais ne vous y fiez pas. Elle est autant capable d’être douce et gentille que méchante et hypocrite. Perdue dans ses sentiments depuis qu’elle sort avec son frère et dans son identité depuis qu’elle s’est rendue compte qu’il y avait une vie en dehors de la religion, la jeune femme est complètement à côté de la plaque en ce qui concerne se personnalité et son identité. Elle ne sait plus du tout où elle en est. C’est pour dire combien c’est grave ! Ça explique donc bien des choses quand elle s’énerve, pète un câble ou devient juste vraiment insupportable. C’est pourtant une gentille fille de nature, mais on ne sait pas trop pourquoi, elle est capable d’être la pire garce du monde quand l’envie lui prend.
C’est par contre une véritable amie. Fidèle et loyale, honnête et franche, elle n’a pas pour habitude de laisser tomber les personnes qui comptent à ses yeux ou qui comptent sur elle. S’il y a bien une chose qui reste toujours stable chez Espérance, c’est son cercle d’amis. Très timide, elle ne se fait pas beaucoup d’amis mais le peut qu’elle possède, elle ne les perd pas. Jamais.

C’est une jeune femme qui cache une énorme part d’ombres et de culot. Cachée sous une timidité à faire rougir un mur, elle cache une personnalité exposante, pleine de vie, combattive et qui ne se laisse certainement pas faire. Elle est du genre à agir avant de réfléchir, sans même penser aux conséquences et à essayer – tant bien que mal – de réparer les pots cassés, souvent trop tard. Elle aime beaucoup se mêler des affaires des autres, aider sans s’apercevoir que des fois elle est de trop. C’est une jeune femme aimante et douce quand elle a un but à tenir, elle veut aider mais n’y prends pas forcément goût. Aide-t-elle parce qu’on lui a appris qu’elle était obligée de le faire ou par réelle volonté ? Elle-même est incapable de répondre à cette question.




j'suis derrière l'écran


YOPLA ; moi c'est ODAYA OCHAVEN. ou Flower_* ou tout simplement Floriane ; j'ai 19 printemps & un cerveau ramoli en plus. J'ai aussi un petit avis sur le forum, ouais c'est sûr ! Il est top, il est beau, il est géant, il l'est le plus mieux de tout les temps !, & attention, j'ai même UNE SUGGESTION ! Eh non, en fait, non. En fait j'suis la fondatrice de ce petit bijou  :gihiii: . J'le connaissais DE LA, ENFIN JE CROIS.. TÊTE DE ZOB J'VIENS DE TE DIRE QUE C'MOI QUI L'AI FAIT !. Oh et puis j'vous aime fort, la preuve j'ai fait l'élève sage j'ai lut le règlement, code validé par moi-même  :ehouai: ♥️


(c) MEI SUR APPLE SPRING

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Parchemin rédigé par Espérance Dilys, Ven 4 Juil - 12:45




je découvre mon don
ET DANS LES TÉNÈBRES BRILLE UNE LUMIÈRE, UN ESPOIR..
ils ont dit que j'étais une sor'cière



Pologne – dans un petit village perdu.
Comme tous les dimanches matins, la famille Dilys se préparait pour aller à l’église. Et comme tous les dimanches, un calme religieux reposait sur la maisonnée entière. Pas un bruit, pas un cri, pas un adulte pour rappeler à l’ordre l’un des frères. Rien. Aucun bruit. Les enfants, âgés de dix à vingt-cinq ans, se comportaient pour une rare fois extrêmement bien. Pas de chamailleries, de bousculades, de disputes ou de bagarres. Le dimanche, jour réservé au seigneur, le calme et le respect était de mise. C’était également un jour béni pour les parents qui pouvaient enfin respirer et vivre tranquillement. Malheureusement, ça ne durait qu’un jour. La jeune Espérance, alors âgée de dix années, était habillée d’une robe blanche, avait deux nattes le long de son visage et se tenait parfaitement droite devant ses frères aînés, habillés soigneusement pour aller à la messe. La mère passa en revue la tenue de chacun de ses enfants, ne voulant pas avoir à les corriger en public et ne voulant certainement pas se faire humilier par la tenue de l’un d’eux. Elle hocha la tête et les voilà parti direction la messe.

Les jeunes enfants soupirèrent intérieurement pendant que les plus vieux souriaient de la situation, eux allaient bientôt quitter le nid pour faire leur propre vie et c’était donc réjouissant de savoir qu’ils n’allaient plus être contraints d’assister à la messe tous les dimanches. C’était une véritable aubaine à vrai dire.

Espérance, âgée de dix ans, était persuadée que c’était dans l’ordre des choses, que Dieu devait être fêté et aimé. Elle avait été élevée dans cette mentalité et son jeune âge l’empêchait encore de distinguer ce qu’elle croyait utile à ce que sa famille croyait nécessaire. Alors comme chaque dimanche, sautillant et tenant la main d’un de ses frères, elle partit à la messe, naïve et insouciante.

* * *

Espérance n'était pas encore définitivement sortie de la religion quand son frère aîné, Piotr, âgé d'une trentaine d'année décéda brutalement dans un accident de voiture, accompagné de sa femme. Ses proches la consolèrent, ses frères se soudèrent entre eux, ils étaient une famille et on abandonnait pas sa famille. Alors que la déchirure de son jeune cœur se faisait de plus en plus importante et que la tristesse lui grignotait l'âme, elle sortit définitivement du catholicisme. Comment croire en un Dieu qui rappelait à lui un jeune homme alors qu'il avait encore toute la vie devant lui ? Comment comprendre une telle décision alors que toute sa vie on lui avait répété qu'un homme bon et gentil veillait, du haut du ciel, sur elle ? Une colère froide prit place dans le cœur de la jeune fille, trop tôt, bien trop tôt pour qu'elle puisse l'oublier. Alors que ses frères trouvaient qu'elle encaissait bien la situation, qu'elle était plutôt en bon "état" suite à un tel drame, elle se forgea, loin des yeux de sa famille, un coeur de pierre qui plus jamais ne s'attacherait à quelqu'un. Pourquoi diable s'attacher à une personne quand celle-ci peut nous être arrachée à tout moment ? Espérance avait prit une décision et comme toutes ses décisions, elle ne reviendrait pas dessus. L'insouciance de sa jeunesse avait disparu.



Pologne – au bord d'un lac, loin de l’agitation du village perdu.
Assise au bord de l’eau, les pieds virevoltants à la surface du lac, Espérance était perdue dans les pensées. Tripotant d’une main distraite la croix qu’elle portait autour du cou mais qui depuis déjà deux ans ne représentait plus rien à ses yeux, elle n’entendit pas les bruits de pas se dirigeant vers elle. Comme à son habitude, vêtue d’une jupe et d’un haut léger, droite comme un i, elle ne faisait pas attention à son environnement. En fait, depuis la mort de Piotr, elle ne faisait plus attention à grand-chose.

La bande de jeunes qui arrivait connaissait bien Espérance, tellement bien qu’elle était devenue la fille à faire craquer, à embêter, à charmer ou qui servait de pari débile. Âgée à peine de douze ans, la jeune Espérance n’avait gardé aucune dose d’espoir pour la vie qui lui restait. Elle avait perdu son insouciance, son innocence à la vue d’un monde bien trop cruel pour qu’elle puisse un jour s’en remettre. Sa famille pensait qu’elle allait bien, mais qu’elle était juste devenue plus discrète, plus mature en grandissant. Il n’en était rien. Ainsi, les enfants de son âge la prenaient pour une vieille aigrie avant l’heure, incapable de rire, toujours distante et sérieuse, qui semblait accaparée par autre chose que par la vie qu’elle était en train de vivre. Et ils ne se trompaient pas vraiment, Espérance avait perdu la capacité à rire à l’instant où on avait annoncé la mort de son frère, elle se contentait maintenant d’un léger sourire en coin quand la vanne était excellente et ses yeux pétillaient quand elle avait un fou rire, mais ne vous attendez pas à plus. Elle ne connait pas le fou rire, l’éclat de rire instinctif d’une jeune fille, ni même l’ivresse de la joie. Elle ne le connaît pas, ne le connaîtra pas et ne désire pas le connaître. La seule chose qu’elle veut, rejoindre son frère qu’elle n’a pas eu le temps d’apprendre à connaître. Elle se souvient de ses yeux rieurs, de sa carrure de hockeyeur, de son rire et de sa manie d’ébouriffer ses cheveux quand il passait avec lui. Un pincement au cœur lui comprima la poitrine, lui coupa le souffle et au même instant elle reçut une grande claque dans le dos. Manquant d’air, elle n’en laissa pour autant rien paraître. Habituée à avoir des frères bagarreurs, il lui était  déjà arrivé pire que de manquer d’air. Elle se remit de ses émotions et comme à son habitude ne fit aucune remarque. La bande de jeunes s’installa autour d’elle. « Alors princesse, on rêvasse ? » Elle ne répondit pas, Alek n’était pas vraiment le genre de personne appréciable, il était plutôt casse-pieds, stupide, extrêmement machiste et incroyablement dénué de personnalité. Ennuyant à un point, il était juste capable de frapper fort aux endroits qui faisaient presque mal. Elle soupira intérieurement, ça promettait. Elle allait encore devoir lui rappeler qu’elle avait encore six frères, montés comme des hockeyeurs – enfin sauf un – et qui lui avaient appris toutes les astuces pour ne pas se faire marcher sur les pieds. Elle tourna lentement son visage à la rencontre du sien. « Qu'est-ce tu veux Alek ? Tu cherches encore à me prouver que tu es plus intelligent que moi ? Je te l'ai déjà dit, c'est perdu d'avance. » Elle soupire. De nature timide, elle n'avait pas vraiment l'habitude de s'emporter ou de mettre à leur place les gens, mais elle ne pouvait pas non plus accepter de se laisser marcher sur les pieds. Il ne fallait pas trop lui en demander. Et alors qu'elle se relevait, qu'elle époussetait sa jupe, ce dernier lui attrapa l'épaule. Alors qu'il levait son autre main, contracté en un point, elle fut plus vive. Elle prit la main sur son épaule, passa en-dessous, lui tordit le bras en arrière, frappa dans le creux de ses genoux et lui tira les cheveux en arrière. Sa tête à côté de la sienne, elle souffla d'une voix où la haine pouvait se ressentir. « Ne le refais plus jamais, ou j'avertis mes frères. Et je leur dis que tu m'as violé. » Tous savaient que si une seule personne touchait, menaçait ou manquait de respect à Espérance, cette personne finirait à la morgue, les deux pieds devant. Alors ils prenaient tous un malin plaisir à la tourner en dérision loin des yeux inquisiteurs de sa famille, quand elle faisait tout pour s'éloigner du monde, pour être seule et tranquille. C'était toujours à ce moment là que les ennuis débarquaient. Espérance lui tordit violemment le bras et tira plus fort sur ses cheveux, les gors bras d'Alek avançèrent dans sa direction. « Tu dis à tes chienchiens de reculer ou la prochaine fois que t'iras pisser tu t’essayeras sur la cuvette, comme une fille. » Il lui suffit d'un geste et les gros bras reculèrent, les poings serrés. Qui a dit qu'Espérance ne s'attirait jamais les ennuis ? Elle relacha le gros balourd de paysan qui lui servait de voisin et qui, selon la croyance populaire, deviendrait un jour son mari. Elle replaça ses cheveux, se tient droite, épousseta ses vêtements et prit un air des plus hautains. Dégage de mon chemin, minable. « J'ai pas que ça à faire de te rappeler où est ta place. » Elle s'en alla, élégante et ravissante, comme à son habitude. Bien qu'elle ne se trouve pas belle et qu'elle complexe énormément, elle prenait soin d'être toujours très bien habillée, à en faire pâlir les bourgeoises. Et dans son dos, alors qu'elle disparaissait au loin, elle n'entendit pas la remarque d'Alek. Se dernier, un sourire en coin, s'avança. « Elle est tellement belle quand elle s'énerve. Elle a beau dire, elle m'aime et un jour, oui, un jour je convaincrais son père d'accepter la proposition de mon père. Un jour elle sera ma femme, qu'elle le veuille ou non. C'est une femme, elle n'a rien à dire. » Eh oui, alors que la plupart des pays ont avorté les mariages arrangés, certains petits villages polonais, loin de toute civilisation pratiquait encore cette barbarie. Et comble d'ironie, la belle Espérance vivait dans l'un d'eux.


Pologne – Au bord d'un lac, au pied d'une petite cascade.
Son sourire, c’est juste la plus belle chose qu’elle n’a jamais vu. Il apparaît soudainement et furtivement sur son visage, pour l’éclairer d’une douce lumière. Fabian est magnifique quand il sourit. Il devrait le faire plus souvent, ce qu’elle ne cesse de lui répéter, encore et encore. Il devrait sourire, il est fait pour sourire. Il semble si préoccupé par ses pensées, si tournée vers sa religion qu’il en oublie le reste. Parfois tout n’est pas que convenance, que traditions, que règles, que bien ou mal, il y a d’autres choses, tellement d’autre chose mais il ne semble pas comprendre, il a tout oublié de l’ivresse de la jeunesse, de la folie des années jeunes. Il semble avoir vieillit, il semble avoir pris des années sans le voir, sans le remarquer. Il a pris un coup de vieux comme disent les français. Et pourtant, son petit cœur tressaute à chaque fois qu’elle le croise, à chaque fois qu’il sourit, qu’il est présent, qu’il la prend dans ses bras. Assis au bord de la rivière, loin des villageois, loin du peuple, loin de tout, elle profite de leur intimité, de leur amour. De leur amour interdit. Cette phrase lui serre le cœur, elle déteste y penser et pourtant c’est la triste vérité. Personne ne pourrait comprendre pourquoi ils s’aiment, personne n’accepterait qu’un frère et une sœur partage une relation sentimentale. Et pire, sexuelle. S’ils venaient à apprendre la nature de leurs rapports, ils finiraient pendus haut et court – enfin, si les traditions moyenâgeuses avaient encore lieu. Elle soupire. Il lui sourit, lui caresse la joue. « kocham cie. » Lui souffle-t-il à l’oreille. Elle ferme les yeux, laissant son cœur se gonfler comme un ballon de baudruche, sa respiration se saccader, le sang lui monter aux joues et les papillons s’envoler dans son bas-ventre. Elle l’aime aussi, tellement, tellement fort. Mais elle n’est pas comme lui, elle n’arrive pas à déballer ses sentiments, à les assumer, à les crier haut et fort. Elle n’est pas lâche non, elle n’arrive juste pas à les avouer, elle prouve ses sentiments au quotidien, mais c’est trop lui demander de les lui dire. Elle s’assoit à califourchon sur lui, l’embrasse passionnément et sourit, heureuse. Elle l’aime oui, de tout son cœur, de son corps, de tout son être. Il glisse la main dans ses cheveux, elle ferme les yeux, leurs lèvres se rencontrent et dans le feu de l’amour, leur ébat devient plus passionné, plus violent. Alors qu’il ramène son corps contre son torse, qu’elle lui ôte son t-shirt, ils oublient le présent, ils oublient tout et se laissent emporter, corps et âme dans leur amour interdit.


Pologne - une petite ferme.
Elle était belle, elle était douce, elle était gentille. Espérance tomba amoureuse d’elle au premier regard. Elle était magnifique, habillée d’une simple robe blanche, une rose dans les cheveux et un sourire qui illuminait son regard. Espérance, alors âgée de quatorze ans, tomba amoureuse d’une fille, pour la première fois. Son cœur sursauta, ses jambes flageolèrent, elle resta scotchée devant la jeune femme qui passait devant elle. Elle ne comprit pas. Que lui arrivait-elle ? Sa respiration s’accéléra, son cœur manqua un battement. Mais qu’est-ce que le Diable lui avait encore réservé ? Elle se mordit la lèvre inférieure – tic qu’elle avait depuis toute petite quand elle était angoissée, stressée ou inquiète. Elle voulait comprendre. La jeune Espérance, en quête d’identité, de savoir, suivit la jolie blonde qui lui conférait ses sentiments. Elles arrivèrent dans une ferme, loin de l’agitation du centre-ville – lors d’un jour de marché surtout – très charmante et totalement déserte. Espérance se retourna, cherchant du regard la jolie blonde qu’elle avait croisée, l’ayant perdue de vue. Cette dernière l’apostropha. « C’est moi que tu cherches ? » Elle était à quelques pas de le jeune brune, scotchée, Espérance ne savait que faire, que dire. Sa timidité avait repris le dessus. Une jolie couleur rouge tapissa ses pommettes, mal à l’aise, elle ne savait quoi faire. « Aller, soit pas timide, maintenant que t’es là, autant tout déballé. » La jeune fille, timide, sourit mais son expression redevint très vite neutre, peu encline à laisser transparaître ses sentiments. La jeune blonde, juste en face d’elle, s’assit sur une petite botte de foins, présente devant la ferme. « Tu sais, j’ai tout mon temps. » Dit-elle en remettant ses cheveux en place. Espérance ne pouvait pas la quitter des yeux. Ses yeux, d’un gris délavé, contrastait avec sa chevelure d’or, son teint, porcelaine, la rendait douce et gentille. Fine, grande, elle possédait de jolies formes, discrètes. Espérance la trouvait magnifique, elle ne cessait de lui jeter des petits regards, de la complimenter dans ses pensées. Elle voulait toucher sa joue, embrasser ses lèvres aux couleurs des framboises. Elle s’arrêta de penser. Que diable voulait-elle faire ? Son teint devint cendre, elle bégaya un faible « désolée », ramassa ses jupes et s’enfuit en courant.

Espérance déboula dans la petite ferme qu’était sa maison, telle une furie, un ouragan, courra dans sa chambre et claqua la porte derrière elle. Elle savait qu’elle avait très peu de temps avant que ses frères débarquent, inquiets. Elle fonça dans sa chambre, la traversa, ouvrit la grande armoire qu’elle avait et la fenêtre, s’engouffra dans l’armoire, en referma ses battants et s’accroupit tout au fond de cette dernière, derrière les longs manteaux d’hiver qui la cachait parfaitement. Elle ne voulait pas parler à ses frères ou se confier, ou expliquer ce qu’il se passait, elle voulait réfléchir, comprendre. Elle entendit la porte de sa chambre s’ouvrir, ses frères entrer. Elle retint sa respiration. Depuis ses dix ans, personne n’avait jamais trouvé sa cachette et elle voulait que ça reste comme ça. Ces derniers virent la fenêtre ouverte. « Oh merde, elle a encore sauté. Elle a dut se réfugier dans la forêt. » Ils soupirèrent. Ils l’avaient retrouvé tellement de fois dans la forêt, endormie au pied d’un arbre, en chien de fusil, seulement habillée d’une petite robe d’été. Elle allait dans la forêt pour fuir sa douleur, lors de la mort de son frère aîné. Elle pleurait des heures, jusqu’à s’effondrer de fatigue, elle ne mangeait plus et riait plus. Espérance n’était – depuis ce jour – plus que le fantôme d’elle-même. Elle passa ses bras autour de ses jambes, repliées contre elle. Diable qu’était-elle ? Un de ces montres, assoifés de luxure qui ne pouvaient se passer ni d’homme, ni de femme ? Etait-elle l’une de ses horreurs dont sa mère lui avait décrite ? Elle se demanda si aimer était une horreur. Elle voulait savoir ce qu’il y avait de mal. Car maintenant elle en était certaine, elle aimait une fille. En plus d’aimer un garçon. Cela faisait-il d’elle un monstre ?

Quelques jours plus tard, elle retourna dans la petite ferme, à l’orée du village. Elle voulait la revoir, elle voulait lui parler, faire sa connaissance, en savoir plus sur elle. Elle voulait savoir si elle ressentait la même chose, si elle était une de ces femmes qui n’aimaient pas les hommes. Avide de connaissance, et trop curieuse pour rester chez elle, Espérance alla la trouver. Cette dernière la fuya jusque dans les bois, où elle s’assit sur une souche et attendit que la jeune brune la retrouve. Elles se fixèrent un long moment, se détaillant mutuellement. Espérance sentit une douce chaleur l’envahir. Elle avait envie d’embrasser cette belle inconnue, de la serrer contre, de la voir sourire, de la découvrir. Elle se sentait toute chose, elle ne comprenait pas ce qui lui arrivait mais bon Dieu, elle aimait ça. Et elle s’en voulu, d’être tombée, une fois encore dans le pêché.
« Je m’appelle Ewa et toi ? » Espérance retint sa respiration. Sa voix était pareille aux chants des oiseaux, douce et gentille, joviale et forte. Elle ne l’aima que plus. « Es..Espérance. » Balbutia-t-elle. Un sourire charmant éclaira son doux visage. « Tu portes un nom français ? Pourquoi ? » Curieuse, et apparemment pas timide, Ewa était une vraie chimère qui fit chavirer le cœur de la jeune poupée de cire. « Mes parents aiment la France, alors ils m’ont donné un prénom français. » Elle lui sourit, timidement, hésitante et finalement arrêta son geste, n’aimant décidément pas ça. Droite, elle plongea son regard dans ses yeux, voulant en savoir plus que ce qu’elle laissait paraître. La douce Ewa la fixait aussi et sans s’en rendre compte, elle se leva pour se mettre face à Espe. Les deux, figées en face l’une de l’autre, semblaient perdues. Elles ne savaient pas qui se trouvait en face d’elles et pourtant, l’amour qui les tenait en était que plus fort. Ce fut Ewa, qui contre toute attente, rompit le charme pour mieux l’accentuer. Espe ne sut jamais ce qui lui passa par la tête ce jour-là, mais elle en profita pour découvrir ce qu’elle soupçonnait depuis sa rencontre. Ewa s’avança et l’embrassa. Timidement, du bout des lèvres. Espérance avait arrêté de respirer. Que devait-elle faire ? Mais alors qu’elle se posait la question, son corps répondit pour elle, attrapant la douce par les hanches et l’embrassant en retour. Et alors que c’était un baiser doux et chaleureux, il devint fougueux, violent et plein de sentiment. Les lèvres s’ouvraient se refermaient, les langues dansaient ensemble, Ewa  passa sa main dans les cheveux d’espérance, elles faisaient la même taille. Espe passa ses bras autour de la blonde, la collant contre elle. Cette dernière plaqua Espérance contre un mur et leur embrassade devint passionnée. Puis tout s’arrêta. Simplement. La jeune blonde recula, elles se fixèrent un long moment. « Alors tu es du mauvais côté toi aussi ? » Lui souffla la blonde, à quelques centimètres de sa bouche. Espérance ne put répondre, tellement elle était sous le choc. Plus loin, dans la ferme, une voix d’homme retentit. Ewa perdit son sourire et s’en alla, sans un mot, sans une phrase.

Quelques jours plus tard, elle apprit qu’Ewa était décédée. Un accident de fermier apparemment. Mais la rumeur courrait comme quoi son propre père avait découvert qu’elle avait « côtoyer le Diable en personne » et qu’elle ne ferait pas une bonne épouse, son corps était couvert de bleus, de cicatrices. Elle avait été retrouvée nue, en pleine forêt. Espérance savait pertinemment que ce n’était pas un accident. Son père l’avait tué. L’avait tué parce qu’elle n’aimait pas les hommes. Ce jour-là, Espérance enfonça en elle son amour pour Ewa et pour les femmes et se promit que jamais personne ne saurait qu’elle aime les deux sexes. Jamais.


France - dans un petit appartement, au dernier étage.
La lune éclairait faiblement la petite chambre d’Espérance. A travers la fenêtre, elle pouvait apercevoir les étoiles et cela faisait des heures qu’elle les contemplait, perdue dans ses souvenirs. Elle voulait revenir à l’époque où tout allait bien, ou la mort n’avait pas encore frappée son petit esprit innocent. Elle avait tout perdu. Tout. Sa naïveté, sa jeunesse, son innocence, sa volonté de rêver. Trop terre à terre, trop mature pour ses quinze ans, elle n’arrivait pas à s’ôter de la tête les images d’Ewa, morte, sans sépulture décente ni celle de son frère, après son accident, quand il avait fallu l’identifier et qu’elle avait été en douce à la morgue. Elle n’arrivait pas à se dire que c’était des choses qui arrivaient et qu’elle n’y pouvait rien. Une part d’elle culpabilisait, s’en voulait d’avoir été sur le chemin de ces deux êtres. Elle aurait voulu qu’ils soient encore en vie. Elle soupira. Elle avait perdu deux êtres qu’elle chérissait, heureusement, il lui restait Fabian. Son cœur se serra à la penser qu’elle pouvait le perdre. Elle refusait d’y penser. Personne ne saurait jamais, personne.
Une douleur sourde lui empli le ventre, elle suffoqua, elle avait tellement mal. Tel des coups de couteau qu’on enfonçait dans son ventre, encore et encore, sans jamais s’arrêter. Et lorsqu’enfin elle crut cela fini, elle eut l’impression qu’on lui tordait les boyaux. Elle aurait voulu mourir tellement elle souffrait. Elle ne pouvait plus bouger, respirer lui était difficile, les larmes lui vinrent aux yeux. Bon dieu que ça faisait mal. Sa main devint blanche opalescente, avec des reflets bleu, vert, rouge et blanc, elle ne comprenait pas, que lui arrivait-il encore ? Elle était en France depuis la mort d’Ewa maintenant, pour ses études, loin de sa famille et il fallait que ça lui arrive ? Maintenant ? Qu’allait-il encore lui arriver ? Elle pleura à chaude larme, elle avait tellement mal. Elle savait pourtant que ses règles arriveraient plus tard à cause de son anorexie, suite à la mort de son frère – qui avait duré presque jusqu’à ses quatorze ans – mais elle ne se doutait pas que ça ferait aussi mal. Elle essaya de sortir de son lit, elle y parvint bien que difficilement. Elle se dirigea vers la salle de bain, se fit couler un bain chaud et tout habillée plongea dedans, elle voulait juste que la douleur s’arrête. Oui que ça s’arrête.

Cela fait maintenant deux ans qu’elle est à Bellarosa, en tant qu’élève de la maison Rubis. Et personne encore n’a compris qu’elle était bien plus qu’une simple petite « coincée » comme il l’appelle. Mais ça l’amuse. Elle a grandi la petite Espérance et en grandissant elle a appris beaucoup de choses dont celles qui affirment qu’il ne faut pas croire tout ce que l’on voit. Mais les gens sont naïfs, ils pensent que l’image qu’on renvoi n’est pas volontaire, qu’on la renvoi sans s’en rendre compte, sans avoir d’impact sur elle, qu’ils sont naïfs. Espérance montre ce qu’elle veut montrer, les gens croient ce qu’elle veut qu’ils croient, rien d’autre. Mais ils ne le comprennent pas et ne s’en rendent pas compte. Sous son allure de petite poupée, prête à être ébréchée à tout instant, se cache un dragon au caractère incendiaire, prêt à défendre corps et âme les gens qu’elle aime, capable du pire comme du meilleur, au caractère fougueux, flamboyant. Femme chaleureuse, douce et téméraire, elle n’en est que plus dangereuse quand les flammes de sa colère scintillent dans ses yeux. Chez elle, tout est modération, jusqu’à l’action. Alors là, quand elle agit, aux abris messieurs, car si vous n’avez encore jamais subi de coup de foudre, sachez que quand elle frappe, elle fait mal et Espérance est telle la foudre, elle frappe rarement mais efficacement. Elle fait mal pour longtemps. Son caractère impétueux, ses sauts d’humeur sont nombreux et ça cache de terribles blessures, des cicatrices horribles et des plaies encore ouvertes. Sous son corps fin et délicat, se cache une âme en lambeaux qui essaye désespérément de se ressouder. Alors ne la bousculer pas, si vous ne voulez pas vous retrouvez au fond des toilettes des filles.

Ainsi, tout le monde a été surpris quand son familier l’a choisi, personne ne s’y attendait. Tout le monde avait d’ailleurs été surpris qu’elle ait un corbeau comme animal de compagnie, m’enfin, tout le monde se choque de tout est n’importe quoi de nos jours. C’était une belle journée d’hiver. Les flocons recouvraient la cour du château et alors qu’elle s’engouffrait sous les arcades des couloirs menant à l’intérieur, emmitouflée dans sa cape, une panthère noire attira toute l’attention des élèves. Elle était couchée dans la cour intérieure, sous la neige, couchée par terre, sans se rendre compte qu’elle n’était pas un animal des climats froids. Espérance fut subjuguée par sa beauté, transcendée de part en part. L’animal la fixait et dans ses pensées elle entendit, furtivement un « te voilà enfin. » Et alors qu’elle secouait sa tête, surprise et ne voulant pas y croire, les yeux de la panthère virèrent au bleu clair, signe des Familiers. Elle avait été choisie par un compagnon de vie, son âme était désormais partagée par un autre qu’elle-même. La panthère se releva, gracieusement, s’étira et à pas de loups, vint la rejoindre, se frotta contre ses jambes et ensemble rentèrent dans l’enceinte du château. A leur passage, tout le monde les regarda, un silence de plomb se fit. Comment une fille gentille, docile, douce, pouvait avoir un carnivore, un prédateur comme familier ? Personne ne comprenait. Et pourtant, Turambar lui, l’avait compris. Sous ses airs de peluche, elle couve un caractère imprévisible comme le feu, mais chaleureux et réconfortant, comme le feu, comme sa panthère, elle est Rubis, mais personne ne le sait, personne ne s’en rend compte et personne ne comprend. Certains murmurent que la statue se serait planté, mais ceux qui la connaissent – et ils se comptent sur le bout des doigts – savent qu’il n’y a pas eu d’erreur, mais seulement des abrutis qui se fient aux premières impressions. Le feu est docile, doux et se laisse apprivoiser, mais dites-moi, vous avez déjà mis la main dans un feu de bois sans en ressortir brûlé jusqu’à la moelle ?





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PETITES CHOSES A SAVOIR: Professeur d'armement.
LIENS: cf. fiche

Parchemin rédigé par D. Cináed Dawlish, Dim 6 Juil - 16:59

Punaise, ce perso  Dès la partie sur la religion, tu m'avais conquise   
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Localisation : Quelque part dans le château

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INVENTAIRE: vide
PETITES CHOSES A SAVOIR: Catholique pratiquante quand ses traditions reprennent le dessus ✻ pense constamment à sa famille qui lui manque énormément ✻ couve une haine dévorante contre a peu près tout le monde ✻ déteste le monde et ses promesses horribles ✻ ne crois personne et surtout pas elle-même ✻ espère secrètement retrouver son frère ✻ n'a jamais oublié son premier amour ✻ est toujours vierge mais le garde au fond d'elle même ✻ a une dépendance secrète ✻ a énormément de mal à se faire des amis ✻ est terriblement timide ✻ cache un caractère fougueux et sans pudeur
LIENS:

Parchemin rédigé par Espérance Dilys, Dim 6 Juil - 17:01
Trop chou  I love you :luv: tu vas aimer le reste alors sperman: 
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